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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2401453

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2401453

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2401453
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationPôle contentieux sociaux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un trop-perçu d’allocation de logement sociale. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée du 12 octobre 2023, malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, ses conclusions ont été jugées irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée 15 avril 2024 et régularisée le 3 mai 2024, M. B C doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de la décision du 12 octobre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Gard aurait refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette résultant d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale (IN4 006).

Il soutient qu'il est dans une situation financière précaire qui ne lui permet pas de rembourser sa dette.

La requête de M. C a été transmise à la caisse d'allocations familiales du Gard qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction est intervenue en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, et le rapport de M. D a été entendu.

Considérant ce qui suit :

1. La caisse d'allocations familiales du Gard a mis à la charge de M. C un indu d'allocation de logement sociale (IN4 006). M. C a sollicité, le 12 octobre 2023, la remise gracieuse de sa dette. Par une décision du 23 octobre 2023, la caisse d'allocations familiales du Gard a statué sur la demande de remise gracieuse présentée par M. C. Par un courrier du 15 février 2024, la caisse d'allocations familiales du Gard a déclaré irrecevable la nouvelle demande de remise gracieuse présentée par M. C le 1er février 2024. M. C doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision du 23 octobre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Gard aurait refusé de lui accorder la remise gracieuse de sa dette contractée au titre de l'allocation de logement sociale (IN4 006).

2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 412-1 du code de justice administrative dispose que : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée () ". Selon le troisième alinéa de l'article R. 612-1 de ce code : " La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. A l'appui de sa requête, M. C se borne à produire le courrier du 15 février 2024 par lequel la caisse d'allocations familiales du Gard a indiqué que sa demande de remise de dette relative à un indu d'allocation de logement sociale (IN4 006) était irrecevable dès lors que la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales avait déjà statué par une décision du 12 octobre 2023 sur sa demande de remise gracieuse de cette même dette. Une invitation à produire la décision du 12 octobre 2023 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Gard aurait refusé de lui accorder la remise gracieuse de sa dette a été adressée à M. C par le tribunal le 16 avril 2024 au moyen de l'application " Télérecours citoyens ". Toutefois, M. C n'a pas transmis au tribunal, parmi les pièces produites le 17 mai 2024, la décision attaquée du 12 octobre 2023 de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Gard ayant statué sur sa demande de remise gracieuse. Par suite, les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de cette décision doivent être rejetées comme irrecevables.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la caisse d'allocations familiales du Gard.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2024.

Le président,

C. D

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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