LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2200259

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2200259

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2200259
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A, gestionnaire d’une société en liquidation judiciaire, qui demandait le remboursement par Pôle emploi d’un trop-perçu de 14 003,55 euros, correspondant à un double versement de participations au financement de conventions de reclassement personnalisé. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, estimant que celui-ci, portant sur le recouvrement de contributions dues par l’employeur au titre du code du travail (articles L. 1233-65 et suivants), relève de la compétence des juridictions judiciaires, conformément à l’article L. 5422-16 du code du travail. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 27 janvier, 8 mars et 29 mars 2022 et 11 novembre 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'ordonner à Pôle emploi de lui rembourser la somme de 14 003,55 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 24 décembre 2020 ;

2°) de mettre à la charge de Pôle emploi les entiers dépens et les frais de l'instance.

Il soutient que les participations au financement des conventions de reclassement personnalisé dues par la société Autocars A à hauteur de 14 003,55 euros ont été réglées à Pôle emploi dès 2009, de sorte que le second paiement réalisé à cet effet par le mandataire de cette société en 2020 a entraîné un trop-perçu au profit de Pôle emploi dont il incombe d'ordonner le remboursement.

Par des mémoires en défense enregistrés les 10 février et 24 mars 2022 et un mémoire enregistré le 14 novembre 2024 et non communiqué, Pôle emploi conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la juridiction administrative est incompétente pour connaître du litige ;

- à titre subsidiaire, le recours est mal dirigé dans la mesure où il convient de rechercher la responsabilité du mandataire liquidateur de la société Autocars A ;

- à titre très subsidiaire, les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lahmar,

- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,

- et les observations de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. La société Autocars A, dont le requérant était le gestionnaire, a été placée en liquidation judiciaire à compter du 18 novembre 2008. Dans ce cadre, trois des salariés de l'entreprise dont le licenciement pour motif économique a été autorisé ont bénéficié du dispositif de convention de reclassement personnalisé, alors prévu à l'article L. 1233-65 du code du travail, entraînant la mise à la charge de la société Autocars A de participations à hauteur d'un montant total de 14 003,55 euros. M. A fait valoir que cette somme a été réglée à Pôle Emploi dès 2009, de sorte que le second versement réalisé par le mandataire liquidateur de la société Autocars A en 2020 a entraîné un trop-perçu au profit de Pôle emploi. Il demande, par suite, au tribunal d'ordonner à cet organisme de lui rembourser la somme de 14 003,55 euros.

Sur la compétence de la juridiction administrative :

2. Aux termes de l'article L. 1233-65 du code du travail, dans sa version applicable au litige : " Dans les entreprises non soumises à l'obligation de proposer le congé de reclassement prévu à l'article L. 1233-71, l'employeur propose à chaque salarié dont il envisage de prononcer le licenciement pour motif économique une convention de reclassement personnalisé. Cette convention lui permet de bénéficier, après la rupture de son contrat de travail, d'actions de soutien psychologique, d'orientation, d'accompagnement, d'évaluation des compétences professionnelles et de formation destinées à favoriser son reclassement. " L'article L. 1233-69 du même code, dans sa rédaction applicable au litige, dispose que : " L'employeur contribue au financement de l'allocation servie aux bénéficiaires par l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1, pour le compte de l'organisme mentionné à l'article L. 5427-1 par un versement à l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 équivalent au minimum à deux mois de salaire de l'intéressé, sous réserve que la durée légale du préavis soit au moins égale à deux mois. " Enfin, selon l'article L. 5422-16 de ce code, dans sa version alors applicable : " Les contributions prévues aux articles L. 1233-69, L. 1235-16, L. 5422-9, L. 5422-11 et L. 5424-20 sont recouvrées et contrôlées par les organismes chargés du recouvrement mentionnés à l'article L. 5427-1 pour le compte de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance chômage mentionné à ce même article, selon les règles et sous les garanties et sanctions applicables au recouvrement des cotisations du régime général de la sécurité sociale assises sur les rémunérations. Les différends relatifs au recouvrement de ces contributions relèvent du contentieux de la sécurité sociale. () "

3. Il résulte des dispositions précitées que les litiges relatifs au recouvrement des contributions dues par l'employeur au titre du financement des conventions de reclassement professionnalisé conclues par ses salariés relève de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Dès lors, et ainsi que le fait valoir Pôle emploi en défense, le présent litige, qui est relatif au recouvrement de telles contributions, relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et ce quand bien même il aurait été causé, selon le requérant, par un dysfonctionnement interne de Pôle emploi. Il s'ensuit que les conclusions principales de la présente requête doivent être rejetées comme ayant été portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Les conclusions présentées au titre des dépens et frais de l'instance doivent, par voie de conséquence, être également rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à Pôle emploi.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024 où siégeaient :

- Mme Boyer, présidente,

- Mme Lahmar, conseillère,

- Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

La rapporteure,

L. LAHMAR

La présidente,

C. BOYERLa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions