vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202280 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ARMANDET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et la production de pièces complémentaires, enregistrés les 27 juillet, 22 septembre et 13 décembre 2022, M. D H, M. F H et Mme E A, représentés par Me Disdet, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Nîmes à verser les sommes de :
- 59 911,68 euros à M. D H en réparation des préjudices résultant de l'infection nosocomiale survenue lors de son hospitalisation ;
- 3 000 euros à M. F H en réparation du préjudice moral ;
- 3 000 euros à Mme E A en réparation du préjudice moral ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nîmes les dépens ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nîmes une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent, dans le dernier état de leurs écritures, que :
- la responsabilité du centre hospitalier est engagée sur le fondement des articles L. 1142- 1 I) en raison de l'infection nosocomiale au staphylocoque contractée lors de l'hospitalisation pour une chirurgie du genou gauche par arthroscopie ;
- le préjudice de D H doit être évalué ainsi :
* préjudices patrimoniaux temporaires :
* dépenses de santé et frais divers : 12 560,18 euros ;
* préjudices extra-patrimoniaux temporaires :
* déficit fonctionnel temporaire : 3 151,50 euros ;
* souffrances endurées : 6 000 euros ;
* préjudice esthétique temporaire : 1 200 euros ;
* préjudices extra-patrimoniaux permanents :
* déficit fonctionnel permanent : 24 000 euros ;
* préjudice esthétique permanent : 2 000 euros ;
* préjudice d'agrément : 8 000 euros ;
* le préjudice d'impréparation de D H lié au défaut d'information de la complication doit être évalué à 3 000 euros ;
* le préjudice moral des parents, M. H et Mme A est évalué à 3 000 euros chacun.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 octobre 2022, le 12 mai 2023, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nîmes, représenté par Me Armandet, demande dans le dernier état de ses écritures à ce que les sommes demandées au titre des préjudices subis et en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative soient ramenées à de plus justes proportions.
Il fait valoir, dans le dernier état de ses écritures que :
- il n'entend pas contester sa responsabilité quant à la survenue de l'infection nosocomiale ;
- l'indemnisation des préjudices doit être ramenée à de plus justes proportions.
La requête et l'ensemble des pièces de la procédure ont été communiqués au pôle inter-caisses de l'Hérault, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Portal,
- les conclusions de M. C,
- les observations de Me Armandet pour le CHU de Nîmes.
Considérant ce qui suit :
1. M. D H, né le 28 décembre 2003, a été victime d'une chute de véhicule " quad " le 26 septembre 2013 dans le jardin de ses parents, laquelle a provoqué un traumatisme du genou gauche, avec une facture par arrachement du massif des épines tibiales de stade 3B. Hospitalisé du 7 au 10 octobre 2013, il a subi une chirurgie de réinsertion des épines tibiales par laçage sous arthroscopie. Toutefois, il a dû être réhospitalisé le 13 octobre 2013 du fait de la dégradation de son état général et de signes inflammatoires avec tuméfaction au niveau du genou opéré. Les requérants demandent la condamnation du centre hospitalier universitaire de Nîmes à réparer les préjudices qu'ils estiment avoir subis du fait de l'infection survenue lors de la prise en charge de M. D H.
Sur la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Nîmes :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère. / II. - Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. / Ouvre droit à réparation des préjudices au titre de la solidarité nationale un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à un pourcentage d'un barème spécifique fixé par décret ; ce pourcentage, au plus égal à 25 %, est déterminé par ledit décret ". L'article D. 1142-1 du même code dispose : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. () ".
3. Doit être regardée comme présentant un caractère nosocomial au sens du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique précité une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge. La présomption de responsabilité en cas d'infection nosocomiale vaut y compris en cas d'infection due à un germe présent dans l'organisme du patient avant l'intervention sauf à ce que soit rapportée la preuve d'une cause étrangère de cette infection.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction et notamment du rapport l'expertise du 21 février 2020 que des hémocultures positives au " staphylococcus aureus " et une arthrite septique, ont entraîné une nouvelle intervention chirurgicale du genou gauche sous arthroscopie le 15 octobre 2022 ainsi que deux antibiothérapies. Selon l'expert, l'ensemble de ces données, en l'occurrence, l'existence d'une facture fermée avec une apparition rapide de fièvre et de signes d'infection localisée au niveau du site opératoire est caractéristique de la survenue d'une infection nosocomiale, ce qui n'est pas contesté en défense. Ainsi, alors qu'il n'est pas démontré que M. H était porteur de signes infectieux avant sa prise en charge, aucun élément n'est de nature à mettre en cause le caractère nosocomial de l'infection du site opératoire survenue au décours de la prise en charge du patient. Compte tenu du taux d'incapacité permanente partielle en lien avec cette infection nosocomiale fixé à 8 % par l'expert, la réparation des préjudices en résultant incombe au centre hospitalier universitaire de Nîmes.
Sur les préjudices de M. D H :
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux temporaires de M. H :
S'agissant des dépenses de santé actuelles :
5. Alors que le rapport d'expertise indique que l'ensemble des dépenses de santé ont été prises en charge par les organismes sociaux, les requérants justifient uniquement avoir engagé la somme de 16,72 euros, correspondant à un reste à charge lié à un dépassement d'honoraires d'imagerie médicale. Par suite, et dès lors que les sommes supplémentaires sollicitées ne sont pas établies, il y a lieu de les indemniser au titre des dépenses de santé à hauteur de 16,72 euros.
S'agissant des frais de déplacement :
6. Les requérants justifient avoir subi des frais de déplacement pour accompagner leur enfant à ses différents rendez-vous médicaux. Si le lien direct de certains déplacements avec l'infection nosocomiale n'est pas établi, notamment pour les séances de rééducation chez le kinésithérapeute ou les visites de contrôle chez le chirurgien du centre hospitalier de Nîmes, ils justifient de déplacements, notamment à Lunel et à Avignon pour des consultations de médecins spécialistes, pour la plupart, postérieures à la consolidation de l'état de santé de D H, correspondantes au traitement des séquelles de l'infection. Compte tenu des kilométrages parcourus, de la puissance fiscale du véhicule utilisé (8cv) et du barème kilométrique édité chaque année par l'administration fiscale, la somme de 1 126,35 euros doit être indemnisée aux requérants au titre des frais de déplacement, à laquelle doit être ajoutée la somme de 79,20 euros correspondant aux frais de péage qui ont été justifiés. Enfin, les frais de déplacement pour se rendre à l'expertise ordonnée par le tribunal n'entrent pas dans le champ d'application des préjudices indemnisables et seront indemnisés au titre des dépens.
S'agissant des frais divers :
7. Les requérants produisent les factures du parc de stationnement du centre hospitalier de Nîmes et doivent ainsi être indemnisés à ce titre à hauteur de la somme de 97,40 euros. En outre, ils sont également fondés à demander le remboursement des frais de reproduction de leur dossier médical de 16,25 euros et des frais de location d'un téléviseur à l'occasion de la seconde hospitalisation de leur enfant qui s'élève à une somme de 34,70 euros.
S'agissant des frais de repas :
8. Mme A et M. H produisent les factures liées aux frais de restauration lors de l'accompagnement de leur fils à l'occasion de son hospitalisation du 13 au 25 octobre 2013. Ils sont donc fondés à demander l'indemnisation des sommes respectives de 775 et 585 euros.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux avant consolidation de M. H :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
9. Il résulte de l'instruction que M. H a subi un déficit fonctionnel temporaire partiel en lien avec l'infection nosocomiale total du 13 octobre au 25 octobre 2013, de 75% du 26 octobre 2013 au 1er décembre 2013, puis d'un déficit fonctionnel temporaire partiel de 25 % du 2 décembre 2013 au 30 mars 2014 et à 10 % du 1er avril 2014 au 8 février 2015. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice par le versement d'une indemnité de 1 325 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
10. Les souffrances endurées par M. H découlant de la faute commise par le centre hospitalier, compte tenu des douleurs liées à l'arthrite septique, doivent être évaluées à 3 sur une échelle qui comporte 7 niveaux. Elles seront justement réparées par le versement d'une indemnité de 4 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique temporaire :
11. Eu égard à l'usage temporaire d'un fauteuil roulant puis de cannes anglaises, le préjudice esthétique temporaire, évalué à 1 sur une échelle de 7 par l'expert, peut être fixé à 500 euros.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux postérieurs à la consolidation :
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
12. Le déficit fonctionnel permanent de M. H évalué à 8 % par l'expert n'est pas contesté par le centre hospitalier en défense. Compte tenu de l'âge de la victime à la date de consolidation, le 9 février 2015, une somme de 13 000 euros doit lui être alloué.
S'agissant du préjudice d'agrément :
13. Contrairement à ce que fait valoir le centre hospitalier en défense, il résulte de l'expertise que les conséquences de l'infection nosocomiale ont conduit à une limitation de la flexion du genou gauche de M. H impliquant une gêne permanente lors de la pratique sportive qui a d'ailleurs dû être interrompu à de nombreuses reprises postérieurement à la consolidation de l'état de santé de l'enfant selon les certificats médicaux produits. Compte tenu de ce que la pratique par l'intéressé du judo, établie depuis 2009 par les licences produites au dossier, et d'activités de bicycles et de motocross, a été rendue plus difficile, le préjudice d'agrément de M. H sera justement réparé par le versement d'une indemnité de 1 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique permanent :
14. M. D H présente une cicatrice plus importante que la cicatrice normalement attendue du fait de la reprise chirurgicale nécessaire lors de la survenue de l'infection nosocomiale. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice par le versement d'une indemnité de 500 euros.
S'agissant du préjudice d'impréparation :
15. Aux termes de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " I. - Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus () ".
16. Indépendamment de la perte d'une chance de refuser l'intervention, le manquement des médecins à leur obligation d'informer le patient des risques courus lors d'une intervention ouvre pour l'intéressé, lorsque ces risques se réalisent, le droit d'obtenir réparation des troubles qu'il a pu subir du fait qu'il n'a pas pu se préparer à cette éventualité, notamment en prenant certaines dispositions personnelles.
17. En l'espèce, il résulte du rapport d'expertise du 21 février 2020 que M. H et ses parents n'ont pas été informés préalablement à l'intervention chirurgicale initiale des risques de complication encourus. Compte tenu de la souffrance morale que M. H, alors âgé de dix ans, a enduré lorsqu'il a découvert, sans y avoir été préparé, les conséquences de l'intervention, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en lui allouant la somme de 1 000 euros.
Sur les préjudices subis par M. H et Mme A :
18. M. H et Mme A soutiennent avoir subi un préjudice moral lié à l'importance du préjudice subi par leur fils, à la nécessité de le soutenir quotidiennement et de l'accompagner à tous ses examens. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice par le versement d'une somme de 500 euros à chacun d'eux.
Sur les dépens :
19. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens ".
20. D'une part, les frais de déplacement des parties pour se rendre auprès de l'expert désigné par une juridiction administrative faisant partie des dépens, il y a lieu, compte tenu des kilométrages parcourus (256 km aller/retour), de la puissance fiscale du véhicule utilisé (8cv) et compte tenu du barème kilométrique édité chaque année par l'administration fiscale, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nîmes la somme de 178,43 euros correspondant aux frais de déplacement que les requérants ont dû supporter pour se rendre à la réunion d'expertise à Marseille, le 31 janvier 2020.
21. D'autre part, il y a lieu de laisser à la charge définitive du centre hospitalier universitaire de Nîmes les frais et honoraires de l'expertise judiciaire, liquidés et taxés à la somme de 3 034,50 euros par ordonnance du vice-président du tribunal administratif de Nîmes du 25 février 2020.
Sur les conclusions à fin d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nîmes une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er :Le centre hospitalier universitaire de Nîmes est condamné à verser à M. D H la somme de 24 055,62 euros.
Article 2 :Le centre hospitalier universitaire de Nîmes est condamné à verser à M. F H et à Mme A la somme de 500 euros chacun.
Article 3 :
Les dépens, qui comprennent les honoraires et frais d'expertise, liquidés et taxés par une ordonnance du président du tribunal administratif de Nîmes du 25 février 2020 pour un montant total de 3034,50 euros, ainsi qu'une somme de 178,43 euros, sont mis à la charge définitive du centre hospitalier universitaire de Nîmes.
Article 4 :Le centre hospitalier universitaire de Nîmes versera à Madame A et Messieurs H une somme globale de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 :Le présent jugement sera notifié à Mme E A, à M. F H, M. D H, au centre hospitalier universitaire de Nîmes, et au pôle inter-caisses de l'Hérault.
Copie en sera adressée au docteur G et au docteur B, experts.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Mouret, premier conseiller
Mme Portal, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.
La rapporteure,
N. Portal
Le président,
P. Peretti
Le greffier,
D. Berthod
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202280
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431026
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d’un recours en plein contentieux par M. B... contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer un agrément dirigeant. Par un mémoire enregistré le 6 mai 2026, M. B... s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604862
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme D... d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Bas-Rhin de lui accorder l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et la prestation de compensation du handicap (PCH) pour son fils. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que ces décisions relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, il a ordonné la transmission de la requête au tribunal judiciaire de Mulhouse, compétent pour en connaître.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604824
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation d’un refus d’admission à l’aide médicale d’État et la suspension d’un titre exécutoire de 11 404 euros. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir produit le titre exécutoire contesté et d’avoir démontré une situation justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 252-3 du code de l’action sociale et des familles.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2604772
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision de France Travail réduisant son allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) par application de la dégressivité. Le juge a estimé que le litige, portant sur une prestation du régime d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais du juge judiciaire, en application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026