vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202890 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2022 sous le n°2202890, la SARL Lila Pizza, représentée par Me Hérisson, demande au tribunal :
1°) - la décharge de la taxe sur la valeur ajoutée et de l'impôt sur les sociétés ainsi que des amendes auxquels elle a été assujettie au titre des années 2017, 2018 et 2019,
2°) la mise à la charge de l'Etat d'une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure de rectification est irrégulière au motif que l'administration a méconnu son obligation de communication prévue à l'article L.76 B du livre des procédures fiscales ;
- la preuve de l'exploitation par la société de trois établissements n'est pas établie sur la période vérifiée ;
- la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires est viciée dans son principe et elle est entachée de plusieurs inexactitudes aboutissant à une exagération des bases d'imposition ;
- l'application des pénalités pour manquements délibérés n'est pas justifiée ;
- l'amende fiscale prévue à l'article 1759 du code général des impôts est infondée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le directeur départemental des finances publiques du Gard conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est infondée dans les moyens qu'elle soulève.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Philippe Parisien ;
-et les conclusions de M. Joël Baccati, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Lila Pizza exerce une activité de ventes sur place et à emporter. Elle a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant la période allant du 1er décembre 2017 au 31 décembre 2019. À l'issue des opérations de contrôle, une proposition de rectification a été adressée à la société le 28 mai 2021, visant à reconstituer le chiffre d'affaires de la requérante, en l'absence de comptabilité régulière et probante et donnant lieu à des rappels en matière de taxe sur la valeur ajoutée, d'impôt sur les sociétés et à l'application d'amendes fiscales au titre des exercices clos en 2017, 2018 et 2019. Les impositions supplémentaires ont été mises en recouvrement en date du 15 décembre 2021 concernant l'impôt sur les sociétés et les amendes fiscales prévues à l'article 1759 du code général des impôts pour un montant total de 845 902 euros au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019 et en date du 3 décembre 2021 concernant la taxe sur la valeur ajoutée pour un montant de 203 528 euros au titre de la période du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019. La réclamation contentieuse que la SARL Lila Pizza a présentée le 15 mars 2022, pour obtenir la décharge des impositions supplémentaires susvisées, ayant été suivie d'une décision de rejet notifiée le 26 juillet 2022, la requérante demande au tribunal la décharge des sommes correspondantes.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. Aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". En application de ces dispositions, il incombe à l'administration, quelle que soit la procédure d'imposition mise en œuvre, et au plus tard avant la mise en recouvrement, d'informer le contribuable dont elle envisage soit de rehausser, soit d'arrêter d'office les bases d'imposition, de l'origine et de la teneur des renseignements obtenus auprès de tiers, qu'elle a utilisés pour fonder les impositions, avec une précision suffisante pour permettre à l'intéressé, notamment, de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements, soient mis à sa disposition avant la mise en recouvrement des impositions qui en procèdent.
3. Il résulte de l'instruction qu'en procédant à l'annulation de l'avis de mise en recouvrement émis le 30 septembre 2021, compte tenu de la demande de communication des documents adressée en vain par le conseil de la société le 7 septembre 2021 et en émettant, après leur réception, deux nouveaux avis de mise en recouvrement en date du 3 décembre 2021 s'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée et du 15 décembre 2021, s'agissant de l'impôt sur les sociétés, l'administration s'est conformée aux dispositions susvisées en communiquant les documents avant la mise en recouvrement des impositions.
4. La requérante soutient par ailleurs qu'alors qu'elle avait demandé la communication des documents fondant les rechaussements, elle n'a jamais eu connaissance du bail commercial de la SCI du 4 septembre, des documents de résiliation transmis par Foncia, des documents relatifs au contentieux d'arriérés de loyers et à l'expertise juridique concernant le contentieux avec la société Agate et enfin des documents concernant la procédure pour loyers impayés transmis par cette même société.
5. Toutefois et d'une part, il résulte de l'examen de la proposition de rectification du 28 mai 2021 que les documents relatifs au contentieux avec la société Agate, les documents de résiliation transmis par Foncia et les rapports d'expertise afférent à une procédure d'expropriation d'un local commercial sis dans la galerie Wagner ne fondent pas les rehaussements litigieux. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que le bail commercial conclu par la requérante avec la SCI du 4 septembre ne lui était pas accessible directement et effectivement. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales doit être écarté.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne la charge de la preuve :
6. Aux termes de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales : " Lorsque l'une des commissions visées à l'article L. 59 est saisie d'un litige ou d'une rectification, l'administration supporte la charge de la preuve en cas de réclamation, quel que soit l'avis rendu par la commission. Toutefois, la charge de la preuve incombe au contribuable lorsque la comptabilité comporte de graves irrégularités et que l'imposition a été établie conformément à l'avis de la commission. La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge. Elle incombe également au contribuable à défaut de comptabilité ou de pièces en tenant lieu () ".
7. En premier lieu, en vertu de l'article 54 du code général des impôts, les contribuables relevant du régime des bénéfices industriels et commerciaux sont tenus de présenter à la demande de l'administration tous documents comptables, inventaires, copies de lettres, pièces de recettes et de dépenses de nature à justifier l'exactitude des résultats indiqués dans leur déclaration. Aux termes de l'article 102 B du livre des procédures fiscales : " I. - Les livres, registres, documents ou pièces sur lesquels peuvent s'exercer les droits de communication, d'enquête et de contrôle de l'administration doivent être conservés pendant un délai de six ans à compter de la date de la dernière opération mentionnée sur les livres ou registres ou de la date à laquelle les documents ou pièces ont été établis. Sans préjudice des dispositions du premier alinéa, lorsque les livres, registres, documents ou pièces mentionnés au premier alinéa sont établis ou reçus sur support informatique, ils doivent être conservés sous cette forme pendant une durée au moins égale au délai prévu au premier alinéa de l'article L. 169. () ".
8. Une comptabilité comporte de graves irrégularités lorsque, notamment, l'exploitant n'est pas en mesure de produire les pièces justificatives permettant d'établir le détail et la réalité des recettes enregistrées globalement, ce qui empêche de rattacher les produits vendus aux factures d'achat correspondantes. A cet égard, si les dispositions précitées du 3° de l'article 286 du code général des impôts prévoient que les opérations au comptant peuvent être inscrites en comptabilité à la fin de chaque journée, lorsqu'elles sont inférieures à un certain montant, elles n'exonèrent pas le contribuable de l'obligation de produire, conformément aux dispositions de l'article 54, des pièces justificatives telles que des fiches de caisse ou bandes de caisse enregistreuse, de nature à établir la consistance des recettes portées en comptabilité. Il s'ensuit que l'absence de présentation de telles pièces justificatives de recettes suffit pour que la comptabilité d'une entreprise soit regardée comme dépourvue de valeur probante.
9. Dans la présente affaire, il résulte de l'instruction que la comptabilité présentée a fait l'objet d'un rejet par procès-verbal du 29 octobre 2020 du fait des nombreuses irrégularités relevées. Ainsi, aucune pièce comptable n'a été présentée par la SARL Lila Pizza au titre des exercices clos en 2018 et 2019, exercices pour lesquels aucune déclaration de taxe sur la valeur ajoutée ou de résultats n'a été souscrite. Pour l'exercice clos en 2017, aucun justificatif de recettes n'a été fourni par la SARL Lila Pizza. Ces circonstances suffisaient à retirer à la comptabilité son caractère probant, étant au surplus observé qu'aucun inventaire physique des stocks n'a été présenté au service vérificateur, qu'aucune facture fournisseurs n'a été produite et que la marge brute de 1,07 obtenue au titre de l'exercice clos en 2017 n'apparaît pas réaliste au regard de l'activité pratiquée. Dans ces conditions, l'administration a, pour ces seuls motifs, pu rejeter la comptabilité présentée par la société vérifiée comme irrégulière et non probante, celle-ci devant être regardée comme entachée de graves irrégularités au sens des dispositions de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la SARL Lila Pizza supporte la charge de la preuve de l'exagération des impositions.
En ce qui concerne la reconstitution du chiffre d'affaires :
10. La requérante soutient que sur la période vérifiée, l'établissement situé 44, Boulevard Gambetta à Nîmes n'était pas exploité. Elle relève que le bail commercial entre la société Lila Pizza et l'agence Foncia Languedoc Provence a été résilié le 27 juillet 2017, et qu'un nouveau bail a été conclu le 27 décembre 2017 entre le même bailleur et la SAS La Saladerie. Toutefois, le service observe sans être contredit que cette dernière société, dont le représentant légal est le même que celui de la société Lila Pizza, n'a jamais été constituée et qu'aucune cessation n'a été constatée au registre du commerce au nom de la requérante. L'administration ajoute que des agents se sont rendus le 12 juillet 2019 au 44 boulevard Gambetta afin de confirmer l'exploitation de ce fonds de commerce sous une autre enseigne par la SARL Lila Pizza, et relève que les commentaires de clients sur les réseaux sociaux confirment la continuité de l'exploitation à cette adresse. Dans ces conditions, l'exploitation au titre des années vérifiées d'un troisième établissement au 44, Boulevard Gambetta à Nîmes est établie par les pièces du dossier.
11. Il résulte de l'instruction que pour reconstituer le chiffre d'affaires réalisé par la SARL Lila Pizza en l'absence de toute comptabilité probante, l'administration fiscale a utilisé les éléments qu'elle avait recueillis au cours de la vérification de comptabilité. Pour ce faire, elle a procédé à la reconstitution du chiffre d'affaires des exercices 2017,2018 et 2019 de chacune des familles de produits vendus (pizzas, tacos, kebabs-sandwichs, burgers) à partir des achats à l'unité des galettes, sandwichs, burgers et volumes de farine et des tarifs moyens pratiqués dans les trois établissements, corrigé d'un chiffre d'affaires supplémentaire de 15% du chiffre d'affaires taxes comprises reconstitué tenant compte des ventes à l'unité, hors menus, telles que boissons et pâtisseries à emporter et à consommer de manière différée et d'une démarque de 10% au titre de la consommation du personnel, des pertes et des offerts.
12. La SARL Lila Pizza soutient tout d'abord que le service ne retient que les formules de vente au menu sans effectuer une ventilation entre ventes au menu et ventes de produits seuls. Toutefois, elle n'apporte aucun élément permettant de quantifier d'une part le nombre des sandwichs qui auraient été vendus à l'unité et d'autre part la différence de prix entre les sandwichs selon qu'ils sont vendus au menu ou à l'unité, étant rappelé qu'aucun justificatif de recettes ni aucune pièce comptable n'a été présentée au vérificateur. La requérante ajoute que faute de ventilation, les boissons auraient été doublement comptabilisées, le service les ayant réintégrées une seconde fois au chiffre d'affaires en tant que " surplus de recettes " à hauteur de 15% de recettes supplémentaires concernant les ventes hors menus telles que boissons et pâtisseries à emporter et à consommer de manière différée. Toutefois, dès lors que les achats revendus constatés par le vérificateur n'intègrent pas l'acquisition de boissons, la double comptabilisation invoquée ne résulte pas de l'instruction. En se limitant à soutenir que le pourcentage de recettes supplémentaires retenu serait arbitraire, la requérante ne critique pas utilement les chiffres, nécessairement approximatifs, correspondant aux ventes hors menus estimées par le vérificateur. Si la société requérante indique en outre que le service n'a pas pris en compte dans sa reconstitution la présence de stocks, elle n'a produit aucun justificatif comptable de l'état desdits stocks à l'entrée et à la clôture de chacun des exercices comptables litigieux, étant rappelé qu'aucun inventaire physique des stocks n'a été présenté au service vérificateur. Enfin, le moyen tiré de ce que le service n'aurait pas tenu compte du taux de perte de farine pour la manipulation de la pâte lors de la détermination du chiffre d'affaires des pizzas pour ces marchandises doit être écarté, eu égard au caractère nécessairement approximatif de la reconstitution effectuée. De même, la critique du taux de 10% de pertes et offerts retenus n'est assortie d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par conséquent, au vu des seuls moyens invoqués, il ne résulte pas de l'instruction que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires utilisée par le service serait radicalement viciée, excessivement sommaire ni même entachée d'inexactitudes aboutissant à une exagération des bases d'imposition, et le service établit le bien-fondé des rappels litigieux.
Sur les pénalités pour manquement délibéré :
13. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ". Il résulte de ces dispositions que la pénalité pour manquement délibéré a pour seul objet de sanctionner la méconnaissance par le contribuable de ses obligations déclaratives. Pour établir le caractère délibéré du manquement, l'administration doit apporter la preuve, d'une part, de l'insuffisance, de l'inexactitude ou du caractère incomplet des déclarations et, d'autre part, de l'intention de l'intéressé d'éluder l'impôt.
14. La requérante soutient que les majorations qui lui ont été appliquées sont injustifiées. Toutefois, au vu de l'importance et de la récurrence des minorations de recettes constatées, et de la méconnaissance des principes de base régissant la taxe sur la valeur ajoutée, en l'absence de tout justificatif des recettes, l'administration établit le caractère délibéré des manquements.
Sur l'amende fiscale pour défaut de désignation des bénéficiaires de revenus distribués :
15. Aux termes de l'article 117 du code général des impôts : " Au cas où la masse des revenus distribués excède le montant total des distributions tel qu'il résulte des déclarations de la personne morale visées à l'article 116, celle-ci est invitée à fournir à l'administration, dans un délai de trente jours, toutes indications complémentaires sur les bénéficiaires de l'excédent de distribution. / En cas de refus ou à défaut de réponse dans ce délai, les sommes correspondantes donnent lieu à l'application de la pénalité prévue à l'article 1759. " L'article 1759 de ce même code dispose que : " Les sociétés et les autres personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés qui versent ou distribuent, directement ou par l'intermédiaire de tiers, des revenus à des personnes dont, contrairement aux dispositions des articles 117 et 240, elles ne révèlent pas l'identité, sont soumises à une amende égale à 100 % des sommes versées ou distribuées. Lorsque l'entreprise a spontanément fait figurer dans sa déclaration de résultat le montant des sommes en cause, le taux de l'amende est ramené à 75 %. "
16. Il est constant que la demande du service adressée à la SARL Lila Pizza dans la proposition de rectification en date du 28 mai 2021, de faire connaître, en application des dispositions de l'article 117 du code général des impôts l'identité et l'adresse des bénéficiaires des rehaussements considérés comme distribués, correspondant au montant des recettes considérées éludées au titre des exercices clos en 2017, 2018 et 2019 et du montant de taxe sur la valeur ajoutée collectée exigible non reversée au Trésor, au terme de la reconstitution des recettes à laquelle a procédé le service, sous peine d'application de la pénalité de 100% prévue à l'article 1759 du code général des impôts, n'a reçu aucune réponse. Par suite, dès lors que les moyens tirés ce que les recettes reconstituées par le service auraient été établies à partir d'une reconstitution de recettes viciée aboutissant à des bénéfices manifestement exagérés ont été écartés, c'est à bon droit que l'administration fiscale a mis à sa charge l'amende prévue par les dispositions précitées de l'article 1759 du code général des impôts.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
17. Les conclusions présentées par la requérante, partie perdante, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par la SARL Lila Pizza est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Lila Pizza et au directeur départemental de finances publiques du Gard.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Mouret, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
Le rapporteur,
P. PARISIEN
Le président,
P. PERETTI
La greffière,
I. MASSOT
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la relance en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202890
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
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03/08/2026