LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2202535

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2202535

mardi 21 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2202535
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation4ème chambre magistrat statuant seul
Avocat requérantMOURIER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 19 août 2022 sous le n° 2202535, M. B A et Mme D, épouse A, représentés par Me Mourier, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 juillet 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a rejeté leur demande d'aide financière à la subsistance ;

2°) d'enjoindre au département du Gard à leur verser la somme de 3 500 euros au titre de l'aide financière à la subsistance ;

3°) de condamner le département du Gard au versement de la somme de 2 500 euros en réparation du préjudice moral qu'ils estiment avoir subi ;

4°) de mettre à la charge du département du Gard la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur foyer a fait face à une situation de rupture de leurs ressources au mois de juin 2022 ; la somme de 300 euros qui leur a été allouée est insuffisante pour subvenir aux besoin de leur foyer ; la décision litigieuse leur a causé un préjudice moral.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2022, le département du Gard conclut au rejet de la requête.

Le département du Gard soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle le 25 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

II. Par une requête enregistrée le 1er novembre 2022 sous le n° 2203346, M. B A et Mme D épouse A, représentés par Me Mourier, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 21 juin 2022 de la présidente du conseil départemental du Gard en tant qu'elle ne leur accorde qu'une aide financière d'un montant de 300 euros ;

2°) d'enjoindre au département du Gard à leur verser la somme de 3 000 euros au titre de l'aide financière à la subsistance ;

3°) de condamner le département du Gard au versement de la somme de 2 500 euros en réparation du préjudice moral qu'ils estiment avoir subi ;

4°) de mettre à la charge du département du Gard la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur foyer a fait face à une situation de rupture de leurs ressources au mois de juin 2022 ; la somme de 300 euros qui leur a été allouée est insuffisante pour subvenir aux besoin de leur foyer ; la décision litigieuse leur a causé un préjudice moral.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2022, le département du Gard conclut au rejet de la requête.

Le département du Gard soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle le 27 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le règlement départemental des aides financières à la personne du Gard ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Brossier, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

En application des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative, le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. C a été présenté au cours de l'audience publique, en l'absence des parties.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme A ont sollicité du département du Gard une aide financière en raison d'une rupture de ressources le 14 juin 2022. Par une décision du 21 juin 2022, la présidente du conseil départemental du Gard leur a accordé une aide financière à la subsistance d'un montant de 300 euros. Par une requête n° 2203346, M. et Mme A demandent l'annulation de cette décision en tant qu'elle ne leur accorde qu'une aide d'un montant de 300 euros. M. et Mme A ont à nouveau sollicité du département du Gard une aide financière en raison d'une rupture de ressources le 11 juillet 2022, qui a été rejetée par une décision du 13 juillet 2022. Par une requête n° 2202535, M. et Mme A demandent l'annulation de cette seconde décision. Les requêtes n° 2202535 et n° 2203346 concernent le même foyer familial, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fin d'annulation et d'injonction :

2. Aux termes de l'article L. 123-2 du code de l'action sociale et des familles : " Le service public départemental d'action sociale a pour mission générale d'aider les personnes en difficulté à retrouver ou à développer leur autonomie de vie. () ". Aux termes de l'article L. 115-2 du même code : " L'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés concourt à la réalisation de l'impératif national de lutte contre la pauvreté et les exclusions () Dans ce cadre, les politiques d'insertion relèvent de la responsabilité des départements. (). ".

3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide sociale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée et de son insuffisance de motivation sont inopérants et doivent dès lors être écartés.

4. Aux termes du premier point de la partie intitulée " axe 2 - Lutte contre les exclusions " du règlement départemental visé ci-dessus, les situations pouvant faire l'objet d'une aide à la subsistance sont les suivantes : " 1. Rupture de ressources : séparation de couple, rupture familiale, blocage de compte bancaire, période d'attente entre 2 revenus alors que le droit est ouvert ou en attente d'instruction / 2. frais exceptionnels qui portent atteinte aux moyens de subsistance de la famille () / 3. gestion des ressources aboutissant à une absence de moyens financiers pour assurer les besoins primaires (nourriture, hygiène) avant l'échéance du prochain paiement / 4. attente de droits à un revenu (du travail, de substitution, d'obligation alimentaire etc). " Aux termes du point suivant de ce règlement intitulé " Ressources prises en compte " : " () Les ressources mensuelles doivent être inférieures ou égale au montant mensuel de la Complémentaire santé solidaire de l'année en cours. / Les ressources de l'ensemble des personnes composant le foyer sont prises en compte, sauf cas particulier mentionné dans l'évaluation sociale. / De façon exceptionnelle et pour pouvoir répondre à des situations inhabituelles, il sera possible de déroger à ce plafond de ressources. La demande de dérogation sera alors explicitement argumentée dans le rapport d'évaluation sociale. / Ne sont pas prises en compte dans les ressources, les aides personnelles au logement (APPL, ALF, ALS), les prestations ayant vocation à compenser la rémunération d'un tiers (APA, PCH). " Aux termes du point suivant de ce règlement intitulé " Montant de l'aide " : " Le montant plafond est fonction de la composition du foyer. Ce montant plafond est annuel. Une aide peut donc être versée plusieurs fois dans l'année dans la limite de ce plafond annuel. / () De façon exceptionnelle, il sera possible de déroger à ce plafond. La demande de dérogation sera alors explicitement argumentée dans le rapport d'évaluation sociale ". Le plafond pour un foyer composé de cinq personnes fixé par ce règlement est de 540 euros.

En ce qui concerne le montant de 300 euros de la première aide financière :

5. Il résulte de l'instruction que le foyer des requérants est composé d'eux-mêmes et de leurs trois enfants majeurs, pour des ressources de 1 880,34 euros et des charges de 972,67 euros. Dans ces conditions, au regard du plafond précité, et dès lors que les requérants n'établissent pas une situation inhabituelle permettant de déroger de façon exceptionnelle à ce plafond de ressources, le département du Gard n'a commis aucune erreur d'appréciation en leur allouant une aide de 300 euros.

En ce qui concerne le rejet de la seconde aide financière :

6. Il résulte de l'instruction que les requérants ont ensuite perçu le revenu de solidarité active (RSA) et que leurs ressources sont passées à 1 953,65 euros. Dans ces conditions, le foyer n'étant pas en situation de rupture de ressources, et dès lors là encore que les requérants n'établissent pas une situation inhabituelle, le département du Gard n'a commis aucune erreur d'appréciation en refusant d'allouer une seconde aide financière.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requérants doivent être rejetées, ensemble et par suite leurs conclusions subséquentes à fin d'injonction.

Sur les conclusions à fin d'indemnisation :

8. Les requérants n'ayant pas démontré une illégalité fautive du département du Gard de nature à engager sa responsabilité, leurs conclusions à fin d'indemnisation doivent être rejetées.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge du département du Gard, qui n'est pas la partie perdante, au titre des frais non compris dans les dépens exposés par les requérants.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes et n° 2202535 n° 2203346 de M. et Mme A doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête n° 2202535 est rejetée.

Article 2 : La requête n° 2203346 est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme D, épouse A et au département du Gard.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.

Le magistrat désigné,

J.B. C

Le greffier,

E. NIVARD

La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2202535

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions