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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2505516

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2505516

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2505516
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... demandant l'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette de 574 euros de revenu de solidarité active. Cette requête, enregistrée le 30 décembre 2025, avait la même cause et le même objet qu'une précédente requête déjà tranchée par un jugement du 8 décembre 2025, revêtu de l'autorité de la chose jugée. Le juge a fait application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2025, M. A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 7 février 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse a refusé de lui accorder une remise gracieuse de sa dette d’un montant de 574 euros résultant d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (INK 002) au titre de la période du 1er juin 2023 au 30 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (...) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

2. Par un jugement n° 2400063 du 7 octobre 2024, le tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... tendant à l’annulation de la décision du 19 décembre 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental de Vaucluse ne lui a accordé qu’une remise gracieuse partielle, à hauteur de 30 %, de sa dette de 820,67 euros contractée au titre du revenu de solidarité active (INK 002) pour la période du mois de juin 2023, laissant ainsi à sa charge la somme de 574,47 euros. Faisant suite à une nouvelle demande présentée par Mme B..., par une décision du 7 février 2025, la présidente du conseil départemental de Vaucluse a refusé de lui accorder la remise gracieuse du solde de sa dette d’un montant de 574 euros. Mme B... a saisi le tribunal, le 14 février 2025, d’une requête tendant à l’annulation de cette décision, dans laquelle la requérante faisait valoir sa bonne foi et la précarité de sa situation. Par un jugement n° 2500557 du 8 décembre 2025, le tribunal a rejeté cette requête, au motif tiré de de ce qu’il n’était pas établi que la situation de précarité de Mme B... serait telle qu’il y aurait lieu de lui accorder une remise gracieuse du solde de sa dette, d’un montant de 574 euros. En raison de l’autorité de chose jugée qui s'attache à ce jugement du 8 décembre 2025, la nouvelle requête présentée au tribunal administratif de Nîmes le 30 décembre 2025 par Mme B... tendant de nouveau à obtenir la remise gracieuse de sa dette de 574 euros, qui a la même cause et le même objet que celle qu'elle avait présentée le 14 février 2025, est manifestement irrecevable ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
3. Il y a lieu également, et bien qu’il n’en soit pas fait application dans la présente instance, de rappeler à Mme B... les dispositions de l’article R. 741-12 du code de justice administrative selon lesquelles : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ».


O R D O N N E:


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Nîmes, le 14 janvier 2026.


Le président,





Christophe Ciréfice



La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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