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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2402402

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2402402

lundi 2 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2402402
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantBELARBI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par le syndicat des copropriétaires d’un immeuble à Marseille d’une requête en annulation d’un arrêté d’astreinte administrative pris par la ville de Marseille en matière de lutte contre l’habitat indigne. En cours d’instance, la commune a abrogé cet arrêté par un acte devenu définitif. Le juge, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code, ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 24 juin 2024 le président de la section du contentieux de Conseil d'Etat a transmis la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 6 rue du 141ème RIA à Marseille au tribunal administratif de Nîmes.

Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 6 rue 141ème RIA à Marseille, représenté par Me Naïma Belarbi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°2023_02680_VDM d'astreinte administrative en matière de lutte contre l'habitat indigne pris le 16 août 2023, ensemble le rejet de leur recours gracieux ;

2°) la décharge de l'obligation de payer l'astreinte ;

3°) la mise à la charge de la commune de Marseille d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 avril 2025, la ville de Marseille conclut au non-lieu à statuer, l'arrêté litigieux ayant été abrogé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 11 mars 2025, devenu définitif, la ville de Marseille a abrogé l'arrêté litigieux. Par suite, les conclusions de la requête aux fins d'annulation sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 6 rue du 141ème RIA à Marseille sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 6 rue du 141ème RIA à Marseille.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 6 rue du 141ème RIA à Marseille et à la ville de Marseille.

Fait à Nîmes, le 2 juin 2025.

Le président de la 3ème chambre,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentée décision.

N°240240

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