jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2400161 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Pôle contentieux sociaux |
| Avocat requérant | RIGO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 15 janvier 2024, le 28 janvier 2024 et le 10 avril 2024, M. F E, représenté par Me Rigo, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 novembre 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 626,08 euros, au titre de la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021, et d'un montant de 995 euros, au titre de la période du 1er octobre 2021 au 30 novembre 2021 et a implicitement rejeté la demande de remise gracieuse de ses dettes ;
2°) d'enjoindre au conseil départemental du Gard et à la caisse de mutualité sociale agricole du Gard de procéder au réexamen de son dossier ;
3°) de lui accorder un échéancier de paiement ;
4°) de mettre à la charge du département du Gard la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur de fait ;
- l'indu mis à sa charge a pour origine le retard pris par la caisse de mutualité sociale agricole dans le traitement des déclarations trimestrielles en période de crise sanitaire, par conséquent ce dysfonctionnement du service ne saurait lui être imputé ;
- les indus mis à sa charge ne contiennent aucune mention quant au mode de calcul ni fondement ;
- les indus mis à sa charge sont prescrits ;
- il est de bonne foi dès lors qu'il a régulièrement déclaré le départ du foyer de son fils et son concubinage aux services de la caisse de mutualité sociale agricole ;
- il se trouve dans une situation financière précaire qui ne lui permet pas de rembourser sa dette.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 6 mars 2024 et le 12 avril 2024, le département du Gard conclut au rejet de la requête de M. E.
Il soutient que :
- la requête de M. E est irrecevable, en l'absence de motivation exigée par les dispositions des articles R. 411-1 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. E a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. H a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 11 mai 2021, la caisse de mutualité sociale agricole du Languedoc a mis à la charge de M. E un indu d'un montant de 2 626,08 euros contracté au titre du revenu de solidarité active pour la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021. Par une décision du 4 janvier 2022, la caisse de mutualité sociale agricole du Languedoc a mis à la charge de M. E un indu d'un montant de 995 euros contracté au titre du revenu de solidarité active pour la période du 1er octobre 2021 au 30 novembre 2021. La paierie départementale du Gard a émis, le 14 avril 2023, un avis de sommes à payer pour le recouvrement de la somme de 3 581,08 euros correspondant au solde des indus de revenu de solidarité active mis à la charge de M. E. Par un courrier du 9 octobre 2023, M. E a formé un recours administratif pour contester le bien-fondé de ses dettes et en a sollicité la remise gracieuse. Par une décision du 14 novembre 2023, dont M. E sollicite l'annulation, la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 626,08 euros, au titre de la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021, et d'un montant de 995 euros, au titre de la période du 1er octobre 2021 au 30 novembre 2021 et a implicitement rejeté sa demande de remise gracieuse de ses dettes.
En ce qui concerne le bien-fondé de l'indu :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 262-46 du même code : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active ".
3. Lorsque le recours est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération de montants d'allocation de revenu de solidarité active que l'administration estime avoir été indûment versés, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
4. En premier lieu, par un arrêté du 12 juin 2023, qui a fait l'objet d'une mesure de publicité régulière, la présidente du conseil départemental du Gard a donné à Mme D G, responsable d'équipe gestion du droit, contentieux et appui aux territoires, délégation à l'effet de signer tous les actes, conventions, décisions et correspondances relatifs au droit au revenu de solidarité active et à la gestion et au contrôle de l'allocation. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée du 14 novembre 2023 doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
5. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la décision attaquée du 14 novembre 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 626,08 euros, au titre de la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021, et d'un montant de 995 euros, au titre de la période du 1er octobre 2021 au 30 novembre 2021 et a implicitement rejeté la demande de remise gracieuse de ses dettes, précise la nature des indus mis à la charge de M. E, leur montant, les périodes sur lesquels ils portent et les motifs sur lesquels ils se fondent, tirés de la circonstance que M. E a déclaré le 26 avril 2021 à la caisse de mutualité sociale agricole du Languedoc le départ du foyer de son fils à compter du 1er janvier 2020 et de la circonstance que l'intéressé a déclaré le 10 octobre 2021 l'arrivée dans le foyer de sa compagne à compter du 1er octobre 2021. Il résulte également de l'instruction que la décision attaquée comporte la mention des textes dont elle fait application. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait et en droit de la décision du 14 novembre 2023 doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / Le revenu de solidarité active est une allocation qui porte les ressources du foyer au niveau du montant forfaitaire () ". Selon l'article L. 262-9 du même code : " Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges () ". Aux termes de l'article 515-8 du code civil : " Le concubinage est une union de fait, caractérisée par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes, de sexe différent ou de même sexe, qui vivent en couple ". Aux termes de l'article R. 262-1 du code de l'action sociale et des familles : " () Dans le cas des personnes isolées au sens de l'article L. 262-9, le montant majoré est égal à 128, 412 % du montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 applicable à un foyer composé d'une seule personne. S'y ajoute, pour chaque enfant à charge, un supplément égal à 42, 804 % du montant forfaitaire applicable à un foyer composé d'une seule personne, mentionné à l'article L. 262-2 () ". Aux termes de l'article R. 262-37 de ce code : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
7. Il résulte des dispositions citées au point précédent que, pour le bénéfice du revenu de solidarité active, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.
8. D'une part, il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 2 626,08 euros mis à la charge de M. E, et dont il conteste le bien-fondé, résulte de l'absence de déclaration du départ du foyer de son fils, M. C E. Il résulte de l'instruction, notamment des déclarations trimestrielles de ressources de M. E produites par l'administration, que l'intéressé a déclaré de manière tardive, le 26 avril 2021, le départ du foyer de son fils depuis le 1er janvier 2020. A supposer même que le caractère tardif de cette déclaration ne lui soit pas imputable, cette circonstance est en tout état de cause sans incidence sur le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active résultant de la prise en compte du changement dans la composition de son foyer. C'est, dès lors, à bon droit que, la caisse de mutualité sociale agricole du Languedoc a pris en compte le départ du foyer du fils de M. E à compter du 1er janvier 2020, générant ainsi l'indu litigieux.
9. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'indu de revenu de solidarité active d'un montant de 995 euros mis à la charge de M. E, et dont il conteste le bien-fondé, résulte de la déclaration tardive, par voie électronique le 10 octobre 2021, et par voie postale le 1er décembre 2021, son concubinage avec Mme I B à compter du 1er octobre 2021. Si M. E soutient que la caisse de mutualité sociale agricole a traité de manière tardive, à partir du 4 janvier 2022, sa déclaration de concubinage et que le retard dans le traitement de son dossier ayant pour origine la crise sanitaire ne saurait lui être imputé, cette circonstance demeure sans conséquence sur le bien-fondé de l'indu mis à sa charge. De la même manière, la circonstance selon laquelle la relation entretenue par M. E avec Mme I B aurait été courte est sans incidence sur le bien-fondé de l'indu litigieux. C'est, dès lors, à bon droit que la caisse de mutualité sociale agricole du Languedoc a pris en compte Mme I B dans la composition du foyer de M. E et procédé à un nouveau calcul de ses droits au revenu de solidarité active, générant ainsi l'indu litigieux.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées () ". Aux termes de l'article L. 262-46 du même code : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. () / A défaut, l'organisme mentionné au premier alinéa peut également, dans des conditions fixées par décret, procéder à la récupération de l'indu par retenues sur les échéances à venir dues au titre des prestations familiales, de l'allocation logement et de la prime d'activité (). Après la mise en œuvre de la procédure de recouvrement sur prestations à échoir, l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active transmet () les créances du département au président du conseil départemental () ".
11. Si M. E soutient que les indus de revenu de solidarité active mis à sa charge sont prescrits, il résulte néanmoins de l'instruction que l'indu mis à la charge de M. E d'un montant de 2 626,08 euros au titre d'un trop-perçu de revenu de solidarité active pour la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021 a été notifié par la caisse de mutualité sociale agricole à l'intéressé par une décision du 11 mai 2021 et que l'indu d'un montant de 995 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active pour la période du 1er octobre 2021 au 30 novembre 2021 lui a été notifié par une décision du 4 janvier 2022. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir que les créances de l'administration étaient atteintes par la prescription biennale.
En ce qui concerne la remise gracieuse de l'indu :
12. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active pour le compte de l'Etat, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ". Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire du revenu de solidarité active ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.
13. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a manqué à ses obligations déclaratives, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des éléments dépourvus d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des éléments ainsi omis, de l'information reçue et notamment, le cas échéant, de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les éléments omis.
14. Il résulte de l'instruction, et notamment de ce qui a été dit au point 8 et au point 9, que les indus de revenu de solidarité active mis à la charge de M. E, et dont il doit être regardé comme sollicitant la remise gracieuse, ont pour origine la prise en compte de la réalité de la composition des membres de son foyer. Si la bonne foi de M. E, qui n'est pas sérieusement remise en cause, peut être regardée comme établie, il ne résulte toutefois pas de l'instruction que la situation financière de l'intéressé, salarié agricole, qui ne fournit aucune preuve ni aucun élément permettant de justifier de la précarité de sa situation, serait telle, au regard de ses ressources, qui s'élèveraient au regard de l'avis d'imposition établi en 2023 à un montant non contesté de 767 euros annuels, de ses charges fixes, dont il ne fournit pas même une estimation, et de sa situation familiale, célibataire et sans enfant à charge, qu'il y aurait lieu de lui accorder une remise gracieuse, totale ou partielle, de sa dette d'un montant de 2 626,08 euros contractée au titre du revenu de solidarité active pour la période du 1er mars 2020 au 28 février 2021 et de sa dette d'un montant de 995 euros contractée au titre du revenu de solidarité active pour la période du 1er octobre 2021 au 30 novembre 2021.
15. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, la requête de M. E doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Doivent également être rejetées les conclusions de M. E tendant à obtenir directement du tribunal la mise en place d'un échéancier de paiement dès lorsqu'il n'appartient qu'à l'autorité administrative compétente d'accorder un paiement échelonné pour le remboursement d'une dette contractée au titre du revenu de solidarité active.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et au département du Gard.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2024.
Le président,
C. H
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026