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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2402398

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2402398

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2402398
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B, qui contestait un avis de sommes à payer émis par la paierie départementale du Gard pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le requérant invoquait uniquement sa situation de précarité financière, moyen jugé inopérant car sans lien avec la régularité ou le bien-fondé du titre exécutoire. Après une demande de régularisation restée sans effet, le tribunal a rejeté la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de moyen opérant.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 juin 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'avis des sommes à payer émis le 18 avril 2024 par la paierie départementale du Gard pour le recouvrement d'une somme de 445,87 euros correspondant au solde de l'indu de revenu de solidarité active " socle " mis à sa charge au titre de l'année 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. M. B, qui demande l'annulation de l'avis des sommes à payer émis le 18 avril 2024 par la paierie départementale du Gard, soutient qu'il est dans une situation de précarité financière qui ne lui permet pas de payer son loyer depuis deux mois et qu'il est à la recherche d'un emploi. Cet unique moyen, qui n'a trait ni à la régularité ni au bien-fondé du titre exécutoire émis à son encontre, est toutefois inopérant dans le cadre de la contestation formée contre l'avis des sommes à payer litigieux. Une demande de régularisation a été adressée à M. B par un courrier du 26 juin 2024 accompagnée du formulaire mis à la disposition du requérant par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises au premier alinéa de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Le 9 juillet 2024, M. B a retourné le formulaire complété en se bornant à réitérer son argumentation relative à ses difficultés financières, sans exposer aucun nouveau moyen.

3. Par suite, la requête de M. B qui ne comporte qu'un moyen inopérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nîmes, le 24 septembre 2024.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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