vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2102762 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | SELARL CABINET D'AVOCATS DUFOUR & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 août 2021 et 27 juin 2022, M. B C, représenté par Me Dufour, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision référencée " 48SI " du 23 mars 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux présenté le 14 juin 2021 ;
2°) d'annuler les huit décisions de retrait de point prises par le ministre de l'intérieur au titre des infractions commises entre le 7 novembre 2018 et le 11 avril 2020 ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, les points dont le retrait est contesté ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'a pas bénéficié des informations prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
- la réalité des infractions à l'origine des retraits de point n'est pas établie et, en tout état de cause, ont fait l'objet d'une contestation auprès de l'officier du ministère public ;
- les décisions de retrait de points ne lui ont pas été notifiées, dès lors, il n'est pas démontré qu'elles seraient suffisamment motivées en droit et en fait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Le 23 mars 2021, M. C a fait l'objet d'une décision référencée " 48SI " par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié le retrait d'un point à la suite d'une infraction en date du 11 avril 2021, a rappelé les retraits de point antérieurs, a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul et l'a informé de son obligation de restituer son permis de conduire dans le délai de dix jours. L'intéressé a présenté le 14 juin 2021 un recours gracieux auprès du ministre de l'intérieur à l'encontre de huit décisions de retrait de point. M. C demande au tribunal d'annuler la décision précitée du 23 mars 2021, les décisions portant retrait d'un point au titre des infractions commises respectivement le 7 novembre 2018, les 31 mars et 20 avril 2019 et les 3 janvier, 13 janvier, 1er mars, 16 mars et 11 avril 2020 et la décision portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :
2. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 223-3 de ce même code : " Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès ". La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
3. Le requérant fait valoir que, pour chacune des infractions qui lui sont imputées, il n'a pas bénéficié de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
S'agissant des infractions des 7 novembre 2018 et 31 mars 2019 :
4. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C que les infractions en date des 7 novembre 2018 et 31 mars 2019 ont été relevées au moyen d'un radar automatique, ainsi qu'en témoigne la mention "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA", et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur produit à l'instance les attestations du trésorier du centre de contrôle automatisé relatives au paiement des amendes forfaitaires majorées afférentes à ces infractions. Si, le requérant, qui ne produit pas les avis d'amendes forfaitaires majorées émis à la suite des infractions relevées à son encontre les 7 novembre 2018 et 31 mars 2019, fait valoir que les amendes forfaitaires majorées correspondant à cette infraction ont fait l'objet d'un recouvrement forcé et que leur paiement ne saurait constituer une preuve de la délivrance de l'information prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, il ne produit, toutefois, pour en justifier, qu'une partie de son bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires dont la lecture ne permet pas d'établir que le paiement de ces amendes forfaitaires majorées auraient été effectués par le biais d'une opposition administrative notifiée à un tiers détenteur. Dès lors, en l'absence de tout élément avancé par l'intéressé qui serait de nature à mettre en doute la réalité et les conditions d'intervention du paiement des amendes forfaitaires majorées afférentes à ces infractions, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable au titre des infractions susvisées. Par suite, et dès lors que le requérant n'établit pas que les amendes forfaitaires litigieuses ont fait l'objet d'un recouvrement forcé, le moyen tiré du défaut d'information préalablement à ces décisions de retrait de points manque en fait et doit être écarté.
S'agissant de l'infraction du 11 avril 2020 :
5. Il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C que l'infraction en date du 11 avril 2020 a été relevée au moyen d'un radar automatique, ainsi qu'en témoigne la mention "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA", et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur produit à l'instance l'avis d'amende forfaitaire majorée en date du 20 novembre 2020, qui comporte les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et qui a été adressé à M. C par lettre recommandée. Dans ces conditions, et alors que ce pli a été retourné à l'autorité administrative avec la mention " pli avisé non réclamé ", l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information préalable prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
S'agissant des infractions commises les 20 avril 2019, 3 janvier 2020, 13 janvier 2020, 1er mars 2020 et 16 mars 2020 :
6. S'agissant des autres infractions mentionnées dans la décision référencée " 48SI " attaquée, il résulte du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. C que ces infractions ont été relevées au moyen d'un radar automatique, ainsi qu'en témoigne la mention "tribunal d'instance ou de police de CNT-CSA", et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Si le ministre de l'intérieur ne justifie pas que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223 3 du code de la route ont été délivrées à l'intéressé, il est établi par les mentions du relevé d'information intégral du requérant, et alors que ce dernier ne produit pas le document qui lui a été remis afin de démontrer qu'il ne comporterait pas l'ensemble des information exigées par les L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qu'il avait, au titre de l'infraction antérieure du 26 septembre 2018 relevée par un radar automatique, été déjà été destinataire, au plus tard le 10 octobre 2018, de l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, le défaut éventuel d'information préalable au titre des infractions en date des 20 avril 2019, 3 janvier 2020, 13 janvier 2020, 1er mars 2020 et 16 mars 2020 n'a pu avoir pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de priver M. C d'une garantie.
7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du défaut d'information au titre des articles L. 223-3 et R. 223 3 du code de la route doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'absence de réalité des infractions :
8. D'une part, aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 223-1 du code de la route : " La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive ".
9. D'autre part, aux termes du deuxième alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale : " A défaut de paiement ou d'une requête présentée dans le délai de quarante-cinq jours, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée au profit du Trésor public en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public ". Aux termes des deuxièmes et troisièmes alinéas de l'article 530 du même code : " Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée. S'il s'agit d'une contravention au code de la route, la réclamation n'est toutefois plus recevable à l'issue d'un délai de trois mois lorsque l'avis d'amende forfaitaire majorée est envoyé par lettre recommandée à l'adresse figurant sur le certificat d'immatriculation du véhicule, sauf si le contrevenant justifie qu'il a, avant l'expiration de ce délai, déclaré son changement d'adresse au service d'immatriculation des véhicules ; dans ce dernier cas, le contrevenant n'est redevable que d'une somme égale au montant de l'amende forfaitaire s'il s'en acquitte dans un délai de quarante-cinq jours, ce qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire pour le montant de la majoration./ La réclamation doit être accompagnée de l'avis d'amende forfaitaire majorée correspondant à l'amende considérée ainsi que, dans le cas prévu par l'article 529-10, de l'un des documents exigés par cet article, à défaut de quoi elle est irrecevable ". L'article 529-10 du même code subordonne par ailleurs la recevabilité de la réclamation à son envoi par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et à l'envoi simultané de différents documents.
10. Enfin, aux termes de l'article R. 49-5 du code de procédure pénale : " La majoration de plein droit des amendes forfaitaires prévues par le deuxième alinéa de l'article 529-2 () est constatée par l'officier du ministère public qui la mentionne sur le titre exécutoire prévu par l'alinéa premier de l'article 530. / () / Le titre exécutoire, signé par l'officier du ministère public, est transmis au comptable principal du Trésor ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 49-6 du même code : " Le comptable de la direction générale des finances publiques adresse au contrevenant un extrait du titre exécutoire le concernant sous forme d'avis l'invitant à s'acquitter du montant de l'amende forfaitaire majorée. Cet avis contient, pour chaque amende, les mentions prévues par le deuxième alinéa de l'article R. 49-5 et indique le délai et les modalités de la réclamation prévue par les deuxièmes et troisièmes alinéas de l'article 530 ". Aux termes de l'article R. 49-8 du même code : " L'officier du ministère public saisi d'une réclamation recevable informe sans délai le comptable de la direction générale des finances publiques de l'annulation du titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée ".
11. Il résulte des dispositions de l'article 530 du code de procédure pénale qu'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, lorsqu'elle est formée dans les délais et dans les formes prévues par cet article et par l'article 529-10 du même code, entraîne l'annulation du titre exécutoire. En vertu de l'article R. 49-8 du même code, l'officier du ministère public saisi d'une réclamation recevable porte sans délai cette annulation à la connaissance du comptable de la direction générale des finances publiques. Il appartient ensuite à l'officier du ministère public soit de diligenter des poursuites devant la juridiction pénale au titre de l'infraction contestée, soit de classer l'affaire sans suite. Eu égard aux dispositions de l'article L. 123-1 du code de la route, l'annulation du titre exécutoire a pour conséquence que la réalité de l'infraction ne peut plus être regardée comme établie. L'autorité administrative doit, par suite, rétablir sur le permis de conduire les points qui avaient pu être retirés, sans préjudice d'un nouveau retrait si le juge pénal est saisi et prononce une condamnation.
12. Il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la recevabilité d'une réclamation contre le titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, laquelle est appréciée par l'officier du ministère public sous le contrôle de la juridiction pénale devant laquelle l'auteur de la réclamation dispose d'un recours. Si le titulaire du permis de conduire peut utilement faire valoir devant le tribunal administratif, à l'appui d'une contestation relative au retrait de points, que la réalité de l'infraction n'est pas établie compte tenu de l'annulation du titre exécutoire du fait d'une réclamation, il ne saurait se borner à justifier de la présentation de cette réclamation mais doit établir qu'elle a été regardée comme recevable et a par suite entraîné l'annulation du titre. Cette preuve peut être apportée soit par un document émanant de l'autorité judiciaire, soit, au besoin, par le document couramment nommé " bordereau de situation des amendes et des condamnations pécuniaires ", tenu par le comptable public pour chaque contrevenant et dont la personne concernée peut obtenir communication en application de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les infractions à l'origine des décisions attaquées ont donné lieu, s'agissant de l'infraction du 26 septembre 2019, au paiement de l'amende forfaitaire et, s'agissant des autres infractions, à l'émission de titres exécutoires à l'encontre de M. C respectivement les 26 février 2019, 10 juin 2019, 1er juillet 2019, 15 septembre 2020, 15 septembre 2020, 26 octobre 2020, 23 novembre 2020, 9 septembre 2020. Si, à l'appui de son recours, l'intéressé indique avoir formé, le 8 juin 2021, une réclamation contre les titres exécutoires précités devant l'officier du ministère public, il ne produit toutefois aucune pièce permettant d'établir la réalité de l'envoi de cette réclamation, qui est contesté en défense, ni, en tout état de cause, aucun document permettant d'établir que cette réclamation aurait été regardée comme recevable et aurait, par suite, entraîné l'annulation du titre exécutoire. Il en résulte que le moyen tiré de l'absence de réalité de l'infraction susmentionnée ne peut qu'être rejeté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification :
14. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 223-3 du code de la route : " Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ".
15. M. C soutient que les décisions de retrait de points mentionnées par la décision " 48SI " ne lui ont jamais été notifiées par courrier. Toutefois, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévue par les dispositions précitées, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont dispose celui-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par conséquent, la circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. Au surplus, il était loisible à l'intéressé de consulter son relevé d'information intégral et de suivre, s'il l'estimait utile, un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Par suite, le moyen tiré de l'absence de notification des différents retraits de points est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de motivation :
16. M. C soutient que les décisions de retraits de points ne sont pas motivées. Toutefois, la décision 48 SI mentionne les circonstances de droit et de fait du retrait de points à la suite de l'infraction commise le 11 avril 2020. Si elle ne rappelle pas ces éléments, s'agissant des autres infractions et si le ministre de l'intérieur s'abstient de produire ces décisions, celles-ci sont établies sur un formulaire type qui comporte systématiquement les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des retraits de points opérés par l'administration sur le permis de conduire du contrevenant. En outre, les mentions inscrites dans le relevé intégral d'information relatif au permis de conduire, document nominatif dont l'accès est librement ouvert au titulaire du titre de conduite, et que M. C a d'ailleurs produit, récapitulent la date, le lieu, la qualification de l'infraction, les mentions relatives au caractère définitif de l'infraction par le paiement de l'amende forfaitaire, l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou le prononcé d'une condamnation définitive et le nombre de points retirés. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions " 48 " portant retrait de points ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
P. ALe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026