LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2201721

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2201721

mardi 7 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2201721
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre magistrat statuant seul
Avocat requérantLINCONNU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mai 2022, M. E D, représenté par Me Linconnu, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 31 mars 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a laissé à sa charge une dette de 7 332,52 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 002), pour la période du 1er juin 2020 au 31 juillet 2021 ;

2°) de mettre à la charge du département de Vaucluse le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision du 31 mars 2022 est entachée d'un vice d'incompétence ;

- les sommes figurant sur son compte courant d'associé ne constituent pas des revenus et ne doivent pas être prises en compte dans le calcul de ses droits au revenu de solidarité active.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le département de Vaucluse conclut au rejet de la requête de M. D.

Il soutient que les moyens de la requête de M. D ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. F a été entendu.

Considérant ce qui suit :

1. M. Nicolas, président de la société par actions simplifiée à associé unique (SASU) " RN Investimmo ", qu'il a créée en 2016 et qui exerce une activité de marchand de biens, est bénéficiaire du revenu de solidarité active depuis le 1er mars 2020. Par un courrier du 22 décembre 2021, la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a mis à la charge de M. D une dette de 7 332,52 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 002) pour la période du 1er juin 2020 au 31 juillet 2021. Par un courrier du 27 janvier 2022, M. D a formé un recours administratif pour contester le bien-fondé de sa dette contractée au titre du revenu de solidarité active. Par une décision du 31 mars 2022, la présidente du conseil départemental de Vaucluse a refusé de faire droit à sa demande. M. D demande au tribunal d'annuler la décision du 31 mars 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a laissé à sa charge une dette de 7 332,52 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 002), pour la période du 1er juin 2020 au 31 juillet 2021.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active ".

3. Lorsque le recours est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération de montants d'allocation de revenu de solidarité active que l'administration estime avoir été indûment versés, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

4. Par un arrêté n° 2021-7164 du 1er septembre 2021, publié au recueil des actes administratifs du département n° 317 du mois de septembre 2021, et affiché le 8 octobre 2021, la présidente du conseil départemental de Vaucluse a délégué sa signature à Mme A B, cheffe du service droits RSA, direction de l'insertion, de l'emploi, des sports et de la citoyenneté, notamment pour signer les décisions relatives aux recours administratifs et aux remises de dettes en matière de RSA. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme A B n'était pas compétente pour signer la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

5. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire. () ". L'article L. 262-3 du même code dispose que : " La fraction des revenus professionnels des membres du foyer et le montant forfaitaire mentionné au 2° de l'article L. 262-2 sont fixés par décret. (). L'ensemble des ressources du foyer () est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant de revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-37 de ce code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments () ".

6. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active de faire connaître à l'autorité administrative l'ensemble des ressources dont il dispose ainsi que sa situation familiale et tout changement en la matière. S'il est établi que le bénéficiaire du revenu de solidarité active a procédé à des déclarations inexactes ou incomplètes et qu'il n'est, en outre, pas possible, faute de connaître le montant exact des ressources des personnes composant le foyer, de déterminer s'il pouvait ou non bénéficier de cette allocation pour la période en cause, l'autorité administrative est en droit, sous réserve des délais de prescription, de procéder à la répétition de l'ensemble des sommes qui ont été versées à l'intéressé.

7. Il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de M. D a pour origine la prise en compte de ressources non déclarées portant, d'une part, sur des revenus fonciers et, d'autre part, sur des sommes correspondant à des prélèvements, à hauteur de 6 889 euros, opérés sur le compte courant d'associé qu'il détient dans les écritures de sa société " RN Investimmo ". S'agissant des prélèvements opérés sur son compte courant d'associé, M. D soutient que les sommes litigieuses ne constituent pas des ressources prises en compte pour la détermination du montant revenu de solidarité active mais une " créance en lien avec un appauvrissement subi () à une date antérieure à celle à partir de laquelle il a été admis au bénéfice du revenu de solidarité active ". Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment du bilan comptable détaillé de la SASU RN Investimmo, que le solde du compte courant d'associé ouvert au nom de M. D, d'un montant de 62 971,12 euros au 31 décembre 2019, ne présentait plus qu'un solde d'un montant de 56 082,34 euros au 31 décembre 2020. Le prélèvement ainsi opéré de 6 889 euros sur le solde de son compte courant d'associé doit être regardé comme ayant eu le caractère d'un revenu distribué au titre de l'exercice 2020, effectivement appréhendé par M. D dès lors qu'il n'établit que, comme il le soutient, la somme ainsi prélevée a été utilisée pour l'acquisition d'un terrain au nom de la société qu'il préside et dont il est l'associé unique. Un tel revenu présente le caractère d'une ressource qui a, à bon droit, été prise en compte par l'administration pour le calcul des droits au revenu de solidarité active de M. D, qui ne saurait utilement invoquer une réponse ministérielle n° 84436 du 5 avril 2016 faite à Mme C, députée, qui indique que " les sommes figurant sur les comptes courants ne sont pas des ressources placées mais des ressources perçues " et qu'à ce titre " elles ne sont pas retenues dans le calcul du revenu de solidarité active ", dans l'hypothèse de laquelle il ne rentre pas.

8. Il résulte également de l'instruction, et notamment de son avis de situation déclarative au regard de l'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux sur les revenus de 2020, que M. D a perçu 1 376 euros de revenus fonciers au cours de l'année 2020. Or, il ressort des déclarations trimestrielles de ressources de l'année 2020 de M. D que seuls des revenus de placement ont été déclarés par l'intéressé, hormis pour le mois de septembre 2020 au titre duquel M. D a déclaré percevoir 86 euros de revenus fonciers. Dans ces conditions, c'est à bon droit que la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a procédé à un nouveau calcul des droits au revenu de solidarité active de M. D en tenant compte des revenus fonciers qu'il a réellement perçus au cours de la période litigieuse.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par la décision contestée, la présidente du conseil départemental de Vaucluse a laissé à sa charge l'indu de revenu de solidarité active litigieux. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et au département de Vaucluse.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.

Le président,

C. FLa greffière,

N. LASNIER

La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions