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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503217

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503217

mercredi 10 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503217
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A épouse C. Celle-ci contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de Vaucluse lui accordant une remise gracieuse partielle sur une dette de trop-perçu d'aide personnelle au logement. Le tribunal a constaté que la requérante n'avait pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 août 2025, Mme B A épouse C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales de Vaucluse ne lui a accordé qu'une remise gracieuse partielle, à hauteur de 256,90 euros, de sa dette d'un montant de 1 027,59 euros résultant d'un trop-perçu d'aide personnelle au logement, laissant ainsi à sa charge la somme de 770,69 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 412-1 du même code : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation ". Selon le troisième alinéa de l'article R. 612-1 de ce code : " La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

2. En dépit de la demande qui lui a été adressée par le tribunal le 4 août 2025 par pli recommandé, et dont elle a accusé réception le 9 août suivant, Mme A épouse C n'a pas produit, dans le délai qui lui était imparti, la décision qu'elle conteste. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A épouse C est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A épouse C.

Fait à Nîmes, le 10 septembre 2025.

Le président,

Christophe Ciréfice

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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