LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2200243

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2200243

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2200243
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP D'AVOCATS VERBATEAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 janvier et 12 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Gregori, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux à lui verser, d'une part, la somme de 20 977,02 euros, à parfaire à la date du jugement, en réparation du préjudice matériel qu'il estime avoir subi, d'autre part, la somme de 22 920 euros, à parfaire à la date du jugement, en réparation du préjudice de jouissance qu'il estime avoir subi et, enfin, la somme de 3 000 euros en réparation du préjudice moral qu'il estime avoir subi, ces sommes devant être assorties des intérêts au taux légal à compter de la date de réception de sa demande préalable ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- la responsabilité sans faute du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux est engagée, en sa qualité de maître d'ouvrage, dès lors que les travaux de réhabilitation du réseau d'eau de la commune de Mazan, entrepris en 2016, lui ont causé un dommage anormal et spécial de travaux publics ;

- son préjudice matériel s'élève à la somme totale de 20 977,02 euros, à parfaire ;

- son préjudice de jouissance, tiré de la perte de revenus locatifs au cours de la période de 2017 à 2022, s'élève à la somme de 22 920 euros, à parfaire ;

- son préjudice moral doit être réparé à hauteur de 3 000 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2022, le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux, représenté par Me Pons, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, subsidiairement, à ce que les sociétés Cabinet Tramoy et Teyssier Père et fils soient condamnées solidairement à le garantir des condamnations prononcées à son encontre et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des parties succombantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il fait valoir que :

- sa responsabilité sans faute ne saurait être engagée en l'absence de démonstration de l'existence d'un dommage anormal et spécial subi par M. B ;

- subsidiairement, les sociétés Cabinet Tramoy et Teyssier Père et fils devront le garantir solidairement des condamnations prononcées à son encontre, les désordres constatés sur sa propriété étant imputables à ces deux sociétés ainsi que l'a relevé l'expert judiciaire.

La procédure a été communiquée à la société à responsabilité limitée Cabinet Tramoy et à la société par actions simplifiée Teyssier Père et fils qui n'ont pas produit d'écritures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mouret,

- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public,

- les observations de Me Gregori, représentant M. B, et celles de Me Rémy, représentant le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est propriétaire non occupant d'un immeuble situé sur le territoire de la commune de Mazan, commune membre du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux. Au cours de l'année 2016, cet établissement public a validé le démarrage de la deuxième tranche des travaux de réhabilitation du réseau d'assainissement et du réseau d'eau potable sur le territoire de la commune de Mazan. M. B a déclaré, au mois d'octobre 2016, un sinistre survenu dans la cave de son immeuble. S'estimant victime d'un dommage de travaux publics, lié à l'exécution des travaux réalisés sur le réseau d'eau potable situé dans l'impasse des Barbiers, M. B a vainement saisi le président du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux d'une demande indemnitaire préalable datée du 18 novembre 2021 et reçue le lendemain. M. B demande au tribunal de condamner le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux à réparer les préjudices qu'il estime avoir subis à la suite de cette opération de travaux publics.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité :

2. Même en l'absence de faute, le maître de l'ouvrage ainsi que, le cas échéant, le maître d'œuvre et l'entrepreneur chargé des travaux sont responsables vis-à-vis des tiers des dommages causés à ceux-ci par l'exécution d'un travail public, à moins que ces dommages ne soient imputables à un cas de force majeure ou à une faute de la victime. Il appartient aux tiers à une opération de travaux publics qui entendent obtenir réparation des dommages qu'ils estiment avoir subis à cette occasion d'établir le lien de causalité entre cette opération et les dommages invoqués. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage présente un caractère accidentel.

3. D'une part, il résulte de l'instruction que les travaux litigieux, entrepris au cours de l'année 2016 sur le territoire de la commune de Mazan et consistant notamment en la réhabilitation du réseau d'adduction d'eau potable situé à proximité de l'immeuble dont M. B est propriétaire, ont été réalisés dans un but d'intérêt général et pour le compte du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux, établissement public dont la commune de Mazan est membre.

4. D'autre part, il résulte du rapport d'expertise judiciaire du 15 octobre 2020 versé aux débats que, lors de l'exécution des travaux publics évoqués au point précédent, un important " décompactage des sols " a été réalisé afin d'installer " la tranchée des canalisations d'eau potable ", tranchée située sous la chaussée de l'impasse des Barbiers et dont le point bas rejoint le mur de la cave appartenant à M. B. Ce rapport précise que cette tranchée " se comporte comme un drain " et qu'elle " capte les eaux souterraines et les dirige vers son point bas ", avant de préciser que " des adaptations auraient dû être mis(es) en œuvre aux abords des murs enterrés de la cave " et que " tout au moins la tranchée aurait dû s'arrêter à une distance suffisamment grande pour que les eaux de ruiss(elle)ment se dispersent avant d'arriver contre le mur de la cave ". Il résulte de l'instruction que les infiltrations d'eau litigieuses, affectant la cave du local commercial appartenant à M. B, trouvent leur origine principale dans les travaux de réhabilitation du réseau d'eau situé dans l'impasse des Barbiers. Il est ainsi établi un lien de causalité direct et certain entre les dommages subis par M. B, qui présentent un caractère accidentel, et ces travaux publics réalisés sous la maîtrise d'ouvrage du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux.

5. Il résulte de ce qui précède que M. B, en sa qualité de tiers, est fondé à rechercher la responsabilité sans faute du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux, sans avoir à démontrer le caractère grave et spécial des préjudices qu'il estime avoir subis.

En ce qui concerne les préjudices :

6. En premier lieu, lorsqu'un dommage causé à un immeuble engage la responsabilité d'une collectivité publique, le propriétaire peut prétendre à une indemnité couvrant, d'une part, les troubles qu'il a pu subir, du fait notamment de pertes de loyers, jusqu'à la date à laquelle, la cause des dommages ayant pris fin et leur étendue étant connue, il a été en mesure d'y remédier et, d'autre part, une indemnité correspondant au coût des travaux de réfection. Ce coût doit être évalué à cette date, sans pouvoir excéder la valeur vénale, à la même date, de l'immeuble exempt des dommages imputables à la collectivité.

7. D'une part, il résulte de l'instruction que M. B a conclu un bail commercial, prenant effet le 15 novembre 2004, en vue de la location - pour un montant mensuel de 382 euros à compter du 15 novembre 2005 - du local situé au rez-de-chaussée de l'immeuble dont il est propriétaire, ce bail incluant notamment, contrairement à ce que fait valoir le syndicat mixte défendeur, la cave litigieuse située sous l'impasse des Barbiers. Le requérant produit l'acte par lequel le preneur du local commercial en cause lui a donné congé de ce local à compter du 31 décembre 2017, ainsi qu'un procès-verbal de constat établi le 3 mai 2017 par un huissier de justice à la demande de ce locataire. Il résulte du rapport d'expertise judiciaire du 15 octobre 2020 que le local commercial litigieux est devenu inexploitable en raison des désordres liés aux travaux publics litigieux qui ont entraîné, selon l'expert, des " infiltrations d'eaux pestilentielles " et des " inondations récurrentes ". Dans ces conditions, la cause du dommage n'ayant pas pris fin, le préjudice financier de M. B doit être évalué, sur la base d'une perte mensuelle de 382 euros pour la période allant de la date à partir de laquelle l'appartement a été inoccupé par suite des désordres constatés jusqu'à la date du présent jugement, ainsi que le demande le requérant. Par suite, ce préjudice doit être évalué à la somme de 26 358 euros.

8. D'autre part, il résulte du rapport d'expertise judiciaire déjà cité que la cave située à l'arrière du local commercial loué par M. B présente des " infiltrations d'eaux pestilentielles " et des " inondations récurrentes " liées aux travaux mentionnés au point 4. Le coût des travaux à effectuer pour remédier aux désordres affectant cette cave peut être évalué, selon l'expert, à la somme totale de 15 856,50 euros. Il résulte également de ce rapport d'expertise que l'intéressé justifie avoir exposé des frais d'un montant total de 3 359,02 euros pour faire provisoirement face à ces désordres. Dans ces conditions, il y a lieu d'allouer à M. B, au titre de son préjudice matériel qui présente un lien direct et certain avec les désordres constatés par l'expert, une somme globale de 19 215,52 euros.

9. En second lieu, il sera fait une justice appréciation du préjudice moral subi par M. B en lui allouant à ce titre une somme de 1 000 euros.

10. Il résulte de tout ce qui précède que M. B a droit à une somme totale de 46 573,52 euros en réparation des préjudices qu'il a subis.

En ce qui concerne les intérêts :

11. Lorsqu'ils ont été demandés et quelle que soit la date de cette demande, les intérêts moratoires courent à compter du jour où la demande de paiement du principal est parvenue au débiteur ou, en l'absence d'une telle demande préalablement à la saisine du juge, à compter du jour de cette saisine.

12. M. B a droit aux intérêts au taux légal correspondant à la somme qui lui est due à compter du 19 novembre 2021, date de réception de sa demande préalable par le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux.

Sur les conclusions d'appel en garantie :

13. La fin des rapports contractuels entre le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre ou l'entrepreneur, consécutive à la réception sans réserve d'un marché de travaux publics, fait obstacle à ce que, sauf clause contractuelle contraire, le maître d'œuvre ou l'entrepreneur soit ultérieurement appelé en garantie par le maître d'ouvrage pour des dommages dont un tiers demande réparation à ce dernier, alors même que ces dommages n'étaient ni apparents ni connus à la date de la réception. Il n'en irait autrement que dans le cas où la réception n'aurait été acquise au constructeur qu'à la suite de manœuvres frauduleuses ou dolosives de sa part. Toutefois, si le dommage subi par le tiers trouve directement son origine dans des désordres affectant l'ouvrage objet du marché, la responsabilité du maître d'œuvre ou de l'entrepreneur envers le maître d'ouvrage peut être recherchée sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs.

14. Il résulte du rapport d'expertise judiciaire du 15 octobre 2020 que les travaux réalisés sous la maîtrise d'ouvrage du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux ont fait l'objet d'une réception sans réserve le 8 juin 2016. Ce dernier ne se prévalant pas de manœuvres frauduleuses ou dolosives commises par les constructeurs, cette réception sans réserve a eu pour effet de mettre fin à ses rapports contractuels avec ces derniers. Par ailleurs, si le syndicat mixte défendeur demande à être garanti par la société Cabinet Tramoy, maître d'œuvre, ainsi que par la société Teyssier Père et fils, entrepreneur, au titre de leur responsabilité décennale, il ne résulte pas de l'instruction que les désordres affectant le bien de M. B seraient liés à un défaut de conception et d'exécution des travaux de réhabilitation ayant pour conséquence d'empêcher le fonctionnement normal de l'ouvrage et, ainsi, de le rendre impropre à sa destination ou de compromettre sa solidité. Il suit de là que les conditions d'engagement de la responsabilité décennale des constructeurs ne sont pas réunies.

15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'appel en garantie présentées par le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux doivent être rejetées.

Sur les frais d'expertise judiciaire :

16. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties () ".

17. Les frais exposés pour la réalisation de l'expertise ordonnée le 26 septembre 2018 par la présidente du tribunal de grande instance de Carpentras ne relèvent pas des dépens sur lesquels il appartient au tribunal de statuer en application des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. A supposer que M. B ait entendu se prévaloir de ces dispositions, ses conclusions tendant à ce que ces frais d'expertise soient mis à la charge de la partie adverse ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens. Ces dispositions font par ailleurs obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux soient mises à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

D É C I D E :

Article 1er : Le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux est condamné à verser à M. B une somme de de 46 573,52 euros. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 19 novembre 2021.

Article 2 : Le syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au syndicat mixte des eaux de la région Rhône-Ventoux, à la société à responsabilité limitée Cabinet Tramoy et à la société par actions simplifiée Teyssier Père et fils.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Peretti, président,

M. Parisien, premier conseiller,

M. Mouret, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.

Le rapporteur,

R. MOURETLe président,

P. PERETTI

La greffière,

I. MASSOT

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions