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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2504509

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2504509

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2504509
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a constaté le désistement d'office de Mme B... de sa requête en annulation de sa révocation disciplinaire par le CHU de Nîmes. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, comme l'exige l'article L. 612-5-2 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 octobre 2025, Mme C... B... épouse A..., représentée par Me Floutier, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 20 juin 2025 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Nîmes l’a révoquée à titre disciplinaire, ensemble la décision du 26 août 2025 rejetant son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au directeur général du CHU de Nîmes de la réintégrer dans ses fonctions d’aide-soignante au sein d’un autre service avec effet rétroactif au 1er juillet 2025 et avec reconstitution intégrale de sa carrière, dans le délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du CHU de Nîmes la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (...) ».
2. Aux termes de l’article L. 612-5-2 du code de justice administrative : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. »

3. Par une requête enregistrée le 27 octobre 2025 sous le n°2504531, Mme B... a demandé au juge des référés du tribunal, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 20 juin 2025 par laquelle le directeur général du CHU de Nîmes l’a révoquée à titre disciplinaire, ensemble la décision du 26 août 2025 rejetant son recours gracieux. Cette demande a été rejetée par une ordonnance du 12 novembre 2025 au motif qu’en l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués n’était de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. A la suite de la notification de cette ordonnance par courrier recommandé du 13 novembre 2025 dont elle a accusé réception le 17 novembre 2025, Mme B... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois prévu par les dispositions précitées de l’article L. 612-5-2 du code de justice administrative. Par suite, Mme B... est réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.




O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n°2504509 de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... épouse A... et au centre hospitalier universitaire de Nîmes.

Fait à Nîmes, le 19 février 2026.


La présidente de la 4ème chambre,





C.CHAMOT


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, en ce qui la concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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