lundi 11 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2100488 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FRÖLICH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 février 2021, la société Populus, représentée par Me Frölich, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler la décision par laquelle la communauté d'agglomération du Gard-Rhodanien a implicitement rejeté sa demande préalable indemnitaire notifiée le 7 décembre 2020 ;
2°) de condamner la communauté d'agglomération du Gard-Rhodanien à lui verser la somme, à parfaire, de 6 000 euros hors taxes au titre du manque à gagner et d'assortir cette indemnité des intérêts de droit à compter de la notification de sa demande préalable indemnitaire ;
3°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision par laquelle la communauté d'agglomération du Gard-Rhodanien a implicitement rejeté sa demande indemnitaire notifiée le 7 décembre 2020 ;
4°) de condamner la communauté d'agglomération du Gard-Rhodanien à lui verser la somme, à parfaire, de 900 euros hors taxes au titre des frais soumission et d'assortir cette indemnité des intérêts de droit à compter de la notification de sa demande préalable indemnitaire ;
5°) en tout état de cause, de prononcer la capitalisation des intérêts des sommes au terme de chaque année échue ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les dispositions de l'article L.2120-1 du code de la commande publique ont été méconnues dès lors qu'elle n'a pas respecter les règles inhérentes à la passation des marchés à procédure adaptée auxquelles la communauté a entendu se soumettre ;
- les dispositions des articles R. 2152-7 et R.2152-11 du code de la commande publique ont été méconnues dès lors que la communauté d'agglomération n'indique aucun critère de sélection des offres ;
- en l'absence des irrégularités précitées dans la procédure de passation, la communauté d'agglomération a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- elle a été privée d'une chance sérieuse de remporter le marché dès lors elle est fondée a sollicitée les sommes de 6 000 euros hors taxes au titre du manque à gagner ou à titre subsidiaire, de 900 euros hors taxes au titre des frais de soumission.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2021, la communauté d'agglomération du Gard-Rhodanien conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que l'offre de la SAS Populus étant irrégulière dès lors qu'elle n'a pas respecté les délais prescrits par le cahier des clauses particulières, elle n'avait aucune chance de remporter le marché et ne peut donc prétendre à l'indemnisation sollicitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 1' Donner acte des désistements () ".
2. Aux termes l'article R. 612-5-1 du code précité : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R.611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".
3. La société Populus a été invitée à confirmer expressément dans un délai d'un mois le maintien de ses conclusions, par courrier du 16 mai 2023, mis à disposition le jour même via l'application mentionnée à l'article R.414-6 du code de justice administrative. En dépit de ce courrier, qui l'informait que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désistée d'office, la société Populus n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans ce délai.
4. Par suite, la société Populus est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, en application de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Populus.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Populus et à la communauté d'agglomération du Gard-Rhodanien.
Fait à Nîmes, le 11 décembre 2023.
La présidente de la 2ème chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026