LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2300824

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2300824

mardi 17 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2300824
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre magistrat statuant seul
Avocat requérantDESFARGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mars 2023, M. A C, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 janvier 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité (INK 001) d'un montant de 10 470,87 euros, au titre de la période du 1er novembre 2020 au 31 juillet 2022 et a refusé de lui accorder une remise gracieuse de cet indu ;

2°) de le décharger de l'obligation de payer l'indu litigieux ;

3°) de mettre à la charge du département du Gard une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision du 23 septembre 2022 est entachée de vices de forme dès lors qu'elle ne mentionne pas le motif, la nature et le montant des sommes réclamées et la date du ou des versements donnant lieu à répétition, en méconnaissance des articles R. 133-9-2 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale et qu'elle ne comporte pas la signature de son auteur en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision attaquée méconnaît les articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration à défaut d'informations données sur le traitement algorithmique ayant présidé à l'intervention de la décision, ce qui est de nature à le priver d'une garantie ;

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est illégale dès lors qu'il n'a pas été informé de la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;

- elle est entachée d'un vice de procédure pour n'avoir pas été précédée d'une consultation de la commission de recours amiable en méconnaissance de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et familiale ;

- elle est insuffisamment motivée en fait et en droit ;

- elle méconnaît les droits de la défense et l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme dès lors que M. C n'a pas été mis en mesure de présenter utilement ses observations ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il a conservé sa résidence stable et effective en France, nonobstant ses déplacements réguliers en Belgique ;

- il est de bonne foi et sa situation financière précaire ne lui permet pas de rembourser sa dette.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2023, le département du Gard conclut au rejet de la requête de M. C.

Il soutient que :

- les conclusions à fin d'annulation de la décision du 23 septembre 2022 sont irrecevables pour tardiveté ;

- les moyens articulés à l'encontre de la décision du 23 septembre 2022 sont irrecevables dès lors que la décision a disparu de l'ordonnancement juridique ;

- les moyens de la requête de M. C ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. B a été entendu.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 23 septembre 2022, la caisse d'allocations familiales du Gard a mis à la charge de M. C une dette de 10 470,87 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 001) pour la période du 1er novembre 2020 au 31 juillet 2022. Par un courrier du 23 novembre 2022, M. C a contesté le bien-fondé de cette dette et a sollicité, à titre subsidiaire, une remise gracieuse de sa dette. Par une décision du 6 janvier 2023, dont M. C sollicite l'annulation, la présidente du conseil département du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité (INK 001) d'un montant de 10 470,87 euros, au titre de la période du 1er novembre 2020 au 31 juillet 2022 et a refusé de lui accorder une remise gracieuse de cet indu. M. C demande également au tribunal d'être déchargé de cet indu.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le département du Gard :

2. Contrairement à ce que soutient le département du Gard, la requête de M. C ne tend pas à l'annulation de la décision de la caisse d'allocations familiales du Gard du 23 septembre 2022 mais à à l'annulation de la seule décision du 6 janvier 2023 prise par la présidente du conseil départemental du Gard sur le recours administratif préalable de M. C. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 23 septembre 2022 ne peut qu'être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active ".

4. Lorsque le recours est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération de montants d'allocation de revenu de solidarité active que l'administration estime avoir été indûment versés, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

5. Aux termes de l'article L. 262-16 du code de l'action sociale et des familles : " Le service du revenu de solidarité active est assuré, dans chaque département, par les caisses d'allocations familiales et, pour leurs ressortissants, par les caisses de mutualité sociale agricole ". Aux termes de l'article L. 262-40 de ce code : " () Les organismes chargés de son versement réalisent les contrôles relatifs au revenu de solidarité active selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale. () ". A ce titre, l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale prévoit que le droit de communication permet à certains agents des organismes de sécurité sociale d'obtenir, auprès de personnes publiques et privées que l'article L. 114-20 du même code désigne par renvoi au livre des procédures fiscales, sans que le secret professionnel ne s'y oppose, les documents et informations nécessaires à l'exercice des missions de contrôle ou de recouvrement de prestations indûment versées qu'il définit. L'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale dispose que l'organisme ayant usé de ce droit est tenu d'informer la personne à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement " de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision " et qu'il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie de ces documents à la personne qui en fait la demande. Les dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale instituent une garantie au profit de l'intéressé. Toutefois, leur méconnaissance par l'organisme demeure sans conséquence sur le bien-fondé de la décision prise s'il est établi qu'eu égard à la teneur du renseignement, nécessairement connu de l'allocataire, celui-ci n'a pas été privé, du seul fait de l'absence d'information sur l'origine du renseignement, de cette garantie.

6. Il résulte des dispositions de l'article L. 262-16 du code de l'action sociale et des familles, rappelées au point précédent, que les caisses d'allocations familiales et les caisses de mutualité sociale agricole, chargées du service du revenu de solidarité active, réalisent les contrôles relatifs à cette prestation d'aide sociale selon les règles, procédures et moyens d'investigation applicables aux prestations de sécurité sociale, au nombre desquels figurent le droit de communication instauré par l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale au bénéfice des organismes de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations qu'ils servent, ainsi que les garanties procédurales s'attachant, en vertu de l'article L. 114-21 du même code, à l'exercice de ce droit par un organisme de sécurité sociale.

7. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête établi le 2 septembre 2022, que le contrôleur de la caisse d'allocations familiales du Gard a pris attache auprès de huit particuliers ou organismes. Il a ainsi notamment procédé à des consultations du fichier national des comptes bancaires et assimilés (FICOBA), du fichier des déclarations préalables à l'embauche (DPAE) et de celui de l'espace des organismes partenaires de la protection sociale (EOPS). Ce contrôleur s'est aussi rapproché de l'assurance maladie, des services fiscaux et des établissements bancaires auprès desquels M. C détenait des comptes. Il résulte de l'instruction qu'au moins une partie des informations et documents sur lesquels le département du Gard s'est fondé pour mettre à la charge de M. C l'indu litigieux ont été obtenus auprès de tiers par la caisse d'allocations familiales du Gard grâce à l'exercice du droit de communication prévu par l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale. Il résulte de l'instruction, ainsi que le soutient M. C, que le département du Gard ne l'a pas mis à même de faire valoir, avant l'intervention de la décision de récupération de l'indu litigieux, son droit de demander une copie de ces documents obtenus auprès de tiers, alors même que M. C en a fait expressément la demande dans son recours administratif préalable obligatoire en date du 23 novembre 2022.

8. En outre, il ressort des termes mêmes du rapport d'enquête que M. C n'a pu être informé oralement, du fait de son absence aux deux rendez-vous fixés les 9 et 17 août 2022, de la faculté pour la caisse d'allocations familiales de mettre en œuvre le droit de communication. Si le département du Gard soutient que M. C a bénéficié, préalablement à l'intervention de la décision litigieuse, d'une information par écrit à propos de la mise en œuvre du droit de communication, il résulte toutefois de l'instruction, et notamment des échanges entre M. C et l'agent assermenté en charge du contrôle de sa situation, que M. C a seulement eu la possibilité de présenter des observations écrites sans néanmoins être informé, ni de la teneur et de l'origine des documents obtenus auprès de tiers, ni de la possibilité de demander une copie de ces documents, avant la suppression ou la mise en recouvrement de la prestation indûment perçue. Dès lors, M. C est fondé à soutenir que la décision du 6 janvier 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard confirmant la récupération d'un indu de revenu de solidarité active est intervenue en méconnaissance des garanties prévues par l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est fondé, par le seul moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale, aucun autre moyen de la requête n'apparaissant fondé, à demander l'annulation de la décision du 6 janvier 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité (INK 001) d'un montant de 10 470,87 euros, au titre de la période du 1er novembre 2020 au 31 juillet 2022.

10. Le présent jugement faisant droit aux conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision du 6 janvier 2023 en tant qu'elle a confirmé la récupération de l'indu de revenu de solidarité active en litige, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la même décision en tant qu'elle lui a refusé le bénéfice d'une remise gracieuse de cet indu ont perdu leur objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

11. En l'absence de titre exécutoire émis à l'encontre du requérant, ce dernier n'est pas fondé à demander la décharge de l'obligation de payer l'indu de revenu de solidarité active qui lui a été réclamé au titre de la période du 1er novembre 2020 au 31 juillet 2022.

12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. C, qui a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. C tendant à l'annulation de la décision de la présidente du conseil départemental du Gard du 6 janvier 2023 en tant qu'elle lui a refusé le bénéfice d'une remise gracieuse de l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge.

Article 2 : La décision du 6 janvier 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité (INK 001) d'un montant de 10 470,87 euros, au titre de la période du 1er novembre 2020 au 31 juillet 2022 est annulée.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au département du Gard.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 octobre 2023.

Le président,

C. B

La greffière,

A. OLSZEWSKI

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions