LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2201158

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2201158

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2201158
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre
Avocat requérantCABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 avril 2022, M. A B, représenté par Me Labrunie, demande au tribunal :

1°) de condamner le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires à lui verser la somme de 221 399 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de notification de l'arrêt n° 17MA00158 de la cour administrative d'appel de Marseille du 3 mars 2020 et de la capitalisation des intérêts, en réparation des préjudices subis en sa qualité de victime des essais nucléaires français ;

2°) de mettre à la charge du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires

la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

S'agissant des préjudices avant consolidation :

- il a exposé des frais médicaux d'un montant de 907 euros et ses frais de déplacement au rendez-vous d'expertise doivent être indemnisés à hauteur de la somme de 25 euros ;

- une indemnité d'un montant de 6 120 euros devra lui être allouée au titre de son

préjudice résultant de la nécessité de recourir à l'assistance d'une tierce personne ;

- une indemnité d'un montant total de 7 616 euros devra lui être accordée au titre de ses

déficits fonctionnels temporaires total et partiel ;

- il sollicite une indemnité d'un montant de 40 000 euros au titre des souffrances endurées temporairement ;

- son préjudice esthétique temporaire doit être réparé à hauteur de la somme de 15 000

euros ;

S'agissant des préjudices après consolidation :

- il sollicite le versement de la somme de 71 731 euros en réparation du préjudice fonctionnel permanent qu'il subit ;

- une indemnité d'un montant de 20 000 euros devra lui être accordée au titre des

" souffrances endurées permanentes " ;

- son préjudice d'agrément devra être indemnisé à hauteur de la somme de 20 000 euros ;

- une indemnité d'un montant de 10 000 euros devra lui être accordée au titre du préjudice esthétique permanent qu'il subit ;

S'agissant du préjudice exceptionnel permanent :

- son préjudice moral devra être réparé à hauteur de la somme de 50 000 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 juin 2022, le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires conclut à ce que le montant de son offre d'indemnisation soit porté à la somme de 31 748 euros et au rejet du surplus des demandes de M. B.

Il fait valoir que :

S'agissant des préjudices avant consolidation :

- les frais de déplacement devront être indemnisés à hauteur de la somme de 932 euros, ainsi que le demande le requérant ;

- l'indemnité due au titre de l'assistance par une tierce personne doit être fixée à la somme de 3 400 euros ;

- le déficit fonctionnel temporaire doit être réparé à hauteur de la somme de

4 760 euros ;

- les souffrances endurées par le requérant devront être indemnisées à hauteur de la somme de 2 000 euros ;

- le préjudice esthétique temporaire sera réparé à hauteur de la somme de 2 000 euros ;

S'agissant des préjudices après consolidation :

- le déficit fonctionnel permanent doit être indemnisé à hauteur de la somme de 17 856 euros ;

- les " souffrances endurées permanentes " dont le requérant réclame l'indemnisation ne peuvent être indemnisées qu'au titre du déficit fonctionnel permanent, lequel inclut notamment la douleur permanente ;

- la demande d'indemnisation du préjudice d'agrément sera rejetée, l'expert n'ayant pas retenu ce poste de préjudice ;

- le préjudice esthétique permanent, évalué à 1 sur une échelle allant de 1 à 7 par l'expert, sera réparé à hauteur de la somme de 800 euros ;

- la demande d'indemnisation du préjudice permanent exceptionnel sera rejetée, l'expert n'ayant pas retenu l'existence d'un tel préjudice. Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 ;

- le décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014 ;- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Mouret,

- et les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.

En application des dispositions de l'article R. 222-17 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Parisien, premier conseiller, pour présider la 3ème chambre du tribunal, en cas d'absence ou d'empêchement du président de cette chambre.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, alors militaire de carrière dans la marine nationale, a été affecté sur le site d'expérimentation nucléaire de Hao en Polynésie française du 31 mars 1970 au 12 septembre 1970 et du 6 avril 1971 au 21 novembre 1971. L'intéressé, qui a contracté au cours de l'année 1997, à l'âge de cinquante-six ans, un cancer des glandes salivaires, a déposé, le 15 octobre 2012, une demande d'indemnisation sur le fondement de la loi du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Cette demande d'indemnisation a été rejetée par une décision du ministre de la défense du 1er décembre 2014. Le jugement du tribunal administratif de Nîmes du 17 novembre 2016 confirmant ce rejet, ainsi que la décision ministérielle du 1er décembre 2014, ont été annulés par un arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 3 mars 2020 retenant l'existence d'une présomption de causalité entre l'exposition aux rayonnements ionisants de M. B et la survenance de sa maladie. Par l'article 2 de cet arrêt, devenu irrévocable, la cour a enjoint au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires de réexaminer la demande de M. B et de procéder à l'évaluation et à l'indemnisation, majorée des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, des préjudices subis par l'intéressé. Au vu du rapport d'expertise établi le 21 juin 2021 à sa demande, le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires a proposé à M. B, le 16 février 2022, le versement d'une somme de 31 723 euros au titre de la réparation intégrale des préjudices subis. M. B, qui n'a pas accepté cette proposition d'indemnisation, demande réparation de ses préjudices à hauteur de la somme de 221 399 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de notification de l'arrêt du 3 mars 2020 évoqué cidessus ainsi que de la capitalisation de ces intérêts.

Sur l'évaluation des préjudices subis par M. B :

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et il est d'ailleurs constant, que M. B a droit à une indemnisation d'un montant total de 932 euros au titre des frais de déplacements liés à ses rendez-vous médicaux ainsi qu'à la réunion d'expertise.

3. En deuxième lieu, lorsque le juge administratif indemnise dans le chef de la victime d'un dommage corporel la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire permettant, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat, sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.

4. Il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise judiciaire établi le 21 juin 2021 à la demande du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, que l'état de santé de M. B a rendu nécessaire, au cours de la période du 21 août au 18 novembre 1997 puis au cours de la période du 24 novembre 1997 au 31 juillet 1998, le recours à l'assistance d'une tierce personne à raison d'une heure par jour. En tenant compte de la valeur moyenne du salaire minimum interprofessionnel de croissance sur la période considérée, augmentée des charges sociales incombant à l'employeur, du coût des congés payés et de la majoration pour dimanche et jours fériés, il sera fait une juste appréciation du préjudice qui a résulté pour M. B de la nécessité de recourir à l'aide d'une tierce personne en l'indemnisant selon un taux horaire de 13 euros. M. B ne produit aucun élément de nature à établir que le coût de cette aide non spécialisée devrait être déterminé à un taux supérieur, estimé selon lui à 18 euros. Dans ces conditions, ce préjudice doit être réparé à hauteur de la somme de 4 420 euros.

5. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, et en particulier du rapport d'expertise judiciaire déjà mentionné, que M. B a subi, avant la consolidation de son état de santé le 23 novembre 1998, d'une part, un déficit fonctionnel temporaire total du 17 août au 20 août 1997 puis du 19 novembre au 23 novembre 1997, d'autre part, un déficit fonctionnel temporaire de 50 % du 21 août au 18 novembre 1997 puis du 24 novembre 1997 au 31 juillet 1998, et, enfin, un déficit fonctionnel temporaire de 10 % du 1er août 1997 au 22 novembre 1998. Si le requérant soutient que son préjudice à ce titre doit être réparé sur la base d'un taux journalier de 40 euros, il ne produit aucun élément de nature à justifier que le taux journalier de 25 euros retenu par le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires présenterait un caractère insuffisant. Sur la base de ce montant forfaitaire de 25 euros, M. B est en droit d'être indemnisé, au titre de son déficit fonctionnel temporaire total, correspondant à 100 % du forfait, pour un montant de 225 euros et au titre de son déficit fonctionnel temporaire partiel durant les périodes évoqués cidessus correspondant à 50 % et à 10 % du forfait, à hauteur de la somme de 4 535 euros. Par suite, ce préjudice doit être réparé à hauteur de la somme de 4 760 euros.

6. En quatrième lieu, les souffrances temporaires endurées par M. B, qui a été victime d'un cancer des glandes salivaires à l'âge de cinquante-six ans, ont été évaluées par l'expert à 2 sur une échelle allant de 1 à 7. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant à l'intéressé une somme de 2 500 euros à ce titre.

7. En cinquième lieu, le préjudice esthétique temporaire subi par M. B a été évalué à 2 sur 7 par l'expert. Si le requérant se prévaut de la circonstance qu'il conserve une large cicatrice au niveau du visage à la suite de la double intervention chirurgicale dont il a fait l'objet, le préjudice ainsi allégué se rattache à son préjudice esthétique permanent. Au regard notamment du barème du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires et en l'absence de circonstances particulières, il y a lieu d'indemniser le préjudice esthétique temporaire subi par M. B à hauteur de la somme de 2 000 euros.

8. En sixième lieu, le déficit fonctionnel permanent a été évalué à 12 % par l'expert. Compte tenu notamment de la valeur du point du barème judiciaire auquel se réfère le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires et de l'âge de l'intéressé - cinquante-sept ans - à la date de consolidation de son état de santé fixée au 23 novembre 1998 ainsi qu'il a été dit, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'indemnisant à hauteur de la somme de 18 000 euros.

9. En septième lieu, si M. B demande une somme de 20 000 euros au titre des souffrances endurées permanentes, ces douleurs sont comprises dans le chef de préjudice du déficit fonctionnel permanent, mentionné au point précédent.

10. En huitième lieu, M. B ne justifie pas, par les seules pièces qu'il produit, avoir subi un préjudice d'agrément. Dans ces conditions, et alors au demeurant que l'expert a écarté l'existence d'un tel préjudice dans son rapport du 21 juin 2021, la demande d'indemnisation présentée par le requérant à ce titre doit être rejetée.

11. En neuvième lieu, le préjudice esthétique permanent de M. B a été évalué par l'expert à 1 sur une échelle allant de 1 à 7. Au regard notamment du barème du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires et en l'absence de circonstances particulières, il y a lieu d'indemniser ce préjudice à hauteur de la somme de 800 euros.

12. En dixième et dernier lieu, il résulte de l'instruction que la mission de l'expert judiciaire portait notamment sur le point de savoir si M. B a ou non subi un préjudice permanent exceptionnel. L'expert n'ayant pas retenu l'existence d'un tel préjudice dans son rapport du 21 juin 2021, M. B n'a pas droit à être indemnisé au titre du préjudice permanent exceptionnel qu'il invoque.

13. Il résulte de tout ce qui précède que l'Etat doit être condamné à verser la somme totale de 33 412 euros à M. B, déduction faite de la somme de 31 723 euros déjà versée au titre de la provision à laquelle il a été condamné par une ordonnance du 25 août 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Nîmes.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

14. M. B a droit, comme il le demande, aux intérêts au taux légal sur la condamnation prononcée à son profit par le présent jugement à compter de la notification de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 3 mars 2020. La capitalisation des intérêts a été demandée le 14 avril 2022. A cette date, il était dû au moins une année d'intérêts. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article 1343-2 du code civil, il y a lieu de faire droit à cette demande.

Sur les dépens :

15. Aux termes de l'article 12 du décret du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français : " I.- Le comité peut faire réaliser des expertises à tous les stades de la procédure. () / IV.- Les frais exposés pour les expertises réalisées à la demande du comité sont pris en charge par ce dernier, y compris les frais de déplacement exposés par le demandeur pour s'y soumettre ".

16. Les frais exposés pour les expertises réalisées à la demande du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires sont, en application des dispositions citées au point précédent, pris en charge par ce dernier. La présente instance n'ayant pas donné lieu à d'autres dépens que les frais de l'expertise judiciaire, dont il n'est pas contesté par les parties qu'ils sont à la charge du comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, les conclusions de M. B tendant à ce que les entiers dépens soient mis à la charge de l'Etat doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : L'Etat versera à M. B une somme de 33 412 euros au titre des préjudices subis par l'intéressé en sa qualité de victime des essais nucléaires français, déduction faite de la somme de 31 723 euros déjà versée au titre de la provision à laquelle l'Etat a été condamné par une ordonnance du 25 août 2022 du juge des référés du tribunal administratif de Nîmes. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter de la date de notification de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 3 mars 2020. Les intérêts échus à la date du 14 avril 2022, puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date, seront capitalisés pour produire eux-mêmes intérêts.

Article 2 : L'Etat versera une somme de 1 200 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires et au ministre des armées et des anciens combattants.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Parisien, premier conseiller faisant fonction de président, M. Mouret, premier conseiller,

Mme Portal, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.

Le rapporteur,Le premier conseiller faisant fonction de

président,

R. MOURETP. PARISIEN

Le greffier,

D. BERTHOD

La République mande et ordonne au ministre des armées et des anciens combattants en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.2

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions