mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2402610 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 10 juin 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a confirmé, sur son recours administratif préalable, une décision mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
2. A l'appui de sa requête, Mme B se borne à soutenir, d'une part, qu'elle n'a pu être présente au premier rendez-vous fixé par le départemente de Vaucluse afin de mettre en place un accompagnement adapté à sa situation, parce qu'elle travaillait ce jour-là, sans toutefois produire aucune pièce justificative de son absence. Ce moyen n'est, dès lors, manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. D'autre part, si Mme B invoque ses difficultés financières en raison de son impossibilité à percevoir des revenus de son entreprise, cette circonstance, si elle peut utilement être invoquée à l'appui d'une demande de remise gracieuse,, est toutefois sans incidence sur le bien-fondé de la décision qui met fin à ses droits au revenu de solidarité active. Une demande de régularisation a été adressée à Mme B par un courrier du 8 juillet 2024 accompagnée du formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Le 14 août 2024, l'intéressée a retourné le formulaire complété en se bornant à indiquer, de nouveau, sans apporter aucun justificatif, de son impossibilité d'être présente au premier rendez-vous qui avait été fixé par le département de Vaucluse et de sa situation financière difficile.
3. Par suite, la requête de Mme B, qui ne comporte qu'un moyen non assorti des précisions permettant d'en apprécier son bien-fondé et un moyen inopérant, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Nîmes, le 25 septembre 2024.
Le président,
Christophe Ciréfice
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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