jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2402429 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et une réponse à la demande de régularisation enregistrées les 18 juin et 19 septembre 2024, Mme C épouse A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 mai 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a refusé de lui octroyer une aide financière, ensemble la décision du 4juin 2024 prise après recours gracieux ;
2°) de lui transmettre la copie du jugement d'adoption simple du 2 août 2022.
Elle soutient que :
- sa demande d'aide financière et son recours gracieux ont été refusés par la présidente du conseil départemental du Gard ;
- ce refus n'est pas " raisonnable " au regard de sa situation financière précaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 août 2024, le conseil départemental du Gard, représentée par sa présidente en exercice, conclut au rejet de la requête de Mme A.
Il fait valoir que sa décision est légalement justifiée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". () ".
2. En premier lieu, la demande présentée par Mme A dans sa réponse du 19 septembre 2024 à la demande de régularisation des moyens de sa requête, tendant à la communication d'un jugement d'adoption simple, n'est pas au nombre de celles qui ressortissent à la compétence du juge administratif. Par suite, cette demande doit, en vertu des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaitre.
3. En second lieu, pour contester la légalité de la décision du 7 mai 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a refusé de lui octroyer une aide financière, Mme A se contente d'exposer les démarches qu'elle a entreprises auprès du conseil départemental du Gard. Ces éléments, inopérants, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. En se bornant à soutenir en outre que le refus qui lui est opposé n'est " pas raisonnable " au regard de sa situation financière précaire, Mme A n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ainsi, en dépit de la demande de régularisation, accompagnée d'un formulaire mis à la disposition de la requérante par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, Mme A n'a produit, à l'expiration du délai qui lui était imparti, aucun élément de nature à compléter et préciser la motivation de sa demande, en particulier des justificatifs de sa situation financière, permettant d'établir la méconnaissance de ses droits.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée sur le fondement des dispositions combinées des 2° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Les conclusions tendant à la communication d'un jugement d'adoption simple sont rejetées comme présentées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C épouse A et à la présidente du conseil départemental du Gard.
Fait à Nîmes, le 17 octobre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
C. CHAMOT
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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