jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102668 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MILHE COLOMBAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 août 2021 et le 14 avril 2023, Mme A B, représentée par Me Milhe-Colombain, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune d'Avignon à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation des préjudices subis en raison d'une promesse de recrutement non tenue ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Avignon la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est recevable ;
- la commune d'Avignon a commis des fautes de nature à engager sa responsabilité en raison de l'annulation de son recrutement sur le poste de chargée de l'accueil des usagers et du traitement administratif des dossiers, sans information préalable personnelle, et en méconnaissance de l'engagement de la recruter sur ce poste ; la commune a postérieurement diffusé une nouvelle fiche correspondant à ce poste, de sorte qu'elle en a été délibérément écartée ;
- en raison de ces fautes, elle a subi une atteinte à son honneur et à sa probité ainsi qu'un préjudice moral et des troubles de toute nature dans ses conditions d'existence qui doivent globalement être évalués à la somme de 20 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juin 2022, la commune d'Avignon conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'elle n'a commis aucune faute et que les préjudices invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Chevillard,
- les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,
- et les observations de Me Milhe-Colombain, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjointe administrative au sein de la commune de Bonnieux, a candidaté, le 31 mars 2020, sur un poste de chargée de l'accueil des usagers et du traitement administratif des dossiers au sein du département habitat urbanisme et écologie urbaine de la commune d'Avignon. Par un courrier du 13 août 2020, la commune d'Avignon l'a informée que sa candidature à ce poste avait été retenue. Par un courrier du 21 août 2020, Mme B a présenté sa demande de mutation à son employeur. Par un courrier du 14 septembre 2020, la commune d'Avignon a informé la commune de Bonnieux de l'annulation du recrutement de Mme B. Par un courrier du 15 avril 2021, auquel il n'a pas été répondu, cette dernière a demandé à la commune d'Avignon la réparation de ses préjudices résultant de cette annulation. Par la présente requête, elle demande au tribunal de condamner cette commune à les réparer.
2. A supposer que la commune d'Avignon ait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, la requérante soutient qu'elle a subi une atteinte à son honneur et à sa probité ainsi qu'un préjudice moral et des troubles de toute nature dans ses conditions d'existence qui doivent globalement être évalués à la somme de 20 000 euros. Toutefois d'une part, Mme B n'apporte aucun élément concernant l'atteinte à l'honneur et à la probité alléguée. D'autre part, l'intéressée, n'a pas perdu son poste au sein de la commune de Bonnieux, ne fait état d'aucune démarche complémentaire liée à son recrutement ou de toute autre circonstance constitutive de troubles de toute nature dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de recrutement au sein de la commune d'Avignon ou de la conservation de ses fonctions au sein de la commune de Bonnieux. Si elle invoque des réactions physiques cutanées, notamment d'eczéma, des troubles psychiques manifestés par des crises d'angoisse et d'insomnie, les seules ordonnances médicales et l'attestation de sa propre sœur ne permettent pas de démontrer que de tels préjudices seraient directement liés à une faute de la commune d'Avignon.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête, et par voie de conséquence celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune d'Avignon.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
M. Chaussard, premier conseiller,
M. Chevillard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
Le rapporteur,
F. CHEVILLARD
La présidente,
C. BOYER
La greffière,
F. DESMOULIÈRES
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2102668
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026