mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-1902050 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 16 avril 2019, le 12 juin 2019 et le 3 septembre 2021, M. B A et la société Medical Insurance Company Designated Activity Company (MIC DAC), représentés par Me Lacoeuilhe, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Toulouse à leur verser la somme de 1 121 620,70 euros en remboursement des indemnités qu'ils ont été condamnés à verser à Mme C, ses proches, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date à laquelle ils ont adressé leur demande d'indemnisation préalable au centre hospitalier ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Toulouse les dépens ainsi que la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le centre hospitalier universitaire a commis une erreur de diagnostic dès lors qu'en raison de l'historique médical de Mme C et des signes cliniques qu'elle a présentés à son arrivée aux urgences, le diagnostic d'infection post-partum aurait dû être évoqué dès son arrivée au centre hospitalier ; un retard de diagnostic de 4 heures a conduit à l'aggravation du choc septique et au développement des nécroses ; sa prise en charge aux urgences n'a pas été conforme aux règles de l'art dès lors qu'un curetage aurait dû être réalisé dès que le diagnostic d'endométrite a été posé ;
- les dommages subis par Mme C sont en lien direct avec le retard de diagnostic puisqu'il a entrainé un retard de prescription du traitement antibiotique ; lors de son arrivée aux urgences du centre hospitalier, Mme C ne présentait aucune lésion nécrotique ;
- la perte de chance de la patiente peut être évaluée à 75% ;
- le Tribunal de grande instance de Toulouse a déclaré M. A responsable de 36% des dommages subis par Mme C et ses proches ; il a été condamné à verser à Mme C et ses proches 40 % des sommes qui leur ont été allouées, soit une somme totale de 1 121 620,70 euros, qui se décompose comme suit :
* 771 268,64 euros à Mme C ;
* 88 292,56 euros aux proches de Mme C ;
* 172 048,19 euros à la caisse primaire d'assurances maladie ;
* 90 011,40 euros à l'l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et infections nosocomiales ;
- ils sont fondés à solliciter la condamnation du centre hospitalier universitaire à hauteur de 75% de ces condamnations.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 septembre 2019 et le 27 septembre 2021, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le centre hospitalier universitaire de Toulouse, représenté par Me Cara, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. A et de la société Medical Insurance Company Designated Activity Company (MIC DAC) sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- M. A a été définitivement condamné par le tribunal de grande instance de Toulouse en raison des fautes qu'il a commises dans la prise en charge de Mme C dans les suites de son accouchement ; l'autorité de la chose jugée s'oppose à ce que sa responsabilité soit remise en question ; il ne démontre pas qu'il n'a commis aucune faute ;
- le centre hospitalier universitaire de Toulouse n'a commis aucune faute dans la prise en charge de Mme C ; il résulte du rapport d'expertise que l'infection nosocomiale qu'elle a contractée l'a été lors de sa prise en charge par la Clinique Sarrus Teinturiers ; l'antibiothérapie a été prescrite dans un délai conforme aux données de la sciences de l'époque et a permis de traiter efficacement l'infection ; la réalisation du curetage n'a pas été tardive ; la réalisation d'un curetage prématuré n'est pas recommandé dès lors qu'il convient de privilégier une approche conservatrice ; aucune erreur de diagnostic n'a été commise ; les équipes du centre hospitalier ont correctement posé l'étiologie nécessaire pour établir le bon diagnostic ;
- le clinique Sarrus Teinturiers et M. A ont été défaillants dans le suivi post accouchement de Mme C en ignorant ses symptômes et en rompant la continuité des soins ; le médecin de SOS médecins a également commis plusieurs manquements qui ont certainement et directement retardé la prise en charge de l'infection dont elle souffrait.
Par ordonnance du 10 septembre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 1er octobre 2021.
Par un mémoire, enregistré le 18 avril 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. A et la MIC DAC ont produit, en réponse à une demande du tribunal du 4 avril 2023 sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, ont produit les éléments permettant de justifier du montant des sommes effectivement versées en application des jugements du tribunal de grande instance de Toulouse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Péan, rapporteure,
- les conclusions de M. Daguerre de Hureaux, rapporteur public,
- et les observations de Me Yakovlev, représentant M. A et la société MIC DAC, et de Me Cara, représentant le centre hospitalier universitaire de Toulouse.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C a été suivie dans le cadre de sa première grossesse par M. A, médecin exerçant au sein de la clinique Sarrus Teinturier, établissement de santé privé. Elle s'est présentée le 16 février 2011 à 21h45 à cette clinique suite à la rupture de la poche des eaux et a donné naissance à un petit garçon le 17 février 2011 à 3h22. Les suites immédiates de l'accouchement n'ont présenté aucune difficulté. Le 18 février 2011, Mme C a été vue par M. A qui lui a alors remis des ordonnances de sortie. Le 20 février suivant, la sage-femme a autorisé Mme C à sortir de la clinique, avec une prescription de paracétamol en raison de la présence d'une fièvre et d'une tachycardie. Ces symptômes ayant persisté, Mme C a consulté son médecin traitant qui l'a orienté vers le centre hospitalier universitaire de Toulouse (site de Rangueil), où elle a été admise le 22 février 2011 à 23h45. Face à une dégradation subite de ses " constantes " à 3h40, le diagnostic d'une infection post-partum a été posé et une antibiothérapie a été initiée. Le 24 février 2011, un curetage de l'endométrite a été réalisé. Malgré les soins entrepris, Mme C a dû être traitée en service de réanimation et a dû subir une amputation de certains doigts, ainsi que d'une partie de ses pieds. Par deux jugements du 16 février 2017 et du 6 mai 2019, le tribunal de grande instance de Toulouse a condamné M. A et son assureur, la société Medical Insurance Company Designated Activity Company (MIC DAC), à indemniser Mme C et ses proches, la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Garonne et l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM). Le 18 décembre 2018, M. A et son assureur ont adressé au centre hospitalier universitaire de Toulouse une demande indemnitaire préalable afin qu'il les garantisse des condamnations mises à leur charge par le tribunal de grande instance de Toulouse, en se prévalant de fautes que le centre hospitalier universitaire aurait commises dans la prise en charge de Mme C, pour un montant total de 1 121 620,70 euros, dont l'intégralité a d'ores et déjà été versée. En l'absence de réponse à cette réclamation, M. A et son assureur demandent au tribunal de condamner le centre hospitalier universitaire de Toulouse à leur verser la somme précitée.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. L'auteur d'un dommage, condamné par le juge judiciaire à en indemniser la victime, qui saisit la juridiction administrative d'un recours en vue de faire supporter la charge de la réparation par la collectivité publique co-auteur du dommage, exerce une action subrogatoire et non une action récursoire. S'il peut utilement se prévaloir des fautes que la collectivité publique aurait commises à son encontre ou à l'égard de la victime et qui ont concouru à la réalisation du dommage, il ne saurait avoir plus de droits que la victime et peut donc se voir opposer l'ensemble des moyens de défense qui auraient pu l'être à la victime.
3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ". Aux termes de l'article L. 1110-5 du code de la santé publique : " Toute personne a, compte tenu de son état de santé et de l'urgence des interventions que celui-ci requiert, le droit de recevoir les soins les plus appropriés et de bénéficier des thérapeutiques dont l'efficacité est reconnue et qui garantissent la meilleure sécurité sanitaire au regard des connaissances médicales avérées. Les actes de prévention, d'investigation ou de soins ne doivent pas, en l'état des connaissances médicales, lui faire courir de risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté. () ".
4. Il résulte de l'instruction, et notamment du rapport de l'expertise judiciaire, que Mme C a contracté, lors de sa prise en charge pour son accouchement au sein de la clinique Sarrus Teinturier, une infection nosocomiale. Malgré la présence de symptômes tels que de la fièvre, des douleurs abdominales, une tachycardie et une augmentation notable de ses globules blancs, la sage-femme de la clinique l'a autorisée à sortir le 20 février 2011 sans recueillir au préalable l'avis d'un médecin. Le 21 février 2011, Mme C a contacté le centre de régulation des urgences qui a demandé à un médecin de se rendre chez elle en raison d'une fièvre à 40°c et de douleurs dans les membres inférieurs. Le médecin concerné a alors diagnostiqué de façon erronée une infection ORL et lui a prescrit un bilan biologique. Le 22 février 2011, devant la persistance de la fièvre, Mme C a appelé son médecin traitant. Face à l'état de choc présenté par la patiente, le transfert de Mme C a été organisé vers le centre hospitalier universitaire de Toulouse, où elle est arrivée à 23h45. L'état de Mme C s'est ensuite dégradé subitement et elle a été placée en salle de déchocage à 3h40 où une antibiothérapie adaptée lui a été immédiatement administrée.
5. En premier lieu, M. A et son assureur font valoir que l'équipe médicale du service des urgences du centre hospitalier universitaire de Toulouse a commis une faute ayant contribué aux conséquences dommageables dont Mme C a obtenu réparation devant le tribunal de grande instance de Toulouse, en s'abstenant d'administrer à cette dernière des antibiotiques dès son arrivée dans ce service. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise, que lors de son arrivée au centre hospitalier universitaire, Mme C a subi des examens de routine qui n'ont rien révélé de particulier, le rapport d'expertise indiquant que " les constantes " présentées par la patiente étaient " normales ". Il résulte également de l'instruction que l'équipe médicale du centre hospitalier universitaire a mis en œuvre les moyens permettant de rechercher la cause de l'état de Mme C. Le personnel soignant a ainsi non seulement cherché à éliminer l'hypothèse d'une embolie pulmonaire, qui constitue une des complications post-partum connues, et a effectué, dans le même temps, des examens particuliers afin de déterminer si Mme C était atteinte d'une endométrite du post-partum. Si dans le cadre de la recherche des causes de l'état de la patiente son état s'est brusquement aggravé, il résulte de l'expertise que " le traitement antibiotique [a été mis] en route dès son admission au DECHOC ", c'est-à-dire dès que l'état septique présenté par la patiente a été reconnu. Contrairement à ce qui est soutenu par les requérants, il ne résulte pas de l'instruction que l'équipe médicale ait pris du retard dans la mise en route de l'antibiothérapie. Au contraire, il apparaît que le bilan étiologique a été réalisé dans un délai correct, permettant de débuter le traitement antibiotique. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que la prise en charge de Mme C par les praticiens du centre hospitalier universitaire de Toulouse ait été négligente et fautive.
6. En second lieu, M. A et son assureur soutiennent que le centre hospitalier universitaire de Toulouse a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en s'abstenant de réaliser un curetage de la zone infectée immédiatement après l'identification de l'endométrite et en ne réalisant ce curetage qu'après qu'un certain délai se soit écoulé. S'il est vrai que l'expert mentionne qu'un traitement chirurgical par curetage de la porte d'entrée de l'infection réalisé de manière différée est " théoriquement " préjudiciable, il ne conclut pas pour autant, en l'espèce, à l'existence d'un préjudice résultant directement du délai qui s'est écoulé entre l'identification de l'infection affectant Mme C et la réalisation effective du curetage qu'elle a subi. D'ailleurs, il résulte de l'instruction que si le curetage, qui était initialement prévu après 48 heures d'antibiothérapie, a finalement été réalisé à l'issue d'un délai de 30 heures suivant le diagnostic de l'infection en raison de la dégradation de l'état de la patiente, l'examen bactériologique des prélèvements effectués lors du curetage ont révélé un contenu stérile. Par ailleurs, il résulte de l'instruction, notamment de la littérature médicale produite au dossier et d'une note du syndicat national des gynécologues obstétriciens de France, que les recommandations pour la prise en charge d'une endométrite préconisent la mise en place d'un " traitement antibiotique adapté et actif sur le germe en cause ", d'attendre une " défervescence thermique complète pour effectuer une aspiration douce de la cavité utérine ", de " proscrire le curetage utérin " et de " recourir à une aspiration douce non appuyée de la cavité utérine sous contrôle échographique ". De même, le collège des gynécologues obstétriciens estimaient en 2012 qu'il " était raisonnable d'avoir une approche conservatrice d'abord et de réserver les suites chirurgicales lorsque le traitement conservateur était un échec ". S'agissant plus particulièrement de Mme C, il résulte de l'instruction et notamment de la note de prise en charge de l'intéressée par l'équipe obstétricale, qu'une discussion pluridisciplinaire a conclu que la balance " bénéfice/risque " n'était pas en faveur d'un curetage immédiat de la zone concernée en raison, d'un côté, du faible volume de rétention à cureter et, d'un autre côté, du tableau septique sévère et des complications possibles telles que la perforation utérine, une hémorragie ou encore une synéchie utérine. Au regard de l'ensemble de ces éléments, aucune faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire n'a été commise à raison du curetage qui a été réalisé lors de la prise en charge de Mme C ou à raison du délai à l'issue duquel ce curetage a été effectué. Au surplus, aucun préjudice ni aucune perte de chance d'éviter une aggravation de l'état de santé de Mme C n'a résulté de ce même délai.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation présentées par M. A et par la société MIC DAC doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du centre hospitalier universitaire de Toulouse, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que demande M. A et son assureur au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
10. En revanche, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A et de la société MIC DAC la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par le centre hospitalier et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A et de la société MIC DAC est rejetée.
Article 2 : M. A et la société MIC DAC verseront au centre hospitalier universitaire de Toulouse une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au M. A, à la société Medical Insurance Company Designated Activity Company et au centre hospitalier universitaire de Toulouse.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Jorda, conseiller,
Mme Péan, conseiller.
Rendu publique par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.
La rapporteure,
C. PEAN
Le président,
D. KATZLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026