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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2402274

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2402274

mercredi 25 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2402274
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B contestant la décision du 11 avril 2024 confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 499,02 euros et refusant une remise gracieuse. Le tribunal a constaté que la requête ne comportait aucun moyen ou fait à l'appui des conclusions, et ce malgré une demande de régularisation adressée au requérant. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour défaut de motivation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 juin 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 11 avril 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a confirmé la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (INK 003) d'un montant de 2 499,02 euros au titre de la période du 1er avril 2022 au 31 août 2023 et a refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : ();7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". () ".

2. A l'appui de sa requête, M. B se borne à indiquer qu'il conteste la décision du 11 avril 2024 de la présidente du conseil départemental du Gard sans exposer aucun moyen ni faits à l'appui de sa demande. En dépit de la demande de régularisation, accompagnée d'un formulaire mis à la disposition du requérant par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, qui lui a été adressée le 18 juin 2024 par pli recommandé, dont il a accusé réception au plus tard le 15 juillet 2024, date à laquelle l'accusé de réception de notification du pli recommandé comportant la signature de M. B a été reçu au tribunal, M. B n'a produit, à l'expiration du délai qui lui était imparti, aucun élément de nature à compléter la motivation de sa demande, en particulier des justificatifs de sa situation financière, permettant d'établir la méconnaissance de ses droits.

3. Par suite, la requête de M. B qui ne comporte aucune motivation, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nîmes, le 25 septembre 2024.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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