mardi 28 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2302052 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | DEBUICHE |
Vu la procédure suivante :
Par une décision n° 463485 du 2 juin 2023, le Conseil d'Etat statuant au contentieux, saisi d'un pourvoi présenté par M. A B, a annulé le jugement n° 2100585 du 29 octobre 2021 du tribunal administratif de Nîmes et a renvoyé l'affaire devant le même tribunal.
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 18 février 2021, le 1er août 2021, le 10 octobre 2023, le 23 octobre 2023 et le 13 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Debuiche, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler la décision du 27 janvier 2021 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'une dette de 8 380,86 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 004) pour la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2020 et d'une dette de 904 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 005) pour la période du 1er octobre 2020 au 30 novembre 2020 ;
2°) à titre principal, de le décharger de l'obligation de payer les indus litigieux ;
3°) à titre principal, d'enjoindre au département du Gard de procéder à la restitution des sommes prélevées sur ses prestations en remboursement des indus ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au département du Gard de procéder à un nouveau calcul du montant des indus au prorata des parts détenues par M. B dans la société civile immobilière de location du 12 rue de l'étoile ;
5°) à titre subsidiaire de le décharger de l'obligation de payer les sommes déjà retenues à hauteur de 1 333,15 euros ;
6°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au département du Gard de procéder au versement d'une somme de 13 083,81 au titre de la régularisation de ses droits au revenu de solidarité active ;
7°) en tout état de cause, de mettre à la charge du département du Gard une somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les revenus fonciers qu'il perçoit sont déjà pris en compte dans le calcul de ses droits au revenu de solidarité qu'il a perçu au cours de la période litigieuse ;
- il ne perçoit aucun loyer directement ;
- le montant qui lui a été alloué au titre de la régularisation de ses droits au revenu de solidarité active est insuffisant, celui-ci doit être évalué à la somme de 13 083,81 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2023, la caisse d'allocations familiales du Gard conclut au rejet de la requête de M. B.
Elle soutient qu'elle n'est pas compétente pour présenter des observations en défense s'agissant d'un litige en matière de revenu de solidarité active.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2023, le département du Gard conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.
Il soutient que la requête est devenue sans objet dès lors que, par une décision du 9 novembre 2023, la présidente du conseil départemental du Gard a retiré la décision du 27 janvier 2021 par laquelle elle avait confirmé la récupération des indus litigieux.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Debuiche, avocate de M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 21 septembre 2020, la caisse d'allocations familiales du Gard a mis à la charge de M. B une dette de 8 380,86 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 004) pour la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2020. Par un courrier du 13 octobre 2020, M. B a formé un recours administratif préalable obligatoire pour contester le bien-fondé de sa dette. Par un courrier du 3 décembre 2020, cette même caisse a mis à sa charge une dette de 904 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 005) pour la période du 1er octobre 2020 au 30 novembre 2020. Par un courrier réceptionné par le département du Gard le 15 février 2021, M. B a formé un recours administratif préalable obligatoire pour contester le bien-fondé de sa dette. Par une décision du 27 janvier 2021, dont M. B demande à titre principal l'annulation, la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération des indus litigieux.
2. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 4 octobre 2023, postérieure à l'introduction de l'instance, le département du Gard,à la suite de l'intervention de la décision n° 463485 du Conseil d'Etat statuant au contentieux du 2 juin 2023 annulant pour erreur de droit le jugement n° 2100585 du tribunal administratif de Nîmes du 2 juin 2023 rejetant les conclusions de M. B dirigées contre la décision attaquée du 27 janvier 2021, a décidé de retirer cette dernière décision et de procéder à la régularisation des droits de l'intéressé en demandant à la caisse d'allocations familiales du Gard de procéder à un nouveau calcul de ses droits au revenu de solidarité active en évaluant ses ressources, ainsi que le requérant le demandait, non en prenant intégralement en compte ses revenus fonciers déclarés au titre de ses parts détenues dans une société civile immobilière, mais sur la base forfaitaire, applicable aux capitaux non productifs de revenus, prévue par les articles L. 132-1 et R. 132-1 du code de l'action sociale et des familles, en appliquant le taux de 3 % à la valeur de ces parts. Ainsi que le requérant en a été informé par une décision du 9 novembre 2023, les droits au revenu de solidarité active de M. B ont fait l'objet d'un nouveau calcul en fonction de cette méthode duquel il a résulté un rappel de droits d'un montant total non contesté de de 13 419,81 euros, incluant le montant des indus de revenu de solidarité active de 8 380,86 euros et de 904 euros dont la récupération avait été confirmée par la décision attaquée du 27 janvier 2021 qui doit être regardée comme retirée. Il résulte de l'instruction que le reversement de ces sommes, qui lui demeurent acquises, n'est plus réclamé à M. B qui doit ainsi être regardé comme ayant obtenu satisfaction. Dans ces conditions, les conclusions de celui-ci aux fins d'annulation de la décision du 27 janvier 2021 de la présidente du conseil départemental du Gard confirmant la récupération d'un indu de 8 380,86 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 004) pour la période du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2020 et d'un indu de 904 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 005) pour la période du 1er octobre 2020 au 30 novembre 2020, ainsi que ses conclusions à fin de décharge des sommes en litige, sont devenues sans objet. Si M. B demande également au tribunal d'enjoindre au département du Gard de procéder à la restitution des sommes prélevées sur ses prestations en remboursement des indus, à hauteur d'un montant total de 1 333,15 euros, il résulte toutefois de l'instruction qu'à la suite du nouveau calcul de ses droits au revenu de solidarité active,M. B va percevoir une somme de 4 536,57 euros, supérieure au montant total des sommes retenues sur ses prestations en vue de la récupération des indus litigieux, désormais annulés. Ses conclusions tendant à la restitution des sommes déjà prélevées en remboursement des indus sont, dès lors, devenues sans objet.
3. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Debuiche renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge du département du Gard la somme de 1 200 euros à verser à Me Debuiche.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation, de décharge et d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : Le département du Gard versera à Me Debuiche une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Debuiche renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au département du Gard,à la caisse d'allocations familiales du Gard et à Me Jodie Debuiche.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2023
Le président,
C. C
La greffière,
A. OLSZEWSKI
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026