mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2100899 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 19 mars 2021 et le 11 mai 2022, M. B C, représenté par la SCP BCEP Avocats, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 12 juin 2020 par laquelle le directeur du centre hospitalier Alès-Cévennes lui réclame la somme de 3 755,83 euros correspondant aux salaires perçus durant les périodes d'absence injustifiée du 17 mars au 3 mai 2020 et du 10 mai au 3 juin 2020 ;
2°) de condamner le centre hospitalier Alès-Cévennes à lui verser une indemnité totale de 9 310,83 euros ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier Alès-Cévennes la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- l'obligation de remboursement de la somme de 3 755,83 euros a été retirée ; quand bien même cette annulation serait provisoire comme le fait valoir le centre hospitalier, elle dure depuis près de deux ans ;
- la décision du 12 juin 2020 est illégale dès lors qu'elle se fonde uniquement sur l'âge de ses enfants et non sur l'état de santé de sa compagne ; l'âge et le nombre de ses enfants (12, 14 et 16 ans) justifie la présence d'un parent auprès d'eux et sa compagne n'est pas en capacité d'assumer cette charge ; au surplus, sa compagne étant " personne vulnérable ", il devait respecter une mesure de confinement ; le motif impérieux est donc avéré et il devait être placé en autorisation spéciale d'absence ;
- le centre hospitalier a commis une faute en le plaçant en absence injustifiée et en répondant de manière très tardive à ses demandes ; l'indemnisation du préjudice correspondant doit être évaluée à la somme de 3 755,83 euros ;
- le centre hospitalier a commis une faute en s'abstenant de procéder à son évaluation annuelle pour les années 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020 ; l'indemnisation du préjudice correspondant doit être évaluée à la somme de 5 555 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 avril 2022 et le 13 mai 2022, le centre hospitalier Alès-Cévennes, représenté par le cabinet d'avocats Houdart et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le centre hospitalier fait valoir que :
- la décision du 12 juin 2020 n'a pas été retirée, mais seulement temporairement annulée dans l'attente de la régularisation administrative de la situation de M. C ;
- les moyens dirigés contre la décision du 12 juin 2020 ne sont pas fondés ;
- le centre hospitalier n'a commis aucune faute s'agissant du placement de M. C en absences injustifiées ; il s'est au contraire beaucoup mobilisé pour cet agent ;
- les fautes alléguées relatives à l'absence de notation annuelle sont prescrites pour la période antérieure au 1er janvier 2017 ; au surplus, M. C a fait l'objet d'entretiens annuels contrairement à ce qu'il soutient ; en tout état de cause, il a régulièrement pu s'entretenir sur ses perspectives de carrière.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Achour, rapporteure publique,
- et les observations de Me Callens, représentant M. C, puis celles de Me El Yousfi, représentant le centre hospitalier Alès-Cévennes.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, agent d'entretien qualifié, est affecté en qualité d'agent de cuisine au centre hospitalier Alès-Cévennes. Il a déposé des demandes d'autorisations spéciales d'absences dans le contexte de la crise de coronavirus pour les périodes du 17 mars au 3 mai 2020 et du 10 mai 2020 au 3 juin 2020. Par décision du 12 juin 2020, le directeur du centre hospitalier l'a informé que ses périodes d'absence étaient injustifiées, qu'il était ainsi redevable de la somme de 3 755,83 euros correspondant aux salaires versés durant cette période et qu'un avis de sommes à payer lui serait adressé pour paiement auprès du Trésor Public. Par courrier du 25 novembre 2020 réceptionné le 26 novembre suivant, M. C a formé auprès du directeur une demande préalable tendant au retrait de la décision du 12 juin 2020 et au versement de la somme de 9 310,83 euros correspondant à l'indemnisation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de la gestion de sa carrière de mars à juin 2020 et de l'absence d'évaluation annuelle durant plusieurs années. Du silence de l'administration est née une décision implicite de rejet. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler la décision du 12 juin 2020 précitée et de condamner le centre hospitalier Alès-Cévennes à lui verser une indemnité totale de 9 310,83 euros correspondant à la somme de 3 755,83 euros en réparation du préjudice subi du fait de son placement en absences injustifiées et à la somme de 5 555 euros en réparation du préjudice subi du fait de son absence d'évaluation annuelle pour les années 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 12 juin 2020 :
2. En premier lieu, M. C a fait l'objet d'une décision du 12 juin 2020 lui refusant le bénéfice de l'autorisation spéciale d'absence et décidant qu'il est redevable de la somme de 3 755,83 euros correspondant aux salaires versés pour les périodes du 17 mars au 3 mai 2020 et du 10 mai 2020 au 3 juin 2020. Un avis de sommes à payer a ensuite été émis le 30 juin 2020. S'il ressort des éléments versés au dossier que, par décision du 23 juillet 2020, le directeur du centre hospitalier a annulé cet avis de somme à payer, cette décision, qui indique seulement que "l'avis de sommes à payer reçu est annulé dans l'attente de la régularisation de sa situation ", ne peut être regardée comme retirant la décision attaquée du 12 juin 2020.
3. En second lieu, aux termes de l'article 21 de la loi du 13 juillet 1983 : " () II.- Les fonctionnaires en activité bénéficient d'autorisations spéciales d'absence liées à la parentalité et à l'occasion de certains évènements familiaux. Ces autorisations spéciales d'absence n'entrent pas en compte dans le calcul des congés annuels, à l'exception de celles prévues au deuxième alinéa du présent II. () ". Aux termes de l'article 4 de la loi du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 : " Par dérogation aux dispositions de l'article L. 3131-13 du code de la santé publique, l'état d'urgence sanitaire est déclaré pour une durée de deux mois à compter de l'entrée en vigueur de la présente loi. / L'état d'urgence sanitaire entre en vigueur sur l'ensemble du territoire national. Toutefois, un décret en conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la santé peut en limiter l'application à certaines des circonscriptions territoriales qu'il précise. / La prorogation de l'état d'urgence sanitaire au delà de la durée prévue au premier alinéa du présent article ne peut être autorisée que par la loi. / Il peut être mis fin à l'état d'urgence sanitaire par décret en conseil des ministres avant l'expiration du délai fixé au même premier alinéa. ". Aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 : " () 9° A un congé de solidarité familiale lorsqu'un ascendant, un descendant, un frère, une sœur, une personne partageant le même domicile ou l'ayant désigné comme sa personne de confiance au sens de l'article L. 1111-6 du code de la santé publique souffre d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou est en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause. Ce congé non rémunéré est accordé, sur demande écrite du fonctionnaire, pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois. Il peut être fractionné dans des conditions fixées par décret. Le congé de solidarité familiale prend fin soit à l'expiration de la période de trois mois, soit dans les trois jours qui suivent le décès de la personne accompagnée, soit à une date antérieure, date prévisible de son retour avec un préavis de trois jours francs. La durée de ce congé est assimilée à une période de service effectif. Elle ne peut être imputée sur la durée du congé annuel. Ce congé peut être transformé en période d'activité à temps partiel dans des conditions fixées par décret ; 9° bis A un congé de proche aidant d'une durée maximale de trois mois renouvelables et dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière lorsque l'une des personnes mentionnées à l'article L. 3142-16 du code du travail présente un handicap ou une perte d'autonomie définis par le décret pris en application de l'article L. 3142-24 du même code. Le congé de proche aidant peut être fractionné ou pris sous la forme d'un temps partiel. Pendant le congé de proche aidant, le fonctionnaire n'est pas rémunéré. La durée passée dans le congé de proche aidant est assimilée à une période de service effectif et est prise en compte pour la constitution et la liquidation des droits à pension ; () ". Conformément au I de l'article 1er de la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020, l'état d'urgence sanitaire déclaré par l'article 4 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 a été prorogé jusqu'au 10 juillet 2020 inclus.
4. L'émergence d'un nouveau coronavirus, responsable de la maladie (covid-19), de caractère pathogène et particulièrement contagieux et sa propagation sur le territoire français à compter du début de l'année 2020, ont conduit le ministre des solidarités et de la santé à prendre, par plusieurs arrêtés à compter du 4 mars 2020, des mesures sur le fondement des dispositions de l'article L. 3131-1 du code de la santé publique. En particulier, par un arrêté du 14 mars 2020, un grand nombre d'établissements recevant du public ont été fermés au public, les rassemblements de plus de 100 personnes ont été interdits et l'accueil des enfants, élèves et étudiants dans les établissements les recevant et les établissements scolaires et universitaires a été suspendu. Puis, par un décret du 16 mars 2020 motivé par les circonstances exceptionnelles découlant de l'épidémie de covid-19, modifié par décret du 19 mars 2020, le Premier ministre a interdit le déplacement de toute personne hors de son domicile, sous réserve d'exceptions limitativement énumérées et devant être dûment justifiées, à compter du 17 mars à 12h, sans préjudice de mesures plus strictes susceptibles d'être ordonnées par le représentant de l'Etat dans le département. Le ministre des solidarités et de la santé a pris des mesures complémentaires par plusieurs arrêtés successifs.
5. D'abord, la faculté, pour le chef de service compétent, d'accorder à ses agents des autorisations d'absence à titre gracieux, doit être regardée comme ne créant aucun droit pour les agents qu'elles concernent, y compris quant aux modalités ou aux durées des autorisations qu'ils sont susceptibles de solliciter.
6. Ensuite, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait remis au centre hospitalier un justificatif attestant de la fermeture de la structure accueillant ses enfants ou un document officiel attestant que les enfants ne pouvaient pas être accueillis.
7. Au surplus, il ressort de la note relative aux procédures de déclaration d'arrêts de travail pour garde d'enfants dans le cadre du Covid-19 et pour les agents dits " vulnérables " au sens du Haut conseil de la santé publique du ministère de l'action et des comptes publics que, pour la fonction publique hospitalière, l'autorisation spéciale d'absence pour garde d'enfants est applicable à titre exceptionnel, un système de garde étant organisé de façon prioritaire pour le personnel soignant, dans l'école où sont scolarisés leurs enfants ou dans une école à proximité. En l'espèce, il ressort de l'examen du point d'information journalier n°1 du centre hospitalier Alès-Cévennes du 23 mars 2020 que le site http://www.mon-enfant.fr était mis à disposition des personnels pour la garde de leurs enfants de 0 à 16 ans.
8. Enfin, eu égard aux problèmes de santé de sa compagne, il appartenait au requérant de solliciter le bénéfice d'un congé de solidarité familiale avec une compensation de la CPAM et du CGOS en, application des dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisées.
9. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision attaquée du 12 juin 2020 doivent être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le placement en absence injustifiée et les délais de traitement de la demande d'ASA par le centre hospitalier :
11. D'une part, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne résulte pas de l'instruction que le centre hospitalier aurait commis une illégalité fautive en refusant de placer M. C en autorisation d'absence spéciale.
12. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que le centre hospitalier aurait commis une faute quant au traitement des demandes d'autorisations spéciales d'absence formées par M. C ou au traitement de sa situation.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées au titre de la gestion de ses absences doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'absence d'évaluation professionnelle :
14. Il résulte de l'instruction que M. C n'a pas fait l'objet d'évaluation annuelle au titre des années 2016 à 2020. Une telle omission est constitutive d'une faute dans la gestion de la carrière de l'intéressé de nature à engager la responsabilité de l'employeur.
15. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de la loi susvisée du 31 décembre 1968 modifiée relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat () toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis () ". Il en résulte que la prescription quadriennale concernant l'absence d'évaluation au titre de l'année 2016 est acquise au 31 décembre 2020. La réclamation préalable de M. C ayant été reçue le 26 novembre 2020, l'exception de prescription quadriennale opposée par le centre hospitalier Alès-Cévennes doit être écartée.
16. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par le requérant, du fait de l'absence fautive d'évaluation pendant cinq ans, en résultant en l'évaluant à la somme de 2 500 euros.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est fondé à demander au tribunal de condamner le centre hospitalier Alès-Cévennes à lui verser une indemnité de 2 500 euros.
Sur les conclusions relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le centre hospitalier Alès-Cévennes au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier Alès-Cévennes la somme de 1 200 euros à verser à M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier Alès-Cévennes est condamné à verser à M. C une indemnité de 2 500 euros.
Article 2 : Le centre hospitalier Alès-Cévennes versera à M. C une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier Alès-Cévennes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au centre hospitalier Alès-Cévennes.
Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Brossier, président,
Mme Bala, première conseillère,
M. Aymard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
La rapporteure,
K. A
Le président,
J. B. BROSSIERLa greffière,
E. NIVARD
La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026