vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102534 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DONSIMONI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 30 juillet 2021, le 23 septembre 2022 et le 16 mars 2023, M. E B, Mme C B, M. A B et Mme D B, représentés par Me Donsimoni, demandent au tribunal :
1°) d'ordonner une expertise, aux fins de déterminer la nature et l'étendue des préjudices subis, en aggravation depuis un précédente expertise, du fait d'une contamination de M. E B par le virus de l'hépatite C, et dans l'attente, d'accorder à celui-ci une allocation provisionnelle d'un montant de 66 728 euros ;
2°) subsidiairement de constater cette aggravation et de condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à leur verser une somme totale de 636'816 euros en réparation de leurs préjudices ;
3°) de mettre à la charge de l'ONIAM la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et les entiers dépens ;
4°) d'ordonner l'exécution provisoire de son jugement.
Ils soutiennent que :
- la précédente expertise, si elle a constaté l'aggravation de l'état de santé de M. B, est ancienne car réalisée en 2008 ; à ce moment, son état de santé n'était pas consolidé et il n'était pas possible de prendre la mesure de ses entiers préjudices ; ainsi une nouvelle expertise présenterait un caractère utile ;
- ses préjudices sont cependant suffisamment certains pour qu'il lui soit alloué, dans l'attente, une provision de 30 828 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire partiel, de 900 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire total, et de 35 000 euros au titre des souffrance endurées, soit au total 66 728 euros ;
- subsidiairement, si le tribunal s'estimait suffisamment informé pour réparer les préjudices, ceux-ci s'établissent ainsi : troubles de toutes natures dans les conditions d'existence : 129'640 euros ; assistance par tierce personne : 93'300 euros ; incidence professionnelle : 100 000 euros ; déficit fonctionnel permanent : 37'500 euros ; pertes de gains professionnels actuels : 276'376 euros, subsidiairement 220 057 euros ; soit au total 636'816 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 avril 2022 et le 12 avril 2023, l'ONIAM, représenté par Me Fitoussi, conclut au rejet de la demande d'expertise présentée par M. B et à ce que le tribunal liquide définitivement les préjudices.
Il soutient que :
- M. B est guéri de son infection par le virus de l'hépatite C, son état de santé est consolidé et les éléments nécessaires à l'évaluation de ses préjudices sont connus ; la mesure d'expertise demandée ne présente donc aucune utilité ;
- les demandes présentées par M. B au titre du déficit fonctionnel temporaire, des souffrances endurées, du préjudice d'agrément et du préjudice sexuel doivent être ramenées à de plus justes proportions, soit une somme globale de 50 000 euros au titre de l'ensemble des troubles de toute nature dans les conditions d'existence ; la somme de 7 150 euros déjà versée sera à déduire ;
- les préjudices pour assistance par tierce personne, perte de gains professionnels actuels et incidence professionnelle ne sont pas établis ; subsidiairement leur réparation doit être ramenée à de plus justes proportions ;
- le préjudice pour déficit fonctionnel permanent sera justement réparé par une somme de 33 718 euros ;
- la réparation des victimes indirectes, au titre du préjudice d'affection et des troubles de toute nature dans les conditions d'existence, devra être ramenée à de plus justes proportion soit 6 000 euros pour l'épouse et 5 500 euros pour chacun des deux enfants ;
- subsidiairement, le montant de la provision ne devra pas excéder 42 850 euros.
Par un mémoire enregistré le 29 juin 2022, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de l'Hérault, pôle inter-caisses, expose qu'elle n'entend pas intervenir dans la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées :
- le rapport de M. Baccati,
- et les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. En 1982, lors d'une hospitalisation consécutive à un accident de la route, M. B s'est vu administrer des produits sanguins à l'origine d'une contamination par le virus de l'hépatite C (VHC). Il a développé ensuite une hépatite C compliquée en cirrhose puis en hépatocarcinome avant de bénéficier, en 2012, d'une greffe hépatique. A partir de 2015, les examens de dépistage du VHC se sont montrés négatifs, en 2018 un fibroscan a mis en évidence une fibrose de stade 2, et en 2020 un dernier scanner de contrôle a montré un foie homogène.
2. Le 27 janvier 2005, au vu d'une expertise établie le 4 janvier 1995 après avoir été ordonnée en référé le 2 mai 1994, le tribunal de grande instance de Marseille a condamné l'Etablissement français du sang à verser à M. B une somme de 31 500 euros en réparation des préjudices subis à raison de souffrances endurées, d'un déficit fonctionnel temporaire et d'un déficit fonctionnel permanent alors évalué à 15%. Le 20 février 2008, saisi par M. B, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a ordonné une nouvelle expertise aux fins de déterminer le cas échéant l'aggravation des préjudices subis par l'intéressé, compte tenu de l'évolution de son état de santé depuis la précédente expertise. Selon cette seconde expertise, réalisée le 26 janvier 2009, l'état de santé de M. B s'était aggravé, et de nouveaux préjudices étaient apparus à raison d'une incapacité temporaire partielle et des souffrances endurées, mais l'évolutivité de cet état de santé ne permettait alors pas de déterminer une date de consolidation, ni un taux d'incapacité permanente.
3. Par la présente requête les consorts B demandent au tribunal, à titre principal, d'ordonner une nouvelle expertise, ou à titre subsidiaire de réparer ses préjudices subis depuis la précédente réparation du 27 janvier 2005.
Sur les conclusions présentées à titre principal à fin d'expertise :
4. D'une part, aux termes de l'article R. 621-1 du code de justice administrative : " La juridiction peut, soit d'office, soit sur la demande des parties ou de l'une d'elles, ordonner, avant dire droit, qu'il soit procédé à une expertise sur les points déterminés par sa décision. () ".
5. La prescription d'une mesure d'expertise est subordonnée au caractère utile de cette mesure. Il appartient au juge, saisi d'une demande d'expertise dans le cadre d'une action en réparation des conséquences dommageables d'un acte médical, d'apprécier son utilité au vu des pièces du dossier, notamment, le cas échéant, des rapports des expertises préalablement prescrites par une autre juridiction ou par la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, et au regard des motifs de droit et de fait qui justifient, selon le demandeur, la mesure sollicitée.
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 1221-14 du code de la santé publique : " Les victimes de préjudices résultant de la contamination par le virus de l'hépatite B ou C ou le virus T-lymphotropique humain causée par une transfusion de produits sanguins ou une injection de médicaments dérivés du sang réalisée sur les territoires auxquels s'applique le présent chapitre sont indemnisées au titre de la solidarité nationale par l'office mentionné à l'article L. 1142-22 (). ". Selon cet article : " L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales () est également chargé () de l'indemnisation des victimes de préjudices résultant de la contamination par le virus de l'hépatite B ou C ou le virus T-lymphotropique humain () ".
7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expertise réalisée le 26 janvier 2009, que M. B s'est vu diagnostiquer en 1990 une contamination par le VHC en lien avec l'administration de produits sanguins lors d'une hospitalisation en 1982, qu'il a ensuite développé une hépatite C, et que son état de santé s'est dégradé à partir de 2001, en particulier avec un hépatocarcinome diagnostiqué au mois de mars 2006. Cette dégradation s'était notamment traduite, à la date de cette expertise, par plusieurs périodes d'incapacité temporaire totale ou partielle, par une majoration du déficit fonctionnel permanent, alors provisoirement évalué par l'expert à 40 %, et par de nouvelles souffrances endurées, alors temporairement évaluées par l'expert à 5 sur une échelle de 7. Toutefois, à cette même date, M. B n'avait pas bénéficié d'une greffe du foie, qui est intervenue en 2012, et son état de santé était toujours évolutif, ce qui faisait obstacle à la détermination d'une date de consolidation et d'un taux de déficit fonctionnel permanent, ainsi qu'à l'évaluation de ses entiers préjudices. Par ailleurs, l'ONIAM n'a pas fait usage de la faculté, dont il dispose en vertu de l'article R. 1221-71 du code de la santé publique, de diligenter une expertise.
8. Dans l'ensemble de ces conditions, l'état du dossier ne permet pas au tribunal administratif de définir l'étendue de la réparation à mettre à la charge de l'office. Il s'ensuit qu'il y a lieu, avant de statuer sur la requête des consorts B, de faire droit à leurs conclusions présentées à titre principal et d'ordonner une nouvelle expertise médicale, à réaliser par un expert en hépato-gastroentérologie et en oncologie digestive, en réservant tous droits et moyens des parties dans cette attente.
Sur les conclusions tendant au versement d'une allocation provisionnelle :
9. Pour regarder comme non sérieusement contestable l'obligation du créancier qui l'a saisi d'une demande de provision, le juge doit s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
10. M. B sollicite le versement d'une provision à la hauteur de 66 728 euros. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'expertise, qu'il a subi un déficit fonctionnel total de quatre semaines en avril 2006, octobre 2006, juin 2007 et juillet 2008, soit 28 jours, puis partiel au taux de 40 % au titre de la période comprise entre la date de début de l'aggravation du 1er octobre 2001 et la date de l'accédit du 13 octobre 2008, soit 2 542 jours après déduction des périodes de déficit fonctionnel permanent précédemment mentionnées. En outre, les souffrances endurées ont été admises à la hauteur de 5 sur une échelle de 7 jusqu'à la date de l'accédit. Dans ces conditions, les éléments du dossier, de nature à engager l'intervention de l'ONIAM, permettent d'établir avec un degré suffisant de certitude l'existence de l'obligation non sérieusement contestable qui incombe à cet office. Il y a lieu, par suite, de mettre à la charge de l'ONIAM au profit de M. B le versement d'une somme de 25 000 euros au titre de l'allocation provisionnelle demandée.
Sur les conclusions tendant à l'exécution provisoire :
11. Aux termes de l'article L. 11 du code de justice administrative : " Les jugements sont exécutoires. " Il résulte de ces dispositions que les jugements des tribunaux administratifs sont exécutoires de plein droit. Par suite, les conclusions tendant à ce que soit ordonnée l'exécution provisoire du présent jugement sont dépourvues d'objet et doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 er : Il sera procédé à une expertise médicale en présence de M. B et de l'ONIAM.
Article 2 : L'expert spécialisé en hépato-gastroentérologie et en oncologie digestive sera désigné par le président du tribunal. Il accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : L'expert aura pour mission de :
1°) convoquer, interroger, examiner M. B et prendre connaissance de son entier dossier médical ;
2°) procéder à l'évaluation des préjudices, liés à l'hépatite C, et notamment :
Avant consolidation :
les gênes temporaires, totales ou partielles, constitutives d'un déficit fonctionnel ; que le patient exerce ou non une activité, professionnelle, prendre en considération toutes les gênes temporaires, totales ou partielles, subies dans la réalisation de ses activités habituelles ; en préciser la nature, la durée et la quantifier ;
la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ; en cas d'arrêt des activités professionnelles, en préciser la durée et les, conditions de reprise éventuelle ;
l'éventuel dommage esthétique temporaire ; décrire, en cas de besoin, le dommage esthétique avant consolidation ou stabilisation représenté par l'altération de l'apparence physique du patient, liée à la nécessité de se présenter dans un état physique altéré ;
les aides qui ont permis de pallier les gênes dans la réalisation des activités habituelles ; préciser si une aide - humaine ou matérielle - a été nécessaire et pour quelles tâches particulières ; en discuter l'imputabilité à la pathologie en cause ; en cas d'imputabilité, fixer durée au cours de laquelle l'aide a été nécessaire et indiquer sa son étendue et sa périodicité ;
dire si l'état de santé du demandeur est consolidé ou stabilisé sans amélioration possible et, dans l'affirmative, en préciser la date.
Après consolidation, s'il y a lieu :
l'atteinte à l'intégrité physique ou psychique constitutive d'un déficit fonctionnel permanent, le cas échéant, à chiffrer ;
les répercussions des séquelles sur l'activité professionnelle en donnant un avis médical sur l'éventuelle répercussion des séquelles imputables à la pathologie en cause sur les activités professionnelles antérieurement exercées ;
les souffrances endurées, en décrivant les souffrances endurées de la date de survenue du dommage au jour de la consolidation et les évaluer selon l'échelle habituelle de sept degrés ;
dire si les séquelles sont susceptibles d'être à l'origine d'un retentissement sur la vie sexuelle du patient ;
donner un avis médical sur les difficultés éventuelles pour la victime de se livrer à des activités de loisir effectivement pratiquées antérieurement.
Article 4 : L'expert pourra faire appel à un sapiteur après avoir sollicité une autorisation auprès du tribunal.
Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de quatre mois à compter de la notification de l'ordonnance prévue à l'article 2 et en notifiera copie aux parties conformément à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 6 : L'expertise sera réalisée au contradictoire de M. B et de l'ONIAM.
Article 7 : L'ONIAM versera à M. B une somme de 25 000 euros à titre provisionnel.
Article 8 : Les frais et honoraires dus à l'expert sont réservés pour y être statué en fin d'instance et seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du tribunal, conformément à l'article R. 621-11 du code de justice administrative.
Article 9 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 10 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, premier dénommé des requérants, et à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.
Délibéré après l'audience du 22 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Baccati, premier conseiller.
M. Parisien, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2024.
Le rapporteur,
J. BACCATI
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026