jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2401528 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 avril 2024, M. B A demande au tribunal la décharge de la taxe foncière à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2023 à raison d'un bien situé à Alès.
Il soutien qu'il est handicapé à vie depuis 2006, qu'il a perçu l'allocation aux adultes handicapés (AAH) de 2006 à 2008 puis sa retraite qui est du même montant que l'AAH. Il a habité 20 ans en Ardèche où il n'a jamais payé de taxe foncière.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
2. Pour contester le fait que l'administration ne l'ait pas fait bénéficier d'une exonération totale de taxe foncière, M. A soutient qu'il est handicapé depuis l'année 2006 et que pendant 20 années il a habité en Ardèche où il était exonéré de cet impôt, il précise le montant de ses faibles revenus.
3. Ces circonstances ainsi invoquées, pour regrettables qu'elles soient, restent sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition ou le bien-fondé de l'imposition litigieuse. Or, le requérant ne critique pas le motif, tiré de ce qu'il ne bénéficiait ni de l'AAH ni de l'ASI au 1er janvier 2023, par lequel l'administration fiscale a rejeté sa réclamation préalable.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A peut être rejetée en application des dispositions, citées au point 1, du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
5. Il appartient cependant à M. A, si elle s'y croit fondée, de présenter à l'administration une demande de remise gracieuse sur le fondement du 1° de l'article L. 247 du livre des procédures fiscales en justifiant de sa situation de gêne ou d'indigence.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n°2401528 de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A. Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Gard.
Fait à Nîmes, le 20 juin 2024.
Le président de la 3ème chambre,
P. PERETTI
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2401528
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