vendredi 14 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2200912 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ALLE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, complétée par des mémoires enregistrés les 2 août et 30 octobre 2023, la SAS Marchands de biens Arist1, représentée par la SCP Alle et Associés, demande au tribunal :
- la décharge des rectifications mises à sa charge au titre de l'impôt sur les sociétés pour les années 2015 et 2016 et de la taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2016 et 2017,
- de mettre à la charge de l'Etat les frais exposés et non compris dans les dépens.
Elle soutient que :
- le mandat du 17 janvier 2018 ne confiait de pouvoir à l'expert-comptable que pour le premier rendez-vous du 19 janvier 2018 ; l'administration a poursuivi à tort les opérations de contrôle en la seule présence de l'expert-comptable lors de plusieurs rendez-vous ; dès lors, la procédure de vérification est viciée ;
- les deux dépenses, enregistrées à hauteur de 50 000 euros chacune, correspondaient à des acomptes afférents à la facture de 100 000 euros et la comptabilisation en charge des acomptes en sus de la facture relevait d'une erreur ; la facture de 100 000 euros a fait l'objet d'une annulation au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2017 ; l'avis de vérification faisant référence à l'année 2017, le service aurait dû opérer une compensation entre l'exercice 2016 et l'exercice 2017, et ne pas rehausser le résultat de l'exercice clos au 31 décembre 2016 ;
- la taxe sur la valeur ajoutée collectée non reversée pour la somme de 45 505 euros ayant été payée au Trésor le 24 décembre 2017, soit avant la première intervention du vérificateur, ce montant devait être compensé avec les rectifications appliquées par le service ; en effet, l'avis de vérification précise l'étendue de la période correspondant à " l'ensemble de vos déclarations fiscales ou opérations susceptibles d'être examinées et portant sur la période du 01/01/2015 au 31/10/2017 " et fait donc référence à l'année 2017 ;
- elle a droit au report en arrière du déficit de l'exercice clos le 31/12/2017 sur le bénéfice rehaussé de l'exercice 2016.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 septembre 2022, complété par des mémoires enregistrés le 18 septembre et le 8 novembre 2023, le directeur du contrôle fiscal Sud-Pyrénées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête est infondée dans les moyens qu'elle soulève.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C Parisien ;
- les conclusions de Mme Wendy Lellig, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La société Marchands de Biens Arist 1 a fait l'objet d'une vérification de comptabilité du 19 janvier 2018 au 25 octobre 2018 de l'ensemble de ses déclarations fiscales ou opérations susceptibles d'être examinées portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 octobre 2017. À l'issue de ce contrôle, le service a communiqué à la requérante, par proposition de rectification du 29 octobre 2018, les motifs de rappels envisagés en matière de taxe sur la valeur ajoutée collectée et non reversée sur opérations de promotion immobilière et sur prestations de raccordement collectif au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 octobre 2017, ainsi qu'en matière de taxe sur la valeur ajoutée déductible au titre de l'année 2016. Il lui a également fait part des motifs de rehaussements envisagés en matière d'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2016 pour cause de charges injustifiées. Les rappels étaient assortis de l'intérêt de retard prévu à l'article 1727 du code général des impôts. Les réclamations contentieuses présentée par la SAS Marchands de biens Arist 1 ayant fait l'objet de décisions de rejet, la requérante conteste ces décisions de rejet et demande au tribunal la décharge des rectifications mises à sa charge au titre de l'impôt sur les sociétés pour les années 2015 et 2016 et de la taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2016 à 2017.
Sur la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 47 du livre des procédures fiscales : " Un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle d'une personne physique au regard de l'impôt sur le revenu ou une vérification de comptabilité ne peut être engagée sans que le contribuable en ait été informé par l'envoi ou la remise d'un avis de vérification. Cet avis doit préciser les années soumises à vérification et mentionner expressément, sous peine de nullité de la procédure, que le contribuable a la faculté de se faire assister par un conseil de son choix ". Aux termes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable à la période d'imposition en litige : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables. () ". Dans le cas où la vérification de comptabilité d'une entreprise a été effectuée, soit, comme il est de règle, dans ses propres locaux, soit, si son dirigeant ou représentant l'a expressément demandé, dans les locaux où sont déposés ses documents comptables, notamment dans les locaux du comptable ou d'une autre société, c'est au contribuable qui allègue que les opérations de vérification ont été conduites sans qu'il ait eu la possibilité d'avoir un débat oral et contradictoire avec le vérificateur de justifier que ce dernier se serait refusé à un tel débat.
3. Il résulte de l'instruction, notamment des précisions contenues dans la proposition de rectification adressée à la requérante le 29 octobre 2018 et des pièces versées à l'instance par le service que, par courriel du 20 décembre 2017, son gérant M. A souhaitait que la première intervention se déroule dans des locaux de l'entreprise. Pour les autres interventions, M A a sollicité qu'elles se déroulent dans les bureaux de son expert-comptable, à savoir le cabinet Martinuzzi et Fils, ainsi qu'en atteste un courrier de ce cabinet du 17 janvier 2018, contre-signé par M. A le 19 janvier 2018, lequel donnait mandat au cabinet d'expertise comptable pour représenter la société lors des opérations de contrôle. Les rendez-vous avec le vérificateur se sont déroulés en présence de M. B, responsable de portefeuille au sein du cabinet d'expertise comptable. Enfin, M. A était présent à certains rendez-vous à la demande du service vérificateur. La dernière intervention a eu lieu le 25 octobre 2018, en présence de M. A et de M. B. Par conséquent, la société requérante ne saurait soutenir que le mandat du 17 janvier 2018 ne confiait de pouvoir à l'expert-comptable que pour le premier rendez-vous du 19 janvier 2018 et que c'est à tort que l'administration aurait poursuivi les opérations de contrôle en la seule présence de l'expert-comptable lors de plusieurs rendez-vous, étant observé qu'il était loisible à M. A d'assister à l'ensemble des entretiens. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas été valablement représentée au cours des opérations de contrôle ou que son dirigeant aurait été privé de la possibilité d'avoir lui-même un débat oral et contradictoire avec le vérificateur.
Sur le bien-fondé de l'imposition :
En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :
4. Aux termes du 1 de l'article 39 du code général des impôts : " Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant () notamment : 1° Les frais généraux de toute nature () ". Ces dispositions s'entendent, eu égard au principe de l'indépendance des exercices qui résulte des dispositions du 2 de l'article 38 dudit code, comme autorisant la déduction des charges payées par l'entreprise au cours de l'exercice dont les résultats doivent servir de base à l'impôt, à l'exception de celles " constatées d'avance ", c'est-à-dire correspondant au paiement d'un bien ou d'une prestation de service dont la livraison ou la fourniture n'interviendra qu'au cours d'un exercice ultérieur, sur les résultats duquel il y aura lieu de l'imputer.
5. Aux termes de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales : " Lorsqu'un contribuable demande la décharge ou la réduction d'une imposition quelconque, l'administration peut, à tout moment de la procédure et malgré l'expiration des délais de prescription, effectuer ou demander la compensation dans la limite de l'imposition contestée, entre les dégrèvements reconnus justifiés et les insuffisances ou omissions de toute nature constatées dans l'assiette ou le calcul de l'imposition au cours de l'instruction de la demande. " Et aux termes de l'article L. 204 du même livre : " La compensation peut aussi être effectuée ou demandée entre les impôts suivants, lorsque la réclamation porte sur l'un d'eux : / 1° A condition qu'ils soient établis au titre d'une même année, entre () l'impôt sur les sociétés, () ". Enfin, aux termes de l'article L. 205 du même livre : " Les compensations de droits prévues aux articles L. 203 et L. 204 sont opérées dans les mêmes conditions au profit du contribuable à l'encontre duquel l'administration effectue une rectification lorsque ce contribuable invoque une surtaxe commise à son préjudice ou lorsque la rectification fait apparaître une double imposition. ". En matière de taxe sur la valeur ajoutée, la compensation ne peut s'effectuer entre des impositions qui ne sont pas dues par le contribuable et des impositions qui avaient été initialement omises par l'administration que lorsque chacune de ces impositions est relative à la période couverte par un même avis de mise en recouvrement.
5. Il résulte de l'instruction que lors des opérations de contrôle, M. A a précisé que deux dépenses enregistrées lors de l'exercice clos le 31 décembre 2016 à hauteur de 50 000 euros chacune, correspondaient à des acomptes afférents à une facture de 100 000 euros et que la comptabilisation en charge des acomptes en sus de la facture relevait d'une erreur. Dès lors qu'il était avéré que la société avait comptabilisé des charges pour un montant de 200 000 euros correspondant à des prestations réalisées pour une somme de 100 000 euros, le service a procédé à un rehaussement du bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés pour un montant de 100 000 euros. La société Marchands de Biens Arist 1 soutient que la facture de 100 000 euros a été annulée au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2017 et que par suite elle est en droit d'obtenir la décharge du rappel effectuée au titre de l'exercice clos en 2016. Elle ajoute que l'avis de vérification faisant référence à l'année 2017, le service aurait dû opérer une compensation entre l'exercice 2016 et l'exercice 2017, et ne pas rehausser le résultat de l'exercice clos au 31 décembre 2016. Toutefois, dès lors que la compensation ne peut jouer qu'entre des éléments relatifs à la même année d'imposition et que le remboursement effectué en 2017 ne peut qu'être rattaché à l'exercice clos au titre de cette même année, sa demande ne peut qu'être rejetée.
En ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée :
6. Aux termes de l'article L. 80 du livre des procédures fiscales : "L'administration peut effectuer toutes les compensations entre l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la contribution prévue à l'article 234 nonies CGI, la taxe d'apprentissage, la taxe sur les salaires, la cotisation perçue au titre de la participation des employeurs à l'effort de construction, établis au titre d'une même année. / Des compensations peuvent être pratiquées dans les mêmes conditions en ce qui concerne les droits d'enregistrement, la taxe de publicité foncière exigible sur les actes qui donnent lieu à la formalité fusionnée en application de l'article 647 du CGI et les droits de timbre, perçus au profit de l'État. / Les compensations de droits sont opérées dans les mêmes conditions au profit du contribuable qui a fait l'objet d'une rectification lorsqu'il démontre qu'une taxation excessive a été établie à son détriment ou lorsque la rectification fait apparaître une double imposition".
7. Il résulte de l'instruction que la société Marchands de Biens Arist 1 est redevable de la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les encaissements afférents aux opérations de travaux immobiliers. Les prestations de services de la requérante ayant toutes été réalisées et payées à la date du 31 octobre 2017, la société était tenue de reverser au Trésor l'intégralité de la taxe sur la valeur ajoutée collectée sur les encaissements de ses clients s'élevant à 64 406 euros à cette date, ce qui n'a pas été le cas. Le service a donc notifié à la requérante un rappel en matière de taxe sur la valeur ajoutée collectée à hauteur de 64 406 euros au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 octobre 2017, dernière période pouvant être vérifiée. Cependant, le service a pris en compte la taxe sur la valeur ajoutée déductible à hauteur de 18 901 euros qu'elle était en droit de déduire au 31 octobre 2017 et dont elle n'avait pas fait état sur ses déclarations CA3. En conséquence, le montant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à la charge de la requérante au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 octobre 2017 a été ramené à 45 505 euros.
8. La société Marchands de Biens Arist 1 fait valoir que la taxe sur la valeur ajoutée collectée non reversée pour la somme de 45 505 euros a été payée au Trésor le 24 décembre 2017, soit avant la première intervention du vérificateur. Elle soutient que ce montant devait être compensé avec les rectifications appliquées par le service, observant que l'avis de vérification précise l'étendue de la période correspondant à " l'ensemble de vos déclarations fiscales ou opérations susceptibles d'être examinées et portant sur la période du 1er janvier 2015 au 31 octobre 2017 " et fait donc référence à l'année 2017.
9. Toutefois et en premier lieu, il résulte des termes des dispositions de l'article L. 80 du livre des procédures fiscales que l'administration n'est pas autorisée, sur leur fondement, à opérer des compensations en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
10. En second lieu, il résulte de ce qui a été exposé au point 5 ci-dessus que la société requérante n'est pas fondée à solliciter, sur le fondement de l'article L. 205 du livre des procédures fiscales, la compensation entre les rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période du 1er janvier au 30 octobre 2017 et le remboursement de taxe sur la valeur ajoutée constaté au titre du mois de décembre 2017, dès lors que ces rappels et cet excédent de taxe sur la valeur ajoutée ne sont pas relatifs à une période d'imposition couverte par un même avis de mise en recouvrement, l'avis de mise en recouvrement du 16 décembre 2019 couvrant la seule période courant du 1er janvier au 30 octobre 2017. En outre, le remboursement est postérieur à la période d'imposition. Par conséquent, sa demande de compensation ne peut qu'être rejetée.
11. Enfin, les moyens de la SAS Marchands de biens Arist1 concernant le report en arrière du déficit de l'exercice clos le 31 décembre 2017, qui n'a pas été vérifié, sur le bénéfice rehaussé de l'exercice 2016, sont relatifs à une demande qui fait l'objet d'une instance distincte enregistrée au greffe du tribunal de céans le 21 avril 2023 sous le n° 2301462. Ils sont inopérants sur le bien-fondé des cotisations supplémentaires en litige dans la présente instance et doivent être écartés.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la présente requête doit être rejetée, en ce compris les conclusions formées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Marchands de biens Arist 1 est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Marchands de biens Arist 1 et au directeur du contrôle fiscal Sud-Pyrénées.
Délibéré après l'audience du 31 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Baccati, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 juin 2024.
Le rapporteur,
P. PARISIEN
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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N°220091
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026