Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant un indu d’allocation de logement familiale et de prime d’activité de 2 750,27 euros. La requête, non déposée via l’application « Télérecours citoyens », ne comportait pas la signature de l’auteur, en violation de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 29 décembre 2025, Mme B... n’a pas fourni un exemplaire signé dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 décembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal, d’une part, d’annuler la décision du 3 décembre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales de Vaucluse a mis à sa charge un indu d’allocation de logement familiale et de prime d’activité d’un montant de 2 750,27 euros et, d’autre part, d’enjoindre à cet organisme de suspendre les retenues opérées sur ses prestations et de la rétablir dans ses droits.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ». Selon le troisième alinéa de l’article R. 612-1 de ce code : « La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7 ».
2. La requête de Mme B..., qui n’a pas été déposée au moyen de l’application « Télérecours citoyens », ne comportait pas sa signature en méconnaissance des dispositions de l’article R. 431-4 du code de justice administrative citées au point précédent. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée en ce sens le 29 décembre 2025 par pli recommandé, Mme B... n’a pas, dans le délai qui lui était imparti, régularisé sa requête en y apposant sa signature ou en produisant un exemplaire dûment signé. Par suite, la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B.... Copie en sera adressée à la caisse d’allocations familiales de Vaucluse.
Fait à Nîmes, le 12 février 2026.
Le président,
Christophe Ciréfice
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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