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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2404208

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2404208

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2404208
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’organisation d’un nouveau rendez-vous pour son parcours d’insertion professionnelle suite à la fin de ses droits au revenu de solidarité active. Le juge a estimé qu’il ne lui appartenait pas de se substituer à l’administration pour fixer une date de rendez-vous. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal de lui accorder un nouveau rendez-vous afin de mettre en place son parcours d'insertion professionnelle à la suite de la décision du 21 octobre 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a confirmé la décision mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. () ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

2. M. A demande au tribunal de lui accorder un nouveau rendez-vous afin de mettre en place son parcours d'insertion professionnelle dès lors qu'il n'a pu se rendre à celui qui avait été fixé par la présidente du conseil départemental de Vaucluse, son absence ayant eu pour conséquence la fin de ses droits au revenu de solidarité active. Alors qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration en fixant une date de rendez-vous afin de mettre en place un accompagnement adapté à la situation de l'allocataire, la requête de M. A, qui ne tend pas à l'annulation d'une décision par laquelle l'administration aurait refusé de faire droit à une demande de sa part, ne contient aucune conclusion dont la juridiction administrative puisse se considérer comme valablement saisie. Dès lors, elle ne satisfait pas aux conditions posées à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et doit être rejetée, en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au département de Vaucluse.

Fait à Nîmes, le 14 janvier 2025.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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