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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403613

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403613

mardi 29 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403613
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui demandait la mise en place d’un échéancier pour le paiement d’une dette de prime d’activité. Le juge a considéré que cette demande ne relève pas de la compétence du juge administratif et que la requête, ne visant pas l’annulation d’une décision administrative, était manifestement irrecevable. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 septembre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au tribunal de mettre en place un échéancier pour le paiement de sa dette.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

2. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de mettre en place un échéancier pour le paiement de sa dette de 4 169,44 euros contractée au titre de la prime d'activité. Alors qu'il n'appartient pas au juge administratif de mettre en place un échéancier de paiement de la dette mise à la charge d'un allocataire, la requête de M. B, qui ne tend pas à l'annulation d'une décision par laquelle l'administration aurait refusé de faire droit à une demande de mise en place d'un tel échéancier, ne contient aucune conclusion dont la juridiction administrative puisse se considérer comme valablement saisie et ne satisfait pas aux conditions posées à l'article R. 411-1 du code de justice administrative.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de Vaucluse.

Fait à Nîmes, le 29 octobre 2024.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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