vendredi 24 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2203330 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 novembre 2022, M. A B soumet au tribunal un litige relatif à la redevance mise à sa charge par un titre exécutoire émis le 1er mai 2022 par le président de l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras.
Il soutient que :
- le montant de la redevance mise à sa charge, sur la base du taux plein applicable à la zone A, est excessivement élevé ;
- subsidiairement, ses parcelles devraient être incluses dans le périmètre de la zone C afin qu'il puisse bénéficier du taux réduit applicable dans cette zone.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 décembre 2022, l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras, représentée par la SCP Lesage Berguet Gouard-Robert, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'identifie pas la ou les décisions attaquées et ne comporte l'exposé d'aucun moyen, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- à supposer que le requérant entende contester le bien-fondé de la redevance mise à sa charge au titre de l'année 2022, la requête est irrecevable faute d'avoir été présentée par un avocat, en méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de justice administrative ;
- la requête est tardive ;
- subsidiairement, la redevance litigieuse a pu à bon droit être mise à la charge de M. B.
Par une lettre du 16 décembre 2024, M. B a, en application de l'article R. 612-1 du code de justice administrative, été invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en la faisant signer par un avocat, conformément aux dispositions de l'article R. 431-2 du même code.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- l'ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 ;
- le décret n° 2006-504 du 3 mai 2006 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- et les conclusions de M. Baccati, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 1er mai 2022, le président de l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras a émis à l'encontre de M. B un titre exécutoire d'un montant de 774,02 euros en vue du recouvrement de la redevance syndicale due par l'intéressé. M. B doit être regardé comme demandant au tribunal de le décharger de l'obligation de payer la somme ainsi mise à sa charge.
2. D'une part, aux termes de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires : " I. - Les ressources d'une association syndicale autorisée comprennent : / 1° Les redevances dues par ses membres (). / II. - Les redevances syndicales sont établies annuellement et réparties entre les membres en fonction des bases de répartition des dépenses déterminées par le syndicat. Ces bases tiennent compte de l'intérêt de chaque propriété à l'exécution des missions de l'association ". L'article 26 du décret du 3 mai 2006 pris pour l'application de cette ordonnance dispose que : " Le syndicat délibère notamment sur : () / d) Le rôle des redevances syndicales et les bases de répartition des dépenses entre les membres de l'association prévues au II de l'article 31 de l'ordonnance du 1er juillet 2004 susvisée () ". L'article 54 du même décret, qui prévoit que les titres de recettes valant avis des sommes à payer au titre de ces redevances, émis par l'ordonnateur de l'association syndicale autorisée et adressés aux redevables de l'association, sont exécutoires de plein droit, dispose par ailleurs que : " () L'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé de la redevance liquidée par l'association suspend la force exécutoire du titre. L'exercice de ce recours par le débiteur se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuites () ".
3. Les dispositions citées au point précédent du décret du 3 mai 2006 instituent un recours de plein contentieux spécial ayant pour objet de permettre aux membres d'une association syndicale autorisée qui entendent contester le bien-fondé des redevances mises à leur charge de faire opposition, devant le juge administratif, aux titres de recettes exécutoires émis à leur encontre pour le recouvrement de ces créances publiques.
4. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant () ". Selon l'article R. 431-3 du même code : " Toutefois, les dispositions du premier alinéa de l'article R. 431-2 ne sont pas applicables : () / 5° Aux litiges dans lesquels le défendeur est une collectivité territoriale, un établissement public en relevant ou un établissement public de santé () ".
5. M. B doit être regardé comme sollicitant la décharge, ou subsidiairement la réduction, de la somme mise à sa charge par le titre exécutoire joint à sa requête. L'association syndicale autorisée du canal de Carpentras n'étant pas au nombre des personnes publiques visées au 5° de l'article R. 431-3 du code de justice administrative, il résulte des dispositions du premier alinéa de l'article R. 431-2 de ce code que la requête de l'intéressé devait, à peine d'irrecevabilité, être présentée par un avocat. Le requérant n'ayant pas régularisé sa requête, en dépit de la fin de non-recevoir opposée sur ce point par l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras ainsi que de l'invitation qui lui a été adressée par le greffe du tribunal par une lettre recommandée dont il a accusé réception le 18 décembre 2024, ses conclusions ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables.
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'association syndicale autorisée du canal de Carpentras.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Mouret, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2025.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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01/06/2026