LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2100705

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2100705

vendredi 13 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2100705
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation3ème chambre
Avocat requérantBRET BREMENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er mars et 16 novembre 2021, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Laboratoire Pasquier, représentée par Me Ripert, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) de prononcer la décharge ou la réduction des impositions supplémentaires de cotisation foncière des entreprises qui lui ont été assignées au titre des années 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- en refusant de lui accorder une prolongation de délai pour présenter ses observations sur les rectifications, le service a méconnu le principe général de la défense et son obligation de loyauté ;

- le courrier qui lui a été adressé le 17 août 2018, pour l'inviter à présenter des observations, était insuffisamment motivé au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle ne s'estime pas en mesure de contrôler, contester ou accepter les impositions se rapportant à un immeuble, faisant l'objet d'un bail à construction ;

- dix-sept biens, regardés par le service comme des accessoires immobiliers taxables, doivent être exclus des bases d'imposition ;

- les cuves de la station d'épuration ont en partie été détruites en 2009 et la base d'imposition doit être réduite en conséquence ;

- le surplus de cet équipement doit être exclus de la base imposable en application du 11° de l'article 1382 du code général des impôts ;

- elle se prévaut de la doctrine administrative référencée BOI-IF-TFB-10-10-20 n° 40 selon laquelle les cuves et bassins servant à l'épuration de l'eau échappent à la taxe foncière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2021, le directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut à l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre l'imposition établie au titre de l'année 2019, au non-lieu à statuer à concurrence du dégrèvement prononcé en cours d'instance, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il soutient que :

- il a été prononce par une décision du 15 septembre 2021 un dégrèvement des cotisations en litige à concurrence du montant total de 58 300 euros en droits et intérêts de retard ;

- la demande établie au titre de l'année 2019 est irrecevable car elle n'est assortie d'aucun moyen ;

- aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Baccati,

- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,

- et les observations de Me Dos Santos, pour la SASU Laboratoire Pasquier.

Considérant ce qui suit :

1. La SASU Laboratoire Pasquier, qui exerce une activité de façonnage de produits de phytothérapie et compléments alimentaires, a été assujettie à des suppléments de cotisation foncière des entreprises au titre des années 2015, 2016, 2017 et 2018. Elle demande au tribunal d'en prononcer la décharge ou la réduction. Elle demande également la décharge ou la réduction de la même cotisation établie au titre de l'année 2019.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 15 septembre 2021, postérieure à l'introduction de la requête, le service a prononcé le dégrèvement des cotisations en litige pour le montant total, en droits et intérêts de retard, de 58 300 euros. Les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet.

Sur la recevabilité :

3. Aux termes de l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales : " () Le demandeur ne peut contester devant le tribunal administratif des impositions différentes de celles qu'il a visées dans sa réclamation à l'administration. Les vices de forme prévus aux a, b, et d de l'article R. 197-3 peuvent, lorsqu'ils ont motivé le rejet d'une réclamation par l'administration, être utilement couverts dans la demande adressée au tribunal administratif. () ". Selon l'article R. 197-3 du même livre : " Toute réclamation doit à peine d'irrecevabilité : () b) Contenir l'exposé sommaire des moyens et les conclusions de la partie ; () ".

4. Il résulte de l'instruction que la société requérante a visé dans sa réclamation du 31 mars 2020 les impositions établies au titre de l'année 2019. Contrairement à ce qui est soutenu en défense, les moyens contenus dans la demande adressée au tribunal sont de nature à contester ces impositions. La fin de non-recevoir opposée en défense doit donc être écartée.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

5. En premier lieu, lorsqu'une imposition est, telle la cotisation foncière des entreprises, assise sur la base d'éléments qui doivent être déclarés par le redevable, l'administration ne peut établir, à la charge de celui-ci, des droits excédant le montant de ceux qui résulteraient des éléments qu'il a déclarés qu'après l'avoir, conformément au principe général des droits de la défense, mis à même de présenter ses observations.

6. Il résulte de l'instruction que le service a informé la société requérante, par une lettre du 17 août 2018 reçue le 20 août 2018, qu'il envisageait un rehaussement des bases d'imposition à la cotisation foncière des entreprises. Cette lettre indiquait les années d'imposition concernées, les deux méthodes retenues, qui étaient celle applicables aux locaux commerciaux et celle applicable aux établissements industriels, ainsi qu'en annexes, le détail des bases correspondantes, en invitant la société à présenter ses observations dans le délai de 30 jours. Si la société fait valoir que ce courrier du 17 août 2018 se situait en période estivale, elle ne conteste pas qu'à cette date, elle avait achevé sa période de congés annuels. En outre, le service a pris en compte, en partie, les observations que la société a formulées le 20 septembre 2018. Enfin, les impositions ont été mises en recouvrement le 30 avril 2019, sans qu'il soit établi, ni même soutenu, que la société aurait vainement cherché à faire valoir d'autres observations préalablement à cette mise en recouvrement. Dans l'ensemble de ces conditions, la société requérante a disposé des éléments et du temps nécessaires pour présenter ses observations, alors même que l'administration lui a refusé une prolongation de délai. Elle n'est pas donc pas fondée à soutenir qu'elle a été privée cette garantie. L'administration n'a pas davantage méconnu son obligation de loyauté.

7. En second lieu, contrairement à ce qui est soutenu par la société requérante, aucune des dispositions invoquées des articles L. 211-2 à L. 211-6 du code des relations entre le public et l'administration n'imposait au service de motiver son courrier d'information du 17 août 2018, lequel comportait au demeurant, comme il a été dit, l'indication des deux méthodes retenues et le détail des bases prises en compte, mettant la contribuable à même de présenter utilement ses observations. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de ce courrier doit donc être écarté.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne l'application de la loi fiscale :

8. Il résulte de l'instruction que pour établir les impositions en litige, le service a évalué, distinctement, d'une part, des locaux donnés à bail par la société civile immobilière Algard au titre d'un bail à construction, et, d'autre part, des biens regardés comme relevant d'un établissement industriel.

S'agissant des locaux faisant l'objet d'un bail à construction :

9. Il résulte de l'instruction que l'administration a pris en compte dans les bases d'imposition des locaux, objet d'un bail à construction et ne figurant pas à l'actif de la société requérante, en appliquant la méthode particulière prévue par les dispositions combinées des articles article 1498 et 1500 du code général des impôts, qui n'est pas contestée. La société requérante s'est vu communiquer le détail des valeurs retenues, en application de ces dispositions dans leurs rédactions successivement applicables, d'abord par le courrier précédemment mentionné du 17 août 2018, puis par deux courriels des 6 et 10 septembre 2018, et enfin par une lettre du 3 octobre 2018. La société requérante ne conteste pas efficacement ces valeurs en se bornant à faire valoir en des termes généraux, sans articuler une critique précise, qu'elle ne s'estime pas en mesure de contrôler, contester ou accepter les impositions.

S'agissant des biens évalués selon la méthode comptable :

10. D'une part, l'article 1380 du code général des impôts dispose : " La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code ". Selon l'article 1381 du même code : " Sont également soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties : / 1° Les installations destinées à abriter des personnes ou des biens ou à stocker des produits ainsi que les ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions tels que, notamment, les cheminées d'usine, les réfrigérants atmosphériques, les formes de radoub, les ouvrages servant de support aux moyens matériels d'exploitation ; / 2° Les ouvrages d'art et les voies de communication () ". Selon l'article 1382 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable aux impositions en litige : " Sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties : / () / 11° Les outillages et autres installations et moyens matériels d'exploitation des établissements industriels à l'exclusion de ceux visés à l'article 1381 1° et 2° ". Aux termes du premier alinéa de l'article 1495 de ce code : " Chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d'après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l'évaluation ". Aux termes du II de l'article 324 B de l'annexe III au même code : " Pour l'appréciation de la consistance il est tenu compte de tous les travaux équipements ou éléments d'équipement existant au jour de l'évaluation ".

11. Pour apprécier, en application de l'article 1495 du code général des impôts et de l'article 324 B de son annexe III, la consistance des propriétés qui entrent, en vertu de ses articles 1380 et 1381, dans le champ de la taxe foncière sur les propriétés bâties, il est tenu compte, non seulement de tous les éléments d'assiette mentionnés par ces deux derniers articles mais également des biens faisant corps avec eux. Sont toutefois exonérés de cette taxe, en application du 11° de l'article 1382 du même code, ceux de ces biens qui font partie des outillages, autres installations et moyens matériels d'exploitation d'un établissement industriel, c'est-à-dire ceux de ces biens qui relèvent d'un établissement qualifié d'industriel au sens de l'article 1499, qui sont spécifiquement adaptés aux activités susceptibles d'être exercées dans un tel établissement et qui ne sont pas au nombre des éléments mentionnés aux 1° et 2° de l'article 1381.

12. D'autre part, aux termes de l'article 1467 A du code général des impôts : " () la période de référence retenue pour déterminer les bases de cotisation foncière des entreprises est l'avant-dernière année précédant celle de l'imposition ou le dernier exercice de douze mois clos au cours de cette même année lorsque cet exercice ne coïncide pas avec l'année civile. ".

Quant à la station d'épuration :

13. Il résulte de l'instruction et n'est pas contesté que le montant de 426 142 euros, retenu par le service pour asseoir les impositions litigieuses, tient déjà compte des destructions de cuves, d'une valeur de 109 894 euros, dont la société se prévaut.

14. Par ailleurs, en se bornant à faire valoir que le surplus correspond à des immobilisations à exonérer en application du 11° de l'article 1382 du code général des impôts, la société n'assortit pas son moyen des éléments, qu'elle est seule à même de détenir, de nature à établir que ces biens seraient spécifiquement adaptés.

Quant aux autres biens :

15. En premier lieu, la société fait valoir que l'administration a pris en compte dans l'établissement des bases d'impositions des biens inexistants car détruits. Celle-ci, qui a maintenu ces biens à son bilan, fait valoir que ceux référencés nos 266, 316, 318, 319, 322 et 359, correspondent à des aménagements de vestiaires et des toilettes détruits en 2013 pour être aménagés en bureaux. Toutefois, le constat d'huissier établi postérieurement, le 8 janvier 2020, est insuffisant pour l'établir. Il en va de même des immobilisations n° 283 et n° 286, portant sur une grille et un pivot d'entrée. Par ailleurs, si la société soutient que l'immobilisation n° 374 correspond à des sols en résine détruits à l'occasion de réfections en 2009 et en 2012, le constat d'huissier, faisant seulement état de sols en bon état, et les factures produites, faisant état de travaux sur des sols sans autre précision, ne permettent pas de l'établir.

16. En revanche, l'administration ne conteste pas que les immobilisations n° 290, consistant en une étanchéité de toiture, et n° 764, consistant en une dalle, ont été détruites en 2018. Cependant, cette circonstance, qui est postérieure à la période de référence, définie comme l'avant-dernière année précédant celle de l'imposition par les dispositions précitées de l'article 1467 A du code général des impôts, est ainsi dépourvue d'incidence sur les impositions en litige.

17. En deuxième lieu, la prise en compte de l'immobilisation n° 579 " Magasin 2 " n'est pas contestée dans sa partie consistant en des constructions, pour le montant de 815 046,67 euros, et le service a exclu des bases d'imposition des équipements d'un montant total de 117 102,76 euros. Les factures et l'état des immobilisations, produits par la société requérante, sont insuffisamment précis pour permettre au tribunal de considérer que le surplus ferait corps avec des éléments d'assiette mentionnés par les articles ses articles 1380 et 1381 du code général des impôts, ou qu'il serait spécialement adapté.

18. En troisième lieu, si la société fait valoir que l'immobilisation n° 575 correspond au plafond démontable d'une salle blanche, elle est contredite par le constat d'huissier, précédemment mentionné, qui se rapporte à des éléments de chauffage ou de ventilation.

19. En dernier lieu, la société fait valoir que les biens nos 344/348/350 " Panneaux salle blanche ", d'un montant de 83'845,53 euros, 21 " Magasin stockage ", d'un montant de 290'684,95 euros, 368/371 " Installations salle blanche ", d'un montant de 127'889,00 euros, 332 " Ventilation ", d'un montant de 10'003,00 euros, 576/577 " CAMFIL travaux salle blanche ", d'un montant de 7'162,11 euros, 587/588 " Néons enseigne ", d'un montant de 11'583,00 euros, et 733/735/747/751 " COCEFROID ", d'un montant de 47'130,00 euros, soit au total 578'297,59 euros, doivent être exclus des bases d'imposition au titre de l'année 2019 en application des principes rappelés aux points 10 et 11. L'administration a admis que ces biens satisfont aux conditions ainsi posées au titre des années immédiatement antérieures. Elle ne conteste pas sérieusement qu'ils satisfont aux mêmes conditions au titre de l'année 2019, ce qui n'est infirmé par aucune des pièces du dossier. Il y a donc lieu de faire droit sur ce point à la demande de la société Laboratoire Pasquier.

En ce qui concerne l'interprétation administrative de la loi fiscale :

20. La société requérante se prévaut de la doctrine fiscale BOI-IF-TFB-10-10-20 paragraphe 40 selon laquelle : " () Les installations appartenant à des entreprises privées sont passibles de la taxe. Cependant, sont exclus du champ d'application de la taxe foncière les installations assimilées à des outillages (CGI, art. 1382,11°). Il convient, dans ces conditions, de ne pas soumettre à la taxe les cuves et bassins servant à l'épuration de l'eau. La même solution est applicable à l'égard des entreprises industrielles qui traitent elles-mêmes leurs effluents. ".

21. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction, en l'absence de toute précision apportée par la société requérante, que le surplus des immobilisations mentionné au point 14 correspondrait à des cuves et bassins servant à l'épuration de l'eau.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la SASU Laboratoire Pasquier est seulement fondée à demander la réduction de la cotisation foncière des entreprises qui lui a été assignée au titre de l'année 2019, conformément aux motifs retenus au point 19 du présent jugement, pour le montant total de 578'297,59 euros.

Sur les frais liés au litige :

23. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros à verser à la société Pasquier au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1 er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête à concurrence du dégrèvement, d'un montant total de 58 300 euros en droits et intérêts de retard, prononcé le 15 septembre 2021.

Article 2 : La base d'imposition de la SASU Laboratoire Pasquier à la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019 est réduite à concurrence de l'exclusion des immobilisations mentionnées au point 19 du présent jugement, pour le montant total de 578'297,59 euros.

Article 3 : La SASU Laboratoire Pasquier est déchargée de la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019 à concurrence de la différence entre la cotisation qui lui a été assignée et celle qui résulte de l'article 2.

Article 4 : L'Etat versera à la SASU Pasquier une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de la SASU Pasquier est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle Laboratoire Pasquier et au directeur de contrôle fiscal Sud-Pyrénées.

Délibéré après l'audience du 29 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Peretti, président,

M. Parisien, premier conseiller,

M. Baccati, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 octobre 2023.

Le rapporteur,

J. BACCATI

,

Le président,

P. PERETTILe greffier,

D. BERTHOD

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions