LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303235

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303235

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303235
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation4ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. et Mme D... et de Mme E... qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 17 juillet 2023 de la présidente du conseil départemental du Gard. Cet arrêté autorisait La Poste à occuper le domaine public routier départemental (RD 30 D0193) pour y installer une boîte aux lettres collective, sur le fondement des articles L. 113-2 du code de la voirie routière et L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales. Les requérants contestaient la distance de leur domicile à cette boîte, invoquant des problèmes de mobilité et un projet d'élargissement de chemin, mais le tribunal a jugé que ces moyens étaient sans incidence sur la légalité de l'autorisation d'occupation du domaine public. La solution retenue est le rejet de la requête, l'arrêté attaqué se bornant à régir l'occupation du domaine public sans porter atteinte au droit d'accès des requérants à leur propriété.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 août 2023, M. B... D..., Mme F... D... et Mme C... E... doivent être regardés comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du 17 juillet 2023 par lequel la présidente du conseil départemental du Gard a autorisé La Poste à occuper le domaine public pour y déposer une boîte aux lettres sur la route départementale 30 D0193, PR9+200 à PR9+205 hors agglomération sur la commune de Les Plantiers.

Ils soutiennent que :
- la distance de leur domicile à la route départementale est trop éloignée, qu’ils souffrent de problèmes de motricité, qu’un projet d’élargissement du chemin de Monteils est en cours d’examen par la mairie des Plantiers et que le tarif des timbres et colis prévoit une livraison à domicile.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 novembre 2023, le conseil départemental du Gard conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête de M. D..., Mme D... et Mme E... sont infondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2023, la société La Poste conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu’elle doit être mise hors de cause et que les moyens invoqués dans la requête de M. D..., Mme D... et Mme E... sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la voirie routière ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport G... Mazars,
- les conclusions G... Bala, rapporteure publique,
- les observations G... A..., représentant le département du Gard.


Considérant ce qui suit :

M. B... D... est domicilié chemin de Monteils sur la commune de Les Plantiers. Par un arrêté du 17 juillet 2023 dont il demande l’annulation, la présidente du conseil départemental du Gard a autorisé La Poste à occuper le domaine public pour y déposer une boîte aux lettres sur la route départementale 30 D0193, PR9+200 à PR9+205 hors agglomération sur la commune de Les Plantiers.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 113-2 du code de la voirie routière dispose que : « En dehors des cas prévus aux articles L. 113-3 à L. 113-7 et de l'installation par l'Etat des équipements visant à améliorer la sécurité routière, l'occupation du domaine public routier n'est autorisée que si elle a fait l'objet, soit d'une permission de voirie dans le cas où elle donne lieu à emprise, soit d'un permis de stationnement dans les autres cas. Ces autorisations sont délivrées à titre précaire et révocable ». Aux termes de l’article L. 131-3 de ce code : « Le président du conseil départemental exerce sur la voirie départementale les attributions mentionnées à l'article L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales. ». Par ailleurs, l’article L. 3221-4 du code général des collectivités territoriales dispose que : « Le président du conseil départemental gère le domaine du département. A ce titre, il exerce les pouvoirs de police afférents à cette gestion, notamment en ce qui concerne la circulation sur ce domaine, sous réserve des attributions dévolues aux maires par le présent code et au représentant de l'Etat dans le département ainsi que du pouvoir de substitution du représentant de l'Etat dans le département prévu à l'article L. 3221-5 ».

Aux termes de l’article 10 du règlement de voirie départemental : « Hormis les occupants de droit qui bénéficient d’un accord de voirie, l’occupation ou l’utilisation du domaine public routier départemental, dans les limites excédant le droit d’usage qui appartient à tous, est soumis à l’autorisation préalable de l’autorité compétente dans les conditions définies ci-après. / Cette autorisation prend la forme : / soit d’un permis de stationnement, lorsque l’occupation sans ancrage au sol ne modifie pas l’assiette du domaine public (terrasses de café sur les trottoirs, dépôts temporaires de gravillons, de bois, bac à fleurs, échafaudages sans ancrage au sol…) (…) ».

Il ressort des termes de l’arrêté attaqué que la présidente du conseil départemental du Gard a accordé à la société La Poste un permis de stationnement pour permettre la pose d’une batterie de boîte aux lettres sur la route départementale D 0193 hors agglomération sur la commune de Les Plantiers. En soutenant que les véhicules de La Poste sont en mesure d’accéder à leur adresse depuis toujours, que la distance entre le domicile et la route départementale est trop importante alors qu’ils sont âgés et souffrent de problèmes de mobilité, que les tarifs de La Poste incluent une livraison à domicile et qu’un projet d’élargissement du chemin de Monteils est en cours, M. D... et autres ne formulent aucun moyen susceptible d’avoir une incidence sur la légalité de l’arrêté attaqué, lequel n’a pas pour objet de choisir en opportunité l’emplacement de sa boîte aux lettres mais se borne uniquement à autoriser La Poste à occuper le domaine public sous le régime d’un permis de stationnement à la suite de sa demande en ce sens. Par suite, et alors que les requérants ne démontrent ni même n’allèguent que cet arrêté porte atteinte à leur droit d’accéder librement à leur propriété, les conclusions de la requête doivent être rejetées.


D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. et Mme D... et G... Mme E... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... D..., Mme F... D..., Mme C... E..., au conseil départemental du Gard et à la société La Poste.

Délibéré après l'audience du 5 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Chamot, présidente,
Mme Mazars, conseillère,
Mme Sarac-Deleigne, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.

La rapporteure,




M. MAZARS

La présidente,




C. CHAMOT
La greffière,




B. MAS-JAY

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions