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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2100960

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2100960

lundi 22 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2100960
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation3ème chambre
Avocat requérantBALDO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2021, la SAS Lienk' Group, représentée par Me Baldo, demande au tribunal :

- de prononcer la décharge, à concurrence de la somme de 60 863 euros, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre des années 2015 et 2017,

- de prononcer la décharge de la somme de 20 640 euros mise à sa charge au titre des pénalités pour manquement délibéré pour l'année 2015, outre les intérêts de retard d'un montant de 2 477 euros,

- de prononcer la décharge, en droits, pénalités et intérêts de retard, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de l'année 2017,

- de prononcer la décharge, en droits, majorations et intérêts de retard, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des années 2014, 2015 et 2016,

- de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la somme de 51 599 euros, objet d'un rappel au titre de l'année 2015, a été régularisée à hauteur de 60 863 euros au cours de l'année 2016 (montant du trop déclaré de taxe sur la valeur ajoutée pour cet exercice), et le service, bien qu'ayant admis le bien fondé de cet argument, n'en a pas tiré les conséquences financières ;

- les pénalités pour manquement délibéré appliquées à ce rappel ne sont pas fondées dès lors que la société a spontanément procédé à la régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée insuffisamment déclarée en 2015 sur l'exercice 2016 ;

- la somme de 43 623 euros, objet d'un rappel au titre de la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2017, correspond à une erreur de déclaration au titre du mois de septembre 2017 qui a été régularisée spontanément sur le mois d'octobre 2017, période concernée par les opérations de vérification ; elle produit à cet égard des états de rapprochement, à savoir deux tableaux Excel " contrôle bases taxe sur la valeur ajoutée " établis par Equalis Expertise, au titre des mois de septembre et octobre 2017 ;

- les pénalités pour manquement délibéré appliquées à ce rappel ne sont pas fondées dans la mesure où elle a spontanément procédé à la régularisation sur le mois d'octobre 2017

- les rehaussements proposés à l'IS au titre de charges non engagées dans l'intérêt de la société et d'indemnités kilométriques non justifiées au cours des exercices 2014, 2015 et 2016, sont contestables ;

- l'avantage en nature consenti par la SAS Lien'k Group à sa salariée, Mme B A, à savoir la mise à disposition d'un véhicule Mercedes Classe A, constitue une charge déductible pour l'employeur, et c'est à l'administration fiscale d'apporter la preuve que la dépense est anormale ; au cas particulier, l'avantage en nature consenti à Mme A constitue un élément de sa rémunération, déjà déclaré par ses soins, ce que les copies des bulletins de salaires jointes à la présente requête permettent de constater ; en outre, la rémunération de Mme A correspond à un travail effectif, ne présente pas un caractère excessif eu égard à l'importance du service rendu, à savoir un poste de comptable, et le service n'en apporte pas la preuve contraire ; le contrat de travail de Mme B A prévoit qu'elle sera amenée à assurer des déplacements professionnels dans le cadre de ses fonctions ; elle produit une attestation du comptable en ce sens ;

- les loyers versés pour l'acquisition en leasing d'un véhicule sont déductibles ;

- les indemnités kilométriques versées à M. D A, son président, sont déductibles ; en effet, un contrat de crédit bail ou leasing a été conclu le 24 avril 2012, relatif au véhicule utilisé par M. A, pour une durée de 36 mois, avec un loyer mensuel de 1 592, 70 euros ; le surplus de kilomètres constaté par l'administration a été réalisé avec le véhicule personnel du président de la société requérante ;

- elle conteste l'application des pénalités pour manquement délibéré aux rectifications proposées, aux motifs qu'ils constituent l'accessoire du principal, et que le manquement délibéré n'a pas été démontré par le service.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2022, le directeur départemental des finances publiques du Gard conclut au rejet de la requête.

Il soutient que la requête est infondée dans les moyens qu'elle soulève.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D C ;

- les conclusions de Mme Wendy Lellig, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS Lien'k Group a fait l'objet d'une vérification de comptabilité du 1er décembre 2017 au 21 février 2018, portant sur l'ensemble de ses déclarations fiscales ou opérations susceptibles d'être examinées au titre de la période allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016, et jusqu'au 30 septembre 2017 en matière de taxe sur la valeur ajoutée. A l'issue de la procédure de contrôle, la mise en recouvrement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des rehaussements à l'impôt sur les sociétés, assortis de majorations pour manquements délibérés, est intervenue le 14 décembre 2018. Les réclamations présentées par la SAS Lien'k Group ayant fait en dernier lieu l'objet d'une admission partielle le 28 janvier 2021, la requérante demande la décharge des rappels et des rehaussements laissés à sa charge.

Sur les conclusions visant à la décharge :

En ce qui concerne le bien fondé des rappels de taxe sur la valeur ajoutée :

2. S'agissant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée proposé au titre de l'exercice 2015, la SAS Lien'k Group soutient que la somme de 51 599 euros, objet d'un rappel au titre de l'année 2015, a été régularisée à hauteur de 60 863 euros au cours de l'année 2016, soit le montant du trop déclaré de taxe sur la valeur ajoutée pour cet exercice, et que le service, bien qu'ayant admis le bien fondé de cet argument, n'en aurait pas tiré les conséquences financières. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment de l'examen de la proposition de rectification du 2 mars 2018, que l'administration fiscale a tenu compte des observations de la SAS Lien'k Group sur ce point , et que par un courrier du 28 février 2019 elle a prononcé un dégrèvement d'office en opérant une compensation entre les rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis en recouvrement au titre des exercices 2015 et 2017 pour un montant total de 95 222 euros, et le surplus de taxe sur la valeur ajoutée déclarée par la SAS Lien'k Group au titre de l'exercice 2016 pour un montant de 60 863 euros. En l'absence de réplique de la requérante, le moyen doit être écarté.

3. S'agissant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée, proposé pour la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2017, au titre d'une insuffisance de déclaration de chiffre d'affaires, la SAS Lien'k Group soutient que le rappel de la somme de 43 623 euros, objet d'un rappel au titre de la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2017, correspondrait à une erreur de déclaration au titre du mois de septembre 2017 qui aurait été régularisée spontanément sur le mois d'octobre 2017, alors que la vérification de comptabilité a porté sur la période allant du 1er janvier 2015 au 30 septembre 2017 en matière de taxe sur la valeur ajoutée, ce qui n'a pas permis au vérificateur de le constater. Toutefois, elle se limite à produire à l'appui de ses allégations des états de rapprochement, à savoir deux tableaux Excel " contrôle bases taxe sur la valeur ajoutée " établis par la société Equalis Expertise, au titre des mois de septembre et octobre 2017. Ces seuls documents ne permettent pas d'établir que la SAS Lien'k Group aurait effectué la régularisation en litige sur la déclaration CA3 de taxe sur la valeur ajoutée relative au mois d'octobre 2017. Par conséquent, le moyen ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne le bien fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés :

4. Aux termes des dispositions du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, [], notamment : 1° Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire. / Toutefois les rémunérations ne sont admises en déduction des résultats que dans la mesure où elles correspondent à un travail effectif et ne sont pas excessives eu égard à l'importance du service rendu. Cette disposition s'applique à toutes les rémunérations directes ou indirectes, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et remboursement de frais ". En application des dispositions combinées des articles 38, 39 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion commerciale normale. Il résulte de ces dispositions que les dépenses non engagées dans l'intérêt de l'entreprise ne sont pas déductibles du bénéfice imposable. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve des faits sur lesquels elle se fonde pour estimer qu'une opération constitue un acte anormal de gestion.

S'agissant du véhicule utilisé par Mme B A :

5. Il résulte de l'instruction que l'administration a réintégré dans les résultats imposables de la société Lien'k Group les sommes relatives à la mise à disposition d'un véhicule de tourisme, Mercedes Classe A, pris à bail par son employeur et utilisé par Mme B A, salariée et fille du gérant de la SAS Lien'k Group, au motif que les quelques déplacements professionnels invoqués, qui seraient effectués par cette salariée, ne pouvaient justifier la prise en charge de la totalité des dépenses enregistrées au titre de la mise à disposition de ce véhicule, alors que l'emploi occupé par Mme B A dans la société est un poste de comptable, exercé sur le seul site de Cavaillon, au siège social de la société.

6. La société Lien'k Group fait valoir de son côté que le contrat de travail de Mme B A prévoit expressément qu'elle sera conduite à assurer des déplacements professionnels. Elle fait ainsi valoir que l'intéressée est amenée à réaliser de nombreux déplacements dans le cadre de ses fonctions, notamment chez le banquier de la société à Avignon pour les rendez-vous et le dépôt des chèques, à Fos-Sur-Mer pour réceptionner les containers à l'occasion des formalités de dédouanement, à l'aéroport ou chez l'expert-comptable sur la commune des Angles (Gard). Elle produit son contrat de travail, des relevés de déplacement. Elle fait état également d'une attestation de l'expert-comptable de l'entreprise qui, s'il attesterait que Madame B A se déplace régulièrement sur ses agences des Angles pour la gestion de la société Lien'k Group, ne précise pas la fréquence desdits déplacements, lesquels sont très peu fréquents au vu des relevés kilométriques, alors que la société disposait d'un autre véhicule et qu'aucun justificatif probant du kilométrage parcouru à titre professionnel n'a été produit. Enfin, les copies des bulletins de salaire de Mme A produites n'établissent pas la déclaration et la taxation de l'avantage en nature invoqué par la société. Il résulte de ce qui précède que le service établit que la mise à disposition du véhicule Mercedes classe A au profit de Mme A caractérise l'existence d'un acte anormal de gestion de la société et ne pouvait constituer une charge déductible, justifiant sa réintégration au titre des exercices 2014, 2015 et 2016, alors même qu'un avantage en nature évalué forfaitairement aurait été déclaré par la société pour l'utilisation du véhicule en cause. Par suite, en l'état des pièces du dossier, la société Lien'k Group n'est pas fondée à contester le bien-fondé du rappel litigieux.

S'agissant de la déduction de loyers de crédit-bail d'un véhicule particulier :

7. Aux termes des dispositions du 4 de l'article 39 du code général des impôts, dans sa rédaction alors en vigueur : " () Sauf justifications, les dispositions du premier alinéa sont applicables : a) A l'amortissement des véhicules immatriculés dans la catégorie des voitures particulières pour la fraction de leur prix d'acquisition qui dépasse 18 300 euros. Lorsque ces véhicules ont un taux d'émission de dioxyde de carbone supérieur à 200 grammes par kilomètre, cette somme est ramenée à 9 900 Euros ; b) En cas d'opérations de crédit bail ou de location, à l'exception des locations de courte durée n'excédant pas trois mois non renouvelables, portant sur des voitures particulières, à la part du loyer supportée par le locataire et correspondant à l'amortissement pratiqué par le bailleur pour la fraction du prix d'acquisition du véhicule qui excède les limites déterminées conformément au a. ".

8. La requérante demande la déduction au titre des années 2014, 2015 et 2016 des loyers relatifs au véhicule Audi A7, immatriculé CJ-789-TZ, dont la date de 1ère immatriculation est le 16/08/2012. Toutefois, dès lors que le contrat de leasing mentionne une période de 36 mois, en 2016, la SAS ne disposait plus, à priori, de ce véhicule. Les loyers correspondants ne peuvent donc être déduits. S'agissant des années 2014 et 2015, le véhicule concerné avait un taux de dioxyde de carbone supérieur à 200 grammes par kilomètre. Par conséquent, c'est à bon droit que le service a réintégré la quote-part des loyers non déductibles de ce véhicule à concurrence de la fraction d'amortissement afférente à la partie du prix d'acquisition excédant 18 300 euros.

S'agissant des indemnités kilométriques :

9. Il résulte de l'instruction que M. D A, domicilié 174, chemin de Teste, à Cavaillon, a été le gérant de la SARL Lien'k Group, puis le président de la société à compter du 5 mai 2017. Le service a constaté, au cours de l'année 2014, l'enregistrement en comptabilité de charges au compte 625100 " indemnité k ", pour un total de 35 039,25 euros. Une partie des charges comptabilisées au compte 625100, soit 2 800 mensuels ayant pour libellé " IK ", ont pour contrepartie le crédit du compte 455000 " Associés-comptes courants " via le journal des OD " opérations diverses ". Ces charges correspondaient à l'utilisation par M. A d'un véhicule type Audi A7 Sportback, pris à bail par la société. Il a également été relevé l'enregistrement en comptabilité au compte 625100, ayant pour libellé " IK ", par le journal des OD " opérations diverses ", d'indemnités kilométriques, chaque mois de l'exercice 2015, pour un total de 27 630,72 euros, dont la contrepartie est le crédit du compte 455200 " C/C non bloqué ".

10. Toutefois, en application des dispositions du 3 de l'article 39 du code général des impôts, les indemnités kilométriques versées aux associés et dirigeants ne sont pas déductibles dès lors que les charges de la société comportent déjà les frais de transport exposés dans l'intérêt de l'entreprise remboursés aux intéressés. Dans ces conditions, s'agissant d'un véhicule pris en leasing par la société, qui déduit les frais correspondants, c'est à bon droit que la déduction des indemnités kilométriques en litige a été rejetée.

11. Enfin, si la société soutient que M. A aurait effectué des déplacements professionnels avec son véhicule personnel, elle ne produit aucun document probant à l'appui de ses allégations.

En ce qui concerne les majorations pour manquement délibéré

12. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

13. Dans le présent litige, le service relève que s'agissant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée, notifié au titre de l'exercice 2017, les éléments produits par la société requérante afin d'arguer d'une prétendue régularisation au titre du mois d'octobre 2017 sont insuffisants et non probants. En ce qui concerne les rappels de taxe sur la valeur ajoutée proposés au titre des exercices 2015 et 2017, le vérificateur a observé que la société requérante ne pouvait ignorer, compte tenu de son activité de holding et de ventes, les dispositions de l'article 269 alinéa 1-a et 2-a du CGI sur le fait générateur et l'exigibilité de la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les livraisons de biens et les prestations de services, que le chiffre d'affaires réalisé au titre de l'exercice 2015 ressortait clairement de la comptabilité et était donc parfaitement connu de la SAS Lien'k Group, laquelle avait procédé à une régularisation spontanée de la situation au titre de la taxe sur la valeur ajoutée nette due sur l'exercice 2016 et enfin que la société a éludé un montant important de la taxe sur la valeur ajoutée collectée, à hauteur de 43 623 euros, soit 16 % du total de la taxe sur la valeur ajoutée collectée due, au titre de la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2017.

14. Par ailleurs, la SAS Lien'k Group ne pouvait pas ignorer que cette société avait pris en crédit-bail pour Mme B A, un véhicule dont l'usage n'était pas justifié professionnellement. La SAS Lien'k Group ne pouvait davantage ignorer la situation du véhicule de son dirigeant, retenu pour déterminer les dépenses relatives à son utilisation, puis le procédé consistant à déduire ces mêmes dépenses et à les comptabiliser et déduire sous forme d'indemnités kilométriques, prélevées au final par son président et associé.

15. Par conséquent, l'administration établit le caractère délibéré des manquements de la SAS Lienk' Group et, par suite, le bien-fondé des majorations qui ont été infligées.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la SAS Lienk' Group visant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et à leur restitution assortie des intérêts moratoires doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la SAS Lienk' Group demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS Lienk' Group est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Lienk' Group et au directeur départemental des finances publiques du Gard.

Délibéré après l'audience du 21 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Peretti, président,

M. Parisien, premier conseiller,

Mme Chamot, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2023.

Le rapporteur,

P. C

Le président,

P. PERETTI

Le greffier,

D. BERTHOD

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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N°2100960

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