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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403393

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403393

jeudi 23 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403393
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté l’opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de Vaucluse pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 2 051,61 euros. La requérante invoquait une erreur de la caisse et ses difficultés financières, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d’une opposition à contrainte, car ils ne portaient ni sur la régularité de l’acte ni sur le bien-fondé de la créance. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, Mme B n’a pas fourni d’argumentation opérante. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 août 2024 et le 6 septembre 2024, Mme A B doit être regardée comme formant opposition à la contrainte émise à son encontre le 5 juin 2024 par la caisse d'allocations familiales de Vaucluse en recouvrement d'un indu de 2 051,61 euros de prime d'activité (IM3 001) pour la période du 1er novembre 2021 au 31 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code, applicable en matière de contentieux sociaux : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. A l'appui de sa requête, Mme B se borne à invoquer l'erreur commise par la caisse d'allocations familiales qui serait à l'origine du trop-perçu de prime d'activité et ses difficultés financières liées aux faibles revenus générés par son activité d'auto-entrepreneuse. De tels moyens, qui n'ont pas trait à la régularité de la contrainte émise ou au bien-fondé de la créance, sont inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. Une demande de régularisation, accompagnée d'un formulaire mis à la disposition de la requérante par la juridiction administrative et contenant l'ensemble des informations requises mentionnées au premier alinéa de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, lui a été adressée par courrier recommandé le 2 septembre 2024. En réponse à cette demande, Mme B s'est bornée à indiquer au tribunal que c'est son ancien compagnon et la mère de celui-ci qui gérait son dossier d'allocataire, sans apporter aucun élément de nature à compléter de manière opérante la motivation de sa demande.

3. Par suite, la requête de Mme B, qui ne comporte que des moyens inopérants, doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Nîmes, le 23 janvier 2025.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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