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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2102097

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2102097

lundi 4 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2102097
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre magistrat statuant seul
Avocat requérantSCP AVOCATS DEFENSE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires enregistrés les 1er juillet, 30 juillet et 20 octobre 2021, M. A C, représenté par Me Marmillot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 48SI " prise à son encontre le 4 mai 2021 par le ministre de l'intérieur ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur lui restituer son permis de conduire, affecté du capital de points reconstitué ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision " 48 SI " est entachée d'incompétence ;

- la décision est illégale par voie d'exception d'illégalité des retraits de points de son permis de conduire sur laquelle elle se fonde dès lors qu'il n'a jamais été destinataire, pour ces retraits de points, de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- il n'a pas procédé à des paiements volontaires des amendes prononcées pour les infractions des 9 avril 2016, 17 décembre 2016 et 18 décembre 2016 qui ont fait l'objet d'un recouvrement forcé auprès d'un tiers détenteur par la voie de la saisie administrative et ne peut donc pas être résumé avoir reçu ces informations.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut à ce que les conclusions dirigées contre les retraits de points correspondant aux infractions des 26 octobre 2009, 17 mai 2010, 24 janvier 2017, 17 juin 2017, 6 mars 2018 et 22 aout 2018 sont sans objet dès lors que ces points ont été restitués avant l'introduction de la requête et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu, au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C demande au tribunal d'annuler la décision " 48 SI " du 4 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis pour solde de points nuls et à ce que son permis de conduire lui soit restitué.

Sur l'expcetion d'irrecevabilité :

2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points. ".

3. Il ressort du relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. C qu'ainsi que le soutient le ministre de l'intérieur, les points correspondants aux infractions commises les 26 octobre 2009, 17 mai 2010, 9 avril 2016, 24 janvier 2017, 17 juin 2017, 6 mars 2018 et 22 août 2018 ont été restitués respectivement les 1er décembre 2019, 17 mai 2020, 1er décembre 2017, 14 avril 2018, 24 janvier 2019 et 5 juin 2019, soit antérieurement à l'introduction de la requête. Les conclusions tendant à l'annulation de ces décisions de retraits de points sont donc, par suite, irrecevables. Elles doivent dès lors être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions accessoires à fin d'injonction tendant à la restitution de ces points.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'acte attaquée :

4. L'arrêté attaqué a été signé par Mme Carolyne Charlet, conseillère d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer, cheffe du bureau national des droits à conduire, en vertu d'une délégation de signature qui lui a été consentie, par décision du ministre de ministre de l'intérieur en date du 28 janvier 2020, régulièrement publiée au journal officiel du 31 janvier 2020, modifiant la décision du 3 mai 2017 modifiée portant délégation de signature à la délégation à la sécurité routière l'autorisant à signer notamment les décisions de la nature de la décision " 48SI ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne le défaut d'information préalable :

S'agissant des infractions du 13 décembre 2016, 6 janvier 2020, 14 février 2020, et 29 juin 2020 :

5. Il résulte de l'article R. 49 du code de procédure pénale que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire peut être dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé, qui permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En outre, il ressort des dispositions des articles R. 49-1, A. 37-10 et A. 37-11 du même code que lorsqu'une infraction a donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique, l'avis de contravention est envoyé au domicile du contrevenant ou à celui du titulaire du certificat d'immatriculation. Le paiement de l'amende n'intervient qu'après réception de cet avis, qui comporte toutes les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en particulier le retrait de points à intervenir et les conséquences du paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

6. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante. Par ailleurs, quelle que soit la date de l'infraction, la preuve de la délivrance des informations exigées par la loi peut également résulter de la circonstance que le contrevenant a acquitté l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée et qu'il n'a pu procéder à ce paiement qu'au moyen des documents nécessaires à cet effet, dont le modèle comporte l'ensemble des informations requises.

7. D'abord, le procès-verbal électronique afférent à l'infraction du 13 décembre 2016 n'est pas signé, sans que la mention du refus de signer par le requérant n'y figure non plus. Ce procès-verbal ne comporte, par ailleurs, pas les mentions requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route quant à l'existence d'un traitement automatisé des points et la possibilité pour l'intéressé d'exercer le droit d'accès. En revanche, le ministre de l'intérieur verse aux débats un bordereau de situation démontrant que le requérant s'est acquitté de l'amende forfaitaire majorée. Il a donc nécessairement eu connaissance de ces informations. Par suite, M. C n'est pas fondé à se prévaloir d'un défaut d'information sur le retrait de points consécutif à l'infraction commise le 13 décembre 2016.

8. Il résulte, ensuite, des mentions portées sur le relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. C que l'infraction commise le 6 janvier 2020 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique mentionnant le retrait de points encouru et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur verse au dossier le procès-verbal dématérialisé de constat de cette infraction, qui, en l'espèce, comporte les mentions requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sous lesquelles le requérant a apposé sa signature. Dans ces conditions, l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que le retrait de points dont il a fait l'objet à la suite de l'infraction commise le 6 janvier 2020 serait illégal.

9. Il résulte, enfin, des mentions portées sur le même relevé que les infractions commises par M. C les 14 février et 29 juin 2020 ont fait l'objet d'un procès-verbal électronique mentionnant le retrait de points encouru et ont donné lieu à l'émission d'amendes forfaitaires majorées. Le ministre de l'intérieur verse au dossier les procès-verbaux dématérialisés de constat de ces infractions, qui, en l'espèce, comportent les mentions requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, et nonobstant la mention " refus de signer ", l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable. L'intéressé n'ayant en effet pas fait figurer de réserves sur les modalités de délivrance de l'information, il doit être regardé comme ayant pris connaissance, sans élever d'objection, du contenu dudit procès-verbal. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que les retraits de points dont il a fait l'objet à la suite des infractions commises les 14 février et 29 juin 2020 seraient illégaux.

S'agissant de l'infraction commise le 17 février 2015 :

10. Il résulte des articles R. 49-1, et A. 37-15 à A. 37-18 du code de procédure pénale que, lorsqu'une infraction est verbalisée au moyen d'un appareil électronique sécurisé, sont adressés par voie postale au contrevenant : un formulaire de requête en exonération, une notice de paiement comprenant au bas de son recto une carte de paiement détachable et un avis de contravention comportant notamment les références relatives à l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende, le montant de l'amende encourue et une information suffisante au regard des exigences résultant des dispositions précitées de l'article L. 223-3 du code de la route, reprises à l'article R. 223-3 du même code. Le paiement de l'amende n'intervient qu'après réception de cet avis. En conséquence, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en particulier le retrait de points à intervenir et les conséquences du paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

11. Il ressort du relevé d'information intégral de la situation du permis de conduire de M. C que l'infraction commise le 17 février 2015 a été verbalisée après interception du véhicule au moyen d'un procès-verbal dématérialisé, et que l'amende forfaitaire correspondante, qui n'a pas été majorée, a été acquittée. Ainsi, cette amende ayant été acquittée de façon différée, M. C a nécessairement reçu la carte de paiement et l'avis de contravention lui permettant d'effectuer ledit paiement. Dans ces conditions, et eu égard aux mentions dont cet avis de contravention est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée de son obligation d'information préalable, dès lors que le requérant ne produit pas l'avis de contravention qu'il a reçu afin de démontrer qu'il serait incomplet ou inexact. Dès lors, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision portant retrait de points consécutive à cette infraction serait intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière.

S'agissant des infractions commises les 6 juin 2012, 13 mai 2013 et 20 mai 2015 :

12. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises en vertu des dispositions des articles L.223-3 et R.223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.

13. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C produit par l'administration, que le requérant a payé les amendes forfaitaires afférentes aux infractions commises les 6 juin 2012, 13 mai 2013 et 20 mai 2015 relevées par un radar automatique, ainsi que le prouve les mentions "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA (centre national de traitement - contrôle sanction automatisé)". Ainsi, M. C a nécessairement reçu les courriers du ministre de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces amendes avant leur majoration. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que l'intéressé n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission des infractions susmentionnées doit être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 25 mai 2013 :

14. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C produit par l'administration, que l'infraction commise le 25 mai 2013, a été relevée au moyen d'un radar automatique, ainsi que le prouve la mention "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA (centre national de traitement - contrôle sanction automatisé)", et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Le ministre produit à cet égard une attestation par laquelle le trésorier du centre de contrôle automatisé indique qu'elle a été payée le 26 mars 2014. Eu égard aux mentions dont le titre exécutoire d'amende forfaitaire est réputé être revêtu, l'administration doit ainsi être regardée comme s'étant acquittée de son obligation d'information préalable, dès lors que le requérant ne produit pas le titre qu'il a reçu afin de démontrer qu'il serait incomplet ou inexact. M. C qui a payé l'amende forfaitaire majorée afférente à l'infraction du 25 mai 2013 doit en conséquence être regardé comme ayant été destinataire de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut de délivrance de l'information préalable concernant cette infraction.

S'agissant des infractions commises les 17 et 18 décembre 2016, 19 et 23 juin 2020 :

15. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C produit par l'administration, que les infractions commises les 17 et 18 décembre 2016 ainsi que les 19 et 23 juin 2020 ont été relevées au moyen d'un radar automatique, ainsi que le prouve la mention "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA (centre national de traitement - contrôle sanction automatisé)", et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre ne justifie pas que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223 3 du code de la route, et en particulier l'information concernant le risque de se voir retirer des points de son permis de conduire, aient été transmises à l'intéressé, faute pour lui d'apporter la preuve du paiement volontaire par le requérant des amendes forfaitaires majorées en cause et donc de la réception par lui de l'avis de contravention ou du titre exécutoire correspondant, notamment dans la mesure où il justifie de ce que son salaire a fait l'objet le 26 octobre 2017 d'une opposition administrative pour le paiement des amendes des 17 et 18 décembre 2016, ce paiement étant intervenu le 13 novembre 2017, selon les attestations du comptable public versées aux débats par le ministre de l'intérieur. Toutefois, il ressort des mentions du relevé d'information intégral de M. C que celui-ci a commis, avant ces nouveaux faits, à de nombreuses reprises des infractions routières constatées par un radar automatique, qui ont donné lieu à des amendes forfaitaires ou forfaitaires majorées acquittées de façon différée. Dès lors, le requérant, qui a nécessairement reçu la carte de paiement et l'avis de contravention lui permettant d'effectuer ces paiements, a déjà été destinataire de l'ensemble des informations requises, y compris celles relatives au traitement automatisé des points et à la possibilité d'exercer un droit d'accès, lors de ces infractions antérieurement commises. Par suite, l'omission éventuelle de la délivrance de l'information pour les infractions commises les 17 et 18 décembre 2016 ainsi que 19 et 23 juin 2020 n'a pu avoir pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de le priver de la garantie instituée par la loi pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Ce moyen doit, en conséquence, être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions du requérant à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions du requérant à fin d'injonction ne peuvent, par suite, être accueillies.

Sur les frais d'instance :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête formée par M. C est rejetée

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2022.

La magistrate désignée,

B. BLe greffier,

D. BERTHOD

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

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