jeudi 17 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2402636 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 juillet 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 25 juin 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental du Gard a rejeté sa demande d'aide financière.
Il soutient que :
- il est dans une situation de profonde vulnérabilité financière ;
- il a droit à une aide financière afin de payer une facture de soins vétérinaires pour son chien.
Par un mémoire enregistré le 11 septembre 2024, le département du Gard, représenté par sa présidente en exercice, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la délibération n° 80 du 22 avril 2022 par laquelle l'assemblée départementale du conseil départemental du Gard a adopté le règlement départemental des aides financières à la personne ;
- le code de justice administrative.
Considérant- ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Pour les contentieux sociaux, l'article R. 772-6 du même code dispose : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours ".
3. Aux termes de l'axe I du règlement départemental des aides financières à la personne du Gard : " type de frais pouvant faire l'objet d'une aide financière : () / Santé () les frais d'expertise auprès d'un médecin agrée dans le cadre de l'ouverture d'une mesure de protection juridique d'un majeur ; les frais de désinsectisation/dératisation (l'aide venant en complément d'autres financements) ; les frais relatifs à des médicaments ou thérapies faisant l'objet d'un remboursement partiel des organismes d'assurance maladie () / Mobilité () sur convocation administrative ou judiciaire, pour une consultation médicale ; pour un déplacement lié au projet professionnel ou d'insertion ; pour une raison familiale impérieuse () ; pour les personnes hébergées (.. .) ". Aux termes de l'axe II du même règlement : " () Situations pouvant faire l'objet d'une aide de subsistance : 1° rupture de ressources () ; 2° frais exceptionnels qui portent atteintes aux moyens de subsistance de la famille () ; 3° gestion de ressources aboutissant à une absence de moyen financiers pour assurer les besoins primaires (nourriture, hygiène) avant l'échéance du prochain paiement ; 4° attente de droits à un revenu () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la demande de M. A, présentée le 21 juin 2024 en vue d'acquitter une facture de soins vétérinaires, a été rejetée au motif qu'une telle demande d'aide financière n'entre pas dans le champ des aides prévues par le règlement départemental des aides financières à la personne du Gard du 22 avril 2022.
5. D'une part, le moyen tiré de ce que M. A aurait droit à une aide financière du département pour acquitter une facture de soins vétérinaires ne peut qu'être écarté comme manifestement mal fondé, une telle demande n'entrant dans aucun des cas prévus par les dispositions citées au point 3.
6. D'autre part, en dépit de la demande de régularisation, accompagnée d'un formulaire contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, qui lui a été adressée 17 juillet 2024 et dont il a accusé réception le 23 juillet 2024, M. A n'a produit, à l'expiration du délai qui lui était imparti, aucun élément de nature à compléter et préciser la motivation de sa demande, en particulier des justificatifs de sa situation financière, permettant d'établir la méconnaissance de ses droits.
7. Il résulte de ce qui précède que la requête M. A, qui ne comporte qu'un moyen manifestement mal fondé et un moyen manifestement non assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au département du Gard.
Fait à Nîmes, le 17 octobre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
C. CHAMOT
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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