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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2505032

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2505032

lundi 12 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2505032
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... formée contre une contrainte de la caisse d’allocations familiales du Gard pour un indu d’allocation de logement familiale. La requête était irrecevable car elle n’était pas signée, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 28 novembre 2025, la requérante n’a pas fourni de signature dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2025, Mme A... B... forme opposition à la contrainte émise le 13 novembre 2025 par la caisse d’allocations familiales du Gard pour le recouvrement d’une somme de 1 997,92 euros correspondant à un indu d’allocation de logement familiale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ». Selon le troisième alinéa de l’article R. 612-1 de ce code : « La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».

2. La requête de Mme B..., qui n’a pas été déposée au moyen de l’application « Télérecours citoyens », ne comportait pas sa signature en méconnaissance des dispositions de l’article R. 431-4 du code de justice administrative citées au point précédent. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée en ce sens le 28 novembre 2025 par pli recommandé, dont elle a accusé réception le 29 novembre suivant, Mme B... n’a pas, dans le délai qui lui était imparti, régularisé sa requête en y apposant sa signature ou en produisant un exemplaire dûment signé. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative.



O R D O N N E:


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Nîmes, le 12 janvier 2026.


Le président,





Christophe Ciréfice




La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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