Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au ministre de la justice pour réévaluer sa situation professionnelle. La juridiction a jugé ces conclusions manifestement irrecevables car le juge administratif ne peut prononcer d'injonctions à l'encontre de l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative (exécution d'une décision de justice ou procédures de référé). La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 septembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de réévaluer sa situation professionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. Il n’appartient pas au juge administratif, en dehors de l’hypothèse où il est saisi de conclusions en vue d’assurer l’exécution d’une décision de justice en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, ou lorsqu’il est saisi de demandes de mesures provisoires dans le cadre de procédures de référé, de prononcer des injonctions à l’encontre de l’administration.
3. Par la présente requête Mme B... présente des conclusions à fin d’injonction à titre principal tendant au réexamen de sa situation professionnelle, sans demander l’annulation d’une décision, implicite ou explicite, rejetant sa demande. De telles conclusions sont manifestement irrecevables. La requête doit, dès lors, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Copie en sera adressée au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Nîmes, le 23 octobre 2025.
La présidente de la 4ème chambre,
C. CHAMOT
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.