mardi 28 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2201091 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MATTLER |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête n° 2201091 et des mémoires, enregistrés les 8 avril 2022, 13 février 2023 et 22 octobre 2024, M. B E, représenté par Me Mattler, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 13 mai 2022 de la ministre des armées se substituant à la décision implicite contestée, prise sur recours administratif obligatoire présenté le 12 octobre 2021 à l'encontre de la décision du 25 août 2021 rejetant implicitement sa demande de modification de la proposition d'indemnisation complémentaire émise le 14 décembre 2020 et de la décision du 29 septembre 2021 refusant de modifier les propositions d'indemnisation complémentaire émises le 25 août 2021 ;
2°) de fixer la consolidation au 16 juillet 2020, date de l'expertise du Dr A, et fixer l'indemnisation complémentaire en raison des accidents de service survenus les 12 et 14 mars 2013 à Gao au Mali, à hauteur des sommes suivantes :
- Souffrances endurées : 5 500€
- Préjudice esthétique permanent : 2 000€
- Préjudice d'agrément : 12 800€
- Préjudice sexuel : 30 000€.
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise psychiatrique, aux frais du ministère, pour coter avec précision les séquelles subies suite aux accidents de service des 12 et 14 mars 2013 ;
4°) de mettre à la charge du ministère des armées la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens, à hauteur de 20,90 euros.
Il soutient que :
- la décision du 13 mai 2022 est entachée d'incompétence, à défaut de justifier de la compétence de son signataire ;
- sur l'indemnisation complémentaire au titre de la jurisprudence Brugnot, la date de consolidation du stress post traumatique a été établie au 16 juillet 2020, et les indemnisations déterminées au regard de l'expertise médicale du Dr A du 29 juillet 2020 dont il conteste les conclusions ainsi que les sommes allouées par le ministère à hauteur de 11 000 euros dès lors qu'elles ne portent que sur le stress post traumatique ; il convient donc de se référer à l'expertise du Dr D qui globalise les deux infirmités et au certificat du 6 avril 2021 du médecin en chef Gheorghiev, de l'HIA Sainte-Anne ;
* les souffrances endurées évaluées à 3,5/7 doivent être indemnisées à hauteur de 5 500 euros ;
* le préjudice esthétique permanent coté à 1/7 doit être évalué à 2000 euros ;
* le préjudice d'agrément doit être évalué à 12 800 euros ;
* le préjudice sexuel doit être évalué à 30 000 euros ;
- l'expertise médicale est justifiée du fait des avis contraires émis par les experts, le Dr A et le Dr D.
II - Par une requête n° 2201892 et des mémoires, enregistrés les 21 juin 2022, 13 février 2023 et 22 octobre 2024, M. B E, représenté par Me Mattler, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 mai 2022 de la ministre des armées prise sur recours administratif obligatoire présenté le 12 octobre 2021 à l'encontre de la décision du 25 août 2021 rejetant implicitement sa demande de modification de la proposition d'indemnisation complémentaire émise le 14 décembre 2020 et de la décision du 29 septembre 2021 refusant de modifier les propositions d'indemnisation complémentaire émises le 25 août 2021 ;
2°) de surseoir à statuer dans l'attente de la transmission des propositions indemnitaires qui seront reformulées de façon globale par le Ministère après le dépôt du rapport d'expertise relatif à l'affection concernant ses lombaires ;
3°) de fixer la consolidation au 16 juillet 2020, date de l'expertise du Dr A, et fixer l'indemnisation complémentaire en raison des accidents de service survenus les 12 et 14 mars 2013 à Gao au Mali, à hauteur des sommes suivantes :
- Souffrances endurées : 5 500€
- Préjudice esthétique permanent : 2 000€
- Préjudice d'agrément : 12 800€
- Préjudice sexuel : 30 000€.
4°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise psychiatrique, aux frais du ministère, pour coter avec précision les séquelles subies suite aux accidents de service des 12 et 14 mars 2013 ;
5°) de mettre à la charge du ministère des armées la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, outre les entiers dépens, à hauteur de 20,90 euros.
Il soutient que :
- la décision du 12 mai est entachée d'incompétence, à défaut de justifier de la compétence de son signataire ;
- sur l'indemnisation complémentaire au titre de la jurisprudence Brugnot, la date de consolidation du stress post traumatique a été établie au 16 juillet 2020, et les indemnisations déterminées au regard de l'expertise médicale du Dr A du 29 juillet 2020 dont il conteste les conclusions ainsi que les sommes allouées par le ministère à hauteur de 11 000 euros dès lors qu'elles ne portent que sur le stress post traumatique ; il convient donc de se référer à l'expertise du Dr D qui globalise les deux infirmités et au certificat du 6 avril 2021 du médecin en chef Gheorghiev, de l'HIA Sainte-Anne ;
* les souffrances endurées évaluées à 3,5/7 doivent être indemnisées à hauteur de 5 500 euros ;
* le préjudice esthétique permanent coté à 1/7 doit être évalué à 2000 euros ;
* le préjudice d'agrément doit être évalué à 12 800 euros ;
* le préjudice sexuel doit être évalué à 30 000 euros ;
* l'expertise médicale est justifiée du fait des avis contraires émis par les experts, le Dr A et le Dr D.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre les décisions des 25 août et 29 septembre 2021 sont irrecevables ;
- les préjudices invoqués sont indemnisables aux termes de la jurisprudence Brugnot ;
- la somme de 11 000 euros allouée pour les préjudices en lien avec le stress post traumatique n'est pas insuffisante ;
- la pathologie lombalgie fera l'objet d'une proposition d'indemnisation à l'issue de l'expertise qui demeure en attente, le défaut de signature du protocole d'expertise médicale amiable par le requérant ne permettant pas sa convocation.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la défense ;
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 ;
- le décret n° 2018-1291 du 28 décembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de Mme Boyer, les conclusions de Mme Bala, rapporteure publique, et les observations de Me Mattler, représentant M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, militaire de l'armée de terre au grade de caporal-chef avant son accident, a vécu au Mali, entre février et mai 2013, des évènements ayant déclenché un stress post-traumatique. Par ailleurs, le 14 mars 2013, il a été victime d'un accident de véhicule et souffre, depuis, de lombalgies. Il est titulaire d'une pension militaire d'invalidité au taux de 45% d'invalidité pour l'état de stress post-traumatique et de 10% au titre de la lombalgie. Le 9 janvier 2019, il a adressé au centre interarmées du soutien juridique une demande d'indemnisation des préjudices qu'il a subis du fait de ces accidents à hauteur de 51 300 euros. Par décision du 12 mai 2022 prise sur recours préalable obligatoire, la ministre des armées lui a alloué une somme de 11 000 euros en réparation des préjudices subis du fait des évènements ayant déclenché un stress post-traumatique et a sursis à statuer sur la demande concernant le traumatisme lombaire. M. E demande l'annulation de cette décision par deux requêtes distinctes.
Sur la jonction :
2. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2201091 et 2201892 présentées par M. E concernent la situation d'un même militaire sollicitant l'indemnisation des préjudices subis du fait d'évènements ayant déclenché un stress post-traumatique. Elles présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur la compétence du signataire de la décision attaquée :
3. Aux termes de l'article 1 du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° Les secrétaires généraux des ministères, les directeurs d'administration centrale, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au premier alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé et les chefs des services que le décret d'organisation du ministère rattache directement au ministre ou au secrétaire d'Etat ; / 2° Les chefs de service, directeurs adjoints, sous-directeurs, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au deuxième alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé ainsi que les hauts fonctionnaires et les hauts fonctionnaires adjoints mentionnés aux articles R. 1143-1 et R. 1143-2 du code de la défense ;/ 3° Le chef d'état-major des armées, le délégué général pour l'armement, les chefs d'état-major de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air et de l'espace, le chef du contrôle général des armées, le major général des armées, les majors généraux de l'armée de terre, de la marine, de l'armée de l'air et de l'espace et de la gendarmerie et les sous-chefs de l'état-major des armées ;/ 4° Les chefs des services composant la direction générale de la gendarmerie nationale et les sous-chefs d'état-major de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air et de l'espace. () / Le changement de ministre ou de secrétaire d'Etat ne met pas fin à cette délégation, sous réserve des dispositions de l'article 4. () ".
4. Par un arrêté du 15 janvier 2021, publié au Journal officiel de la République française n°0016 du 19 janvier 2021, M. C F, directeur adjoint du cabinet civil et militaire de la ministre des armées et signataire de la décision attaquée, a reçu délégation pour signer, au nom de la ministre, tous actes, à l'exclusion des décrets, en ce qui concerne les affaires pour lesquelles délégation n'est pas donnée aux personnes mentionnées à l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement. Il n'est pas contesté que la décision du 13 mai 2022 entre dans le champ des décisions mentionnées par l'arrêté du 15 janvier 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté.
Sur la responsabilité sans faute de l'Etat :
5. Aux termes de l'article L. 4123-2 du code de la défense : " Les militaires bénéficient des régimes de pensions ainsi que des prestations de sécurité sociale dans les conditions fixées par le code des pensions civiles et militaires de retraite, le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et le code de la sécurité sociale ". Aux termes de l'article L. 2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre, alors applicable : " Ouvrent droit à pension : 1° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'évènements de guerre ou d'accidents éprouvés par le fait ou à l'occasion du service ; 2° Les infirmités résultant de maladies contractées par le fait ou à l'occasion du service ; 3° L'aggravation par le fait ou à l'occasion du service d'infirmités étrangères au service ; 4° Les infirmités résultant de blessures reçues par suite d'accidents éprouvés entre le début et la fin d'une mission opérationnelle, y compris les opérations d'expertise ou d'essai, ou d'entraînement ou en escale, sauf faute de la victime détachable du service ".
6. En instituant la pension militaire d'invalidité, le législateur a entendu déterminer forfaitairement la réparation à laquelle les militaires victimes d'un accident de service peuvent prétendre, au titre de l'atteinte qu'ils ont subie dans leur intégrité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe à l'Etat de les garantir contre les risques qu'ils courent dans l'exercice de leur mission. Toutefois, si le titulaire d'une pension a subi, du fait de l'infirmité imputable au service, d'autres préjudices que ceux que cette prestation a pour objet de réparer, il peut prétendre à une indemnité complémentaire égale au montant de ces préjudices. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre l'Etat, dans le cas notamment où l'accident serait imputable à une faute de nature à engager sa responsabilité.
7. Il résulte de l'instruction que, par décision du 12 mai 2022, la ministre des armées a alloué à M. E une somme de 11 000 euros à raison de 2 000 euros au titre des souffrances endurées, 1 000 euros au titre du préjudice esthétique, 6 000 euros au titre du préjudice d'agrément et 2 000 euros au titre du préjudice sexuel. Si le ministre des armées expose en défense s'être fondé sur l'expertise du Dr A du 16 juillet 2020, il ressort des termes de cette expertise que la ministre s'en est écartée en retenant un préjudice sexuel alors que l'expert ne le retenait pas, et ce en se référant à un certificat médical du 6 avril 2021 dans lequel un médecin spécialiste militaire a relevé que la symptomatologie causait une altération des relations conjugales, notamment sur le plan de la vie intime ; en retenant un préjudice esthétique de 2 sur une échelle de 7 alors que l'expert n'avait retenu que 1 sur une échelle de 7, et enfin en évaluant le préjudice d'agrément à un montant de 6 000 euros en retenant les conclusions de l'expert, certes favorables à ce qu'un tel préjudice soit retenu, mais en se limitant à admettre un déficit fonctionnel permanent de 9% sans évaluer le montant exact du préjudice. Pour soutenir que ses préjudices ont été sous-évalués, M. E se prévaut de l'expertise du Dr D du 8 février 2021 et des certificats du médecin-chef Gheorghiev rédigés les 3 avril et 24 août 2017, 18 novembre 2019 et 6 avril 2021. Toutefois, les certificats du médecin-chef Gheorghiev ne procèdent pas à l'évaluation des préjudices invoqués. L'expertise du Dr D porte, quant à elle, sur un examen global de la situation de M. E prenant en compte tant le stress post-traumatique que la lombalgie sur laquelle la ministre a sursis à statuer dans l'attente d'une expertise propre à cette affection. Contrairement à ce que soutient l'intéressé, la ministre n'avait pas à se prononcer de manière globale sur des infirmités distinctes résultant au demeurant d'évènements et d'accident différents. Il ressort, à cet égard, des pièces produites qu'un protocole transactionnel a été signé le 2 juillet 2024 par M. E et le 20 août 2024 par le ministre des armées aux fins de fixer le montant de l'indemnité versée au requérant en raison des préjudices subis du fait de la lombalgie. Par suite, M. E n'apporte aucun élément de nature à démontrer que le montant de l'indemnité accordée au titre du stress post-traumatique par la ministre serait insuffisant, ni qu'une nouvelle expertise serait nécessaire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dépens :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme que M. E demande sur ce fondement soit mise à la charge de l'Etat dans les présentes instances. Ses conclusions présentées au titre des dépens doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au ministre des armées et des anciens combattants.
Délibéré après l'audience du 14 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Lahmar, conseillère,
Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.
La présidente-rapporteure,
C. BOYER
L'assesseure la plus ancienne,
L. LAHMAR
La greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2201901, 220189
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026