lundi 31 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2402527 |
| Type | Décision |
| Formation | 3ème chambre magistrat statuant seul |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 6 décembre 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a implicitement rejeté sa demande d'échange de permis de conduire Libanais contre un permis de conduire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à l'échange demandé.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 septembre 2024, le préfet de la Loire-Atlantique conclut à l'irrecevabilité de la requête.
Il soutient que la requête est tardive.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. Peretti a présenté son rapport et Mme B ses observations.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a sollicité le 13 janvier 2022 l'échange de son permis de conduire libanais, délivré le 8 juillet 2020, contre un permis de conduire français. Par une décision du 6 décembre 2022, le préfet de la Loire Atlantique a refusé de faire droit à sa demande. Mme B a formé un recours gracieux contre cette décision le 19 décembre 2022, dont la préfecture de la Loire-Atlantique a accusé réception le 4 janvier 2023. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du préfet de la Loire-Atlantique du 6 décembre 2022, ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
2. L'article R. 421-1 du code de justice administrative énonce que : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Et aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 6 décembre 2022 mentionne les voies et délais de recours et que la requérante en a eu connaissance au plus tard le 19 décembre 2022, date à laquelle elle a formé un recours gracieux. En outre, par un courriel du 4 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique a accusé réception du recours gracieux de Mme B et l'a informée des voies et délais de recours. En l'absence de réponse de l'administration à ce recours, une décision implicite de rejet est née le 4 mars 2023. Dans ces conditions, la requête de Mme B, qui a été enregistrée au greffe le 2 juillet 2024, soit plus de deux mois après l'intervention de la décision implicite de rejet de ce recours gracieux, est tardive et donc irrecevable. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête, y compris dans ses conclusions aux fins d'injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, au ministre de l'intérieur et au préfet de la Loire-Atlantique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2025.
Le magistrat désigné,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504189
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête d'un usager contestant un retrait de points sur son permis de conduire. Le juge administratif estime incompétent pour examiner le moyen tiré du défaut d'imputabilité de l'infraction, cette question relevant de la seule compétence du juge judiciaire dans le cadre de la procédure pénale. La décision ministérielle de retrait de points n'est donc pas annulée.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500327
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision ministérielle du 5 décembre 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions antérieures de retrait de points. La juridiction a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation de la décision principale, celle-ci ayant été retirée de facto suite à la restitution de points après un stage de sensibilisation. Concernant les griefs sur le défaut d'information préalable aux retraits de points, le tribunal a examiné les obligations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, mais a considéré que l'administration avait, pour les infractions concernées, satisfait à cette formalité substantielle par l'envoi des avis de contravention réglementaires.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501071
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que la contestation de la décision de perte de validité du permis était devenue sans objet suite à sa régularisation, et que les moyens soulevés contre les retraits de points (défaut de preuve de notification et réalité des infractions) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route et de la procédure pénale relatives à la procédure de retrait de points.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503550
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... A... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points antérieures. Le tribunal estime que les décisions attaquées sont suffisamment motivées, notamment en ce qui concerne le retrait de points consécutif à une sanction pénale définitive, et que les obligations d'information préalable de l'intéressé, prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ont été respectées. La juridiction applique également les principes généraux de motivation des actes administratifs.
31/03/2026