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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2404522

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2404522

mercredi 11 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2404522
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme tardive la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État pour un prétendu déni de justice du tribunal administratif de Marseille saisi en 1999 d’un litige relatif au RMI. Le juge a constaté que le requérant n’avait justifié d’aucune démarche depuis 25 ans et que son recours, exercé au-delà d’un délai raisonnable, était manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans nécessité de régularisation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée 22 novembre 2024, M. A B demande au tribunal de condamner l'Etat (préfet de Vaucluse) au versement de dommages et intérêts en réparation des préjudices subis par lui du fait de l'inaction du tribunal administratif de Marseille, qui aurait été saisit en 1999 au sujet d'un contentieux relatif au revenu minimum d'insertion (RMI) et qui n'aurait pas statué sur sa demande.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () ; 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

1. 2. M. B soutient qu'il a introduit, sans en justifier, une requête en 1999 et qu'il a " subi un déni de justice devant le tribunal administratif de Marseille ". Il expose devant le tribunal un contentieux l'opposant au préfet de Vaucluse concernant le RMI remontant à 25 années, sans qu'il démontre de démarches effectuées dans l'intervalle, ce faisant, il ne peut qu'être regardé comme ayant exercé son recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. Sa requête est, dès lors, tardive et ainsi entachée d'une irrecevabilité manifeste qui n'est pas susceptible d'être couverte en cours d'instance. Il y a lieu, dans ces conditions, de rejeter la requête de M. B comme tardive, par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de transmettre sa demande d'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nîmes, le 11 décembre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°240452

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