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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2505002

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2505002

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2505002
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP SVA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... et M. A... tendant à l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire du Grau-du-Roi pour un immeuble de 10 logements. Les requérants invoquaient la perte d’accès à leur mur et une privation d’ensoleillement et de vue. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car les autorisations d’urbanisme ne sanctionnent que le respect des règles d’urbanisme, sous réserve des droits des tiers. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2025, M. C... B... et M. D... A... doivent être regardés comme demandant au tribunal d’annuler le permis de construire n° PC 03013325Y00018 délivré le 26 août 2025 par le maire de la commune du Grau-du-Roi à la société SCCV D.G.S en vue de construire un immeuble de 10 logements et 17 places de stationnement.

Ils soutiennent que :
- ils n’auront plus accès à leur mur en cas de besoin ;
- la hauteur de l’immeuble va les priver du soleil et d’une vue dégagée.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° « Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ».

2. A l’appui de leur requête tendant à l’annulation de l’arrêté du 26 août 2025 par lequel le maire de la commune du Grau-du-Roi a accordé un permis de construire à la société SCCV D.G.S, M. B... et M. A... soutiennent qu’ils n’auront plus accès à leur mur et que l’immeuble va les priver d’ensoleillement et d’une vue dégagée. Toutefois, les autorisations de construire sont délivrées sous réserve des droits des tiers et ont pour objet de sanctionner le respect des seules règles d’urbanisme. Dès lors, les moyens invoqués par les requérants, qui sont tirés des nuisances provoquées par une construction, sont inopérants pour contester la légalité de l’arrêté de permis de construire litigieux. Par suite, la requête de M. B... et M. A..., qui ne comporte que des moyens inopérants et qui n’a pas été régularisée dans le délai de recours, ne peut qu’être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... et de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B..., à M. D... A..., à la commune du Grau-du-Roi et à la société SCCV D.G.S.


Fait à Nîmes, le 26 janvier 2026.


La présidente de la 1ère chambre,





C. BOYER

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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