LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303691

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303691

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303691
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre magistrat statuant seul

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour 2021. Le juge a estimé que M. B n’établissait pas avoir été privé de la jouissance du logement au 1er janvier 2021, malgré une ordonnance de non-conciliation annulée par la cour d’appel. Il n’a pas non plus démontré qu’il résidait ailleurs à cette date, sa déclaration fiscale mentionnant toujours l’adresse litigieuse. La décision s’appuie sur les articles 1408-I et 1415 du code général des impôts, qui imposent la taxe aux personnes ayant la disposition des locaux au 1er janvier de l’année.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 octobre 2023 et le 25 mars 2024, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge de la taxe d'habitation au titre de l'année 2021 pour un logement situé 7 place Marquis D à Beauvoisin.

Il soutient que :

- dans le cadre d'une procédure de divorce, le juge aux affaires familiales a rendu une ordonnance de non-conciliation au titre de laquelle il a attribué la jouissance du domicile conjugal à son ex-épouse, ce qui a eu pour conséquence de le priver de la jouissance dudit logement ;

- durant l'année 2021, en raison de sa situation conflictuelle avec son ex-épouse, il résidait dans le Vaucluse et utilisait l'adresse du logement litigieux qu'à la seule fin de domiciliation postale ;

- le logement étant resté inoccupé depuis 2020, des travaux de remise en état étaient nécessaires afin de le rendre habitable.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 7 février 2024 et le 28 mars 2024, le directeur départemental des finances publiques du Gard conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- Au 1er janvier 2021, M. B s'est déclaré fiscalement domicilié à l'adresse du 7 place Marquis D à Beauvoisin et aucun des éléments qu'il a produit ne justifie de façon probante qu'il aurait effectivement été domicilié ailleurs à cette date ;

- en outre, il ne produit aucun élément justifiant le caractère inhabitable de la maison, d'autant qu'il a continué à être domicilié fiscalement en ces lieux, au titre des années suivantes.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M.A, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique a été entendu le rapport de M. A.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du I de l'article 1408 du Code général des impôts : " I. - La taxe est établie au nom des personnes qui ont, à quelque titre que ce soit, la disposition ou la jouissance des locaux imposables. " Aux termes de l'article 1415 de même code, dans sa version en vigueur à la date applicable au litige : " La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition. "

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'ordonnance de non-conciliation rendue en date du 2 février 2017 par le juge aux affaires familiales en ce qu'il attribue la jouissance du domicile conjugal à Mme B a été annulé par un arrêt de la Cour d'appel de Nîmes en date du 7 février 2018, considérant qu'il n'y avait lieu à l'attribution de la jouissance du domicile conjugal. Par suite, le moyen tiré de ce que M. B aurait été privé de la jouissance du logement litigieux au 1er janvier 2021, doit être écarté.

3. En deuxième lieu, le requérant soutient qu'au titre de l'année 2021, il ne résidait pas au sein du logement situé 7, place Marquis D, mais y avait seulement sa domiciliation postale, choisie par commodité afin de recevoir son courrier compte tenu du fait qu'il était hébergé chez une amie dans le Vaucluse. Il produit, à l'appui de ses allégations, une attestation de son amie rédigée en date du 18 juillet 2023. Toutefois, il résulte de l'instruction que M. B a indiqué dans sa déclaration de revenus de l'année 2020 télédéclarée en ligne le 30 juin 2021, que son adresse de domiciliation était fixée au 7, place Marquis D à Beauvoisin, au 1er janvier 2021. Si le requérant fait valoir, qu'il s'agissait d'une simple domiciliation postale, la seule attestation produite de Mme C ne suffit pas à établir que M. B n'avait pas la disposition ou la jouissance du logement imposable au 1er janvier 2021. Par ailleurs, si le requérant fait valoir qu'il ne pouvait occuper le logement en raison des travaux qui étaient nécessaires, il ne l'établit pas.

4. Par suite, et en l'état des pièces du dossier, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il peut prétendre à l'exonération de la taxe d'habitation et que c'est à bon droit qu'en application des dispositions combinées des articles 1408 - I du et 1415 du code général des impôts, dans leur rédaction applicable au litige, énoncées ci-dessus, l'administration l'a assujetti à la taxe d'habitation pour l'année 2021 au titre du logement situé au 7, place Marquis D à Beauvoisin.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B et au directeur départemental des finances publiques du Gard.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

P. ALe greffier,

D. BERTHOD

La République mandate et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions