mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301938 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Pôle contentieux sociaux |
| Avocat requérant | ANAV-ARLAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 23 mai 2023, le 11 janvier 2024 et le 15 janvier 2024, Mme C A, représentée par la SELARL Anav Arlaud, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a confirmé la récupération d'un indu d'allocation de logement sociale (IN4 006) d'un montant de 5 778 euros, au titre de la période du 1er décembre 2020 au 30 novembre 2022, mis à sa charge par une décision du 25 novembre 2022 ;
2°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Vaucluse de procéder au versement des droits à l'allocation de logement sociale qui lui sont dus depuis le mois de décembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Vaucluse la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 25 novembre 2022 mettant à sa charge l'indu litigieux ne comporte pas de signature ni ne fait mention du nom et de la qualité de son auteur en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée se fonde sur des faits matériellement inexacts dès lors qu'aucun contrôle n'a été effectué à son domicile le 25 octobre 2022 ;
- elle est entachée d'erreur de droit dès lors qu'elle a toujours rempli les conditions d'attribution de l'allocation de logement sociale en occupant son logement à titre de résidence principale.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 9 janvier 2024 et le 12 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales de Vaucluse conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme A.
Elle soutient que la requête de Mme A est devenue sans objet dès lors que la remise totale de sa dette lui a été accordée par une décision du 30 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 mars 2023.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. B a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 25 novembre 2022, la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a mis à la charge de Mme A une dette de 5 778 euros résultant d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale pour la période du 1er décembre 2020 au 30 novembre 2022. Par un courrier du 20 janvier 2023, Mme A a formé un recours administratif pour contester le bien-fondé de sa dette. Par la présente requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a confirmé la récupération de l'indu litigieux.
2. Il résulte des éléments produits en défense par la caisse d'allocations familiales de Vaucluse, confirmés par Mme A qui, dans le dernier état de ses écritures, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de sa requête, que, postérieurement à l'introduction de l'instance, par une décision du 30 mai 2023, la caisse d'allocations familiales de Vaucluse, qui l'avait rétablie, par une décision du 9 mai 2023, dans ses droits à l'allocation de logement sociale à compter du 1er octobre 2022, a accordé à Mme A une remise totale du solde de sa dette contractée au titre de l'allocation de logement sociale, à hauteur de 5 294 euros. Par suite, les conclusions de la requête de Mme A tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de Vaucluse a confirmé la récupération d'un indu d'allocation de logement sociale (IN4 006) d'un montant de 5 778 euros, au titre de la période du 1er décembre 2020 au 30 novembre 2022 sont devenues sans objet. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.
3. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Anav Arlaud renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Vaucluse la somme de 1 000 euros à verser à Me Anav Arlaud.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A.
Article 2 : La caisse d'allocations familiales de Vaucluse versera à Mme A la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Anav Arlaud renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Anav Arlaud et à la caisse d'allocations familiales de Vaucluse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
Le président,
C. BLa greffière,
I. MASSOT
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2301938
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026