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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2400375

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2400375

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2400375
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme A B pour contester une décision de la caisse d'allocations familiales du Gard du 17 novembre 2023, qui ne lui accordait qu'une remise gracieuse partielle de sa dette de revenu de solidarité active, laissant 413,13 euros à sa charge. En défense, la caisse a fait valoir que cette somme avait été entièrement recouvrée par retenues sur prestations après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que le litige était devenu sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2024, Mme C A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 17 novembre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Gard ne lui a accordé qu'une remise gracieuse partielle, à hauteur de 1 254,40 euros, de sa dette d'un montant de 1 672,53 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 002), laissant ainsi à sa charge la somme de 413,13 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2024, la caisse d'allocations familiales du Gard conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête de Mme A B et, à titre subsidiaire, au rejet de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 17 novembre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Gard ne lui a accordé qu'une remise gracieuse partielle, à hauteur de 1 254,40 euros, de sa dette d'un montant de 1 672,53 euros résultant d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 002), laissant ainsi à sa charge la somme de 413,13 euros. Il résulte toutefois de l'instruction, notamment des indications non contestées contenues dans le mémoire en défense de la caisse d'allocations familiales du Gard, que, postérieurement à l'introduction de la requête de Mme A B, le montant de 413,13 euros restant à sa charge a été entièrement soldé par l'effet des retenues sur prestations opérées pour obtenir le recouvrement de la dette de la requérante. Par suite, sa requête est devenue sans objet et il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E:

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B et à la caisse d'allocations familiales du Gard.

Fait à Nîmes, le 16 octobre 2024.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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