mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2200584 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MILHE COLOMBAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2022, M. B A, Mme C E épouse A et Mme D A, représentés par Me Milhe-Colombain, demandent au tribunal :
1°) de condamner la commune de Bollène à leur verser une somme totale de 215 000 euros en réparation de leurs préjudices ;
2°) d'enjoindre à la commune de Bollène de cesser ou faire cesser tout trouble, dans le délai d'un mois à compter du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Bollène la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la commune de Bollène a construit à proximité de leur propriété, un important complexe sportif mis en service en 2020 et constitué notamment d'un vélodrome et d'une piste de BMX ;
- ils subissent de ce fait des nuisances causées par le bruit, l'éclairage et la présence du public ; ces nuisances excèdent celles que des riverains sont normalement appelés à supporter et engagent la responsabilité sans faute de la commune de Bollène ;
- leurs préjudices s'établissent ainsi : troubles de jouissance : 20 000 euros ; troubles dans les conditions d'existence : 15 000 euros ; perte de valeur vénale de la propriété : 150 000 euros ; perte de revenus locatifs : 30 000 euros soit au total 215 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2022, la commune de Bollène, représentée par Me Cazin, conclut au rejet de la requête des consorts A et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à leur charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de Mme D A sont irrecevables, en l'absence de décision ayant lié le contentieux à son égard ;
- les conclusions présentées par M. B A et son épouse Mme C A sont irrecevables en tant qu'elles excèdent le préjudice pour trouble dans les conditions d'existence invoqué dans leur réclamation préalable ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 13 juin 2024, M. B A, Mme C E épouse A et Mme D A déclarent se désister de leur requête.
Par un mémoire enregistré le 14 juin 2024, la commune de Bollène conclut à ce qu'il soit donné acte aux requérants de leur désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Baccati,
- et les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, son épouse Mme C A et leur fille Mme D A ont demandé au tribunal de condamner la commune de Bollène à réparer les préjudices subis du fait d'un complexe sportif situé à proximité de leur propriété familiale, située 836 route de Lapalud sur le territoire de cette commune.
2. Par un mémoire enregistré le 14 juin 2024, les consorts A déclarent se désister de leur requête. Ce désistement d'instance étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1 er : Il est donné acte du désistement de la requête des consorts A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, premier dénommé et à la commune de Bollène.
Délibéré après l'audience du 1er juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Baccati, premier conseiller,
M. Parisien, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2024.
Le rapporteur,
J. BACCATI
Le président,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026