mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202700 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 septembre 2022, Mme C A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 juillet 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a confirmé le bien-fondé d'une dette contractée au titre de l'aide exceptionnelle de solidarité pour les mois de mai 2020 et d'octobre 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 25 juillet 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a confirmé le bien-fondé d'une dette contractée au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année pour les années 2020 et 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le décret n° 2020-519 du 5 mai 2020 ;
- le décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020 ;
- le décret n° 2020-1746 du 29 décembre 2020 ;
- le décret n° 2021-1657 du 15 décembre 2021 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
2. Mme A B soutient, à l'appui de sa requête tendant à l'annulation de la décision du 25 juillet 2022 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a confirmé le bien-fondé d'une dette contractée au titre de l'aide exceptionnelle de solidarité pour les mois de mai 2020 et d'octobre 2020 et de la décision du 25 juillet 2022 par laquelle le directeur de cette même caisse a confirmé le bien-fondé d'une dette contractée au titre de la prime exceptionnelle de fin d'année pour les années 2020 et 2021, qu'elle est de bonne foi.
3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été envoyée par un courrier du 19 septembre 2022 et dont elle a accusé réception le 21 septembre suivant, Mme A B n'a produit, à l'expiration du délai qui lui était imparti, aucun moyen ou élément de nature à compléter la motivation de sa demande et à établir la méconnaissance de ses droits.
4. Par suite, la requête de Mme A B qui ne comporte qu'un unique moyen inopérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B.
Fait à Nîmes, le 13 décembre 2022.
Le président,
Christophe Ciréfice
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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