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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502670

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502670

mercredi 27 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502670
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la CAF de Vaucluse relative à une remise gracieuse partielle sur un trop-perçu d’aide personnelle au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas signée, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative, et n’a pas été régularisée malgré une demande en ce sens. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juin 2025, M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 2 juin 2025 par laquelle la caisse d'allocations familiales de Vaucluse ne lui a accordé qu'une remise gracieuse partielle, à hauteur de 184,75 euros, de sa dette d'un montant de 739 euros résultant d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement, laissant ainsi à sa charge la somme de 554,25 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Aux termes de l'article R. 431-4 de ce code : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () ". Selon le troisième alinéa de l'article R. 612-1 du même code : " La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. La requête de M. A, qui n'a pas été déposée au moyen de l'application " Télérecours citoyens ", ne comportait pas sa signature en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-4 du code de justice administrative citées au point précédent. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée en ce sens le 30 juin 2025 par pli recommandé, dont il a accusé réception au plus tard le 23 juillet 2025, M. A n'a pas, dans le délai qui lui était imparti, régularisé sa requête en y apposant sa signature ou en produisant un exemplaire dûment signé. Par suite, la requête de M. A est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B.

Fait à Nîmes, le 27 août 2025.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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