LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2101802

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2101802

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2101802
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCOUCHET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 juin 2021 et 27 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Couchet, demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 97 751,70 euros au titre du préjudice financier résultant des fautes commises par l'administration dans le calcul de ses droits à pension, assortie des intérêts au taux légal à compter du mois de juillet 2017.

Il soutient que :

- l'absence de prise en compte dans le calcul de sa pension militaire des bonifications de durée auxquelles il avait droit au titre des nombreuses plongées sous-marines effectuées depuis 1999 dans le cadre de son service ainsi que les éléments erronés qui lui ont été fournis pour la simulation de sa pension constituent une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;

- la faute commise par l'administration est à l'origine d'un préjudice financier de 97 751, 70 euros dont 67 751, 50 euros au titre du différentiel entre la pension perçue et celle à laquelle il avait droit et 30 000 euros au titre des troubles dans ses conditions d'existence ;

Par un mémoire, enregistré le 19 août 2021, le ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de requête :

Il fait valoir que :

- il appartient au ministre des armées, gestionnaire de la carrière de M. A, de se prononcer sur le bien-fondé de sa contestation ;

- les conclusions indemnitaires présentées par M. A sont irrecevables dès lors que par un jugement n°1701816 du 17 octobre 2019, qui est devenu définitif, et donc revêtu de l'autorité de la chose jugée, le tribunal a rejeté la requête de l'intéressé tendant à l'annulation de son titre de pension du 18 avril 2007 en retenant que les activités subaquatiques réalisées par le requérant n'entraient pas dans le champ d'application du I-2°b) de l'article R. 20 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- les activités subaquatiques réalisées par le requérant n'entraient pas dans le champ d'application du I-2°b) de l'article R. 20 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- les estimations de pension dont M. A se prévaut pour affirmer qu'une faute a été commise dans le calcul de sa pension sont purement informatives et sont sans influence sur la légalité du titre de pension ;

- le montant de 30 000 euros réclamés par M. A pour le préjudice autre que celui du différentiel de pension n'est assorti d'aucune précision ni d'aucune justification.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables faute pour M. A d'avoir, ainsi que le prévoit les dispositions combinées des articles R. 4125-1 et R. 4125-2 du code de la défense, procédé à la saisine préalable obligatoire de la commission des recours militaires à la suite de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable ;

- une faute de l'administration ne peut être retenue dès lors que la circonstance que les relevés individuels subaquatiques (RISUB) de l'intéressé de 1999 à 2012 ont été insérés par erreur dans le système d'informations des ressources humaines à partir duquel a été édité, en 2012, un état signalétique des services mentionnant lesdits relevés individuels, lesquels n'ont qu'une valeur informative, est sans incidence sur la légalité du calcul du droit à pension, dès lors que les activités subaquatiques dont se prévaut M. A n'ouvrent pas droit à bonification.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Chaussard,

- les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Ancien caporal-chef dans l'armée de terre, M. A a été admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er juillet 2017. Par un courrier du 18 avril 2017, le ministre de l'économie et des finances lui a communiqué son titre de pension militaire. Estimant que les informations relatives à la liquidation de sa pension qui lui avaient été préalablement fournies étaient erronées et que n'avaient pas été prises en compte les bonifications de durée de service auxquelles il avait droit au titre des nombreuses plongées sous-marines effectuées depuis 1999 dans le cadre de son service, M. A a, le 14 juin 2017, saisi le tribunal administratif de Nîmes qui, par un jugement n° 1701816 du 17 octobre 2019, a rejeté sa requête tendant à l'annulation de son titre de pension et à ce qu'il soit enjoint au ministre en charge de l'économie et des finances de réexaminer ses droits à pension. L'intéressé, estimant que l'administration a commis des fautes en raison des renseignements erronés qui lui ont été fournis mais aussi en ne prenant pas en compte ses bonifications d'ancienneté, a alors formé une demande indemnitaire préalable, par lettre du 15 février 2021 reçue le 17 février 2021, auprès du ministre des armées. M. A demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 97 751, 70 euros au titre du préjudice financier qu'il estime avoir subi, assortie des intérêts au taux légal à compter du mois de juillet 2017.

Sur les fins de non-recevoir opposées par le ministre de l'économie, des finances, et de la souveraineté industrielle et numérique ainsi que par le ministre des armées :

En ce qui concerne les conclusions fondées sur un défaut de prise en compte de bonifications d'ancienneté dans le calcul de la pension militaire :

2. La demande de M. A tendant au versement de la somme correspondant à la différence entre le montant de la pension qu'il a effectivement perçue et celle à laquelle il aurait droit, compte tenu de la prise en compte des activités subaquatiques effectuées depuis 1999 dans le cadre de son service, a le même objet que sa requête tendant à la contestation, l'annulation et à la révision de sa pension, rejetée par jugement du tribunal de céans n°1701816 du 17 octobre 2019, contre laquelle il lui était loisible d'interjeter appel. Dans ces conditions et eu égard à l'existence d'une telle voie de recours contre ce jugement, M. A n'est pas recevable à présenter devant le tribunal des conclusions ayant le même objet que celles sur lesquelles il a déjà statué.

En ce qui concerne l'indemnisation du préjudice résultant des informations erronées du ministère des armées durant la carrière et préalablement à la liquidation de la pension :

3. Aux termes de l'article L. 4125-1 du code de la défense : " Les recours contentieux formés par les militaires mentionnés à l'article L. 4111-2 à l'encontre d'actes relatifs à leur situation personnelle sont précédés d'un recours administratif préalable, sous réserve des exceptions tenant à l'objet du litige déterminées par décret en Conseil d'Etat. Ce décret fixe les conditions dans lesquelles le recours est exercé ". Aux termes de l'article R. 4125-1 du même code : " I. - Tout recours contentieux formé par un militaire à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle est précédé d'un recours administratif préalable, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. / Ce recours administratif préalable est examiné par la commission des recours des militaires, placée auprès du ministre de la défense. / () / III. - Les dispositions de la présente section ne sont pas applicables aux recours contentieux formés à l'encontre d'actes ou de décisions :/ 1° Concernant le recrutement du militaire, l'exercice du pouvoir disciplinaire, ou pris en application de l'article L. 4139-15-1 ; / 2° Pris en application du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et du code des pensions civiles et militaires de retraite ainsi que ceux qui relèvent de la procédure organisée par les articles 112 à 124 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. ". Aux termes de l'article R. 4125-2 du même code : " A compter de la notification ou de la publication de l'acte contesté, ou de l'intervention d'une décision implicite de rejet d'une demande, le militaire dispose d'un délai de deux mois pour saisir la commission par tout moyen conférant date certaine de réception de cette saisine au secrétariat permanent placé sous l'autorité du président de la commission. () ".

4. Il résulte de ces dispositions que, sous réserve des exceptions expressément énumérées en leur point III, la saisine de la commission des recours des militaires instituée par l'article L. 4125-1 du code de la défense s'impose, à peine d'irrecevabilité, à tous recours contentieux formés par un militaire à l'encontre d'actes relatifs à sa situation personnelle, que ces recours tendent à l'annulation d'une décision ou à l'octroi d'une indemnité sur le fondement d'une faute, après liaison du contentieux ou compte tenu de l'illégalité fautive d'une décision de l'administration.

5. Le recours indemnitaire de M. A, en ce qu'il tend à la réparation des troubles qu'il aurait subis dans ses conditions d'existence du fait de la faute commise par le ministère des armées en lui ayant transmis, au cours de sa carrière, des informations erronées sur sa possibilité de bénéficier de bonifications indiciaires au titre des plongées sous-marines effectuées depuis 1999 dans le cadre de son service, est relatif à la situation personnelle de cet agent au cours de sa carrière et ne relève d'aucune des exceptions prévues au III de l'article R. 4125-1 précité. Il était ainsi soumis à l'obligation de recours préalable qu'instituent les dispositions du I de cet article. Or, dès lors que M. A ne justifie pas avoir saisi la commission des recours militaires préalablement à l'introduction de sa requête, ses conclusions indemnitaires fondées sur les informations erronées qui lui auraient été transmises sont irrecevables et doivent donc être rejetées.

6. Il résulte de tout ce qui précède que, les fins de non-recevoir opposées en défense devant être accueillies, la requête de M. A doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre des armées.

Copie du jugement sera adressé au ministre de l'économie et des finances.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Roux, président,

M. Chaussard, premier conseiller,

M. Chevillard, premier conseiller.

Lu en audience publique le 27 juin 2024.

Le rapporteur,

M. CHAUSSARD

Le président,

G. ROUXLe greffier,

F. DESMOULIÈRES

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions